Le Festival de Cannes n’a pas seulement accueilli les plus grandes stars du cinéma cette année. La série The White Lotus y a également installé ses caméras pour le tournage de sa prochaine saison, transformant la Croisette en véritable plateau à ciel ouvert.
Une organisation millimétrée
Parmi les personnes ayant participé à cette immersion figure Aelle âgé de 24 ans. Figurante sur le tournage elle décrit l’expérience comme « incroyable » et difficile à oublier.
Le tournage s’est déroulé de nuit, avec des journées particulièrement longues, de 15h30 à 5 heures du matin. Avant même les prises, les participants avaient enchaîné essayages de costumes et préparations pour différentes scènes.
Rien n’a été laissé au hasard. Chaque personne apparaissant à l’image était photographiée afin d’assurer une continuité parfaite entre les séquences, des tenues au maquillage en passant par la coiffure. Un niveau d’exigence qui a particulièrement marqué Aelle : « même pour les rôles les plus discrets, tout est parfaitement encadré. »
Les profils étaient variés : festivaliers, photographes ou touristes. Certains portaient des costumes fournis par la production, d’autres conservaient leur uniforme après avoir travaillé sur le Festival de Cannes.

Recréer l’effervescence du Festival
Sur le plateau, l’objectif était de recréer l’énergie du Festival de Cannes. Il fallait jouer les foules à la sortie des projections, monter et descendre les marches ou encore déambuler autour du Palais des Festivals.
Aelle a découvert au passage certains aspects méconnus du tournage. Pour préserver le son, il arrivait de devoir simplement mimer des conversations. « Au début, c’est assez étrange de faire semblant de discuter sans prononcer un mot », raconte-t-elle.
À d’autres moments, au contraire, les équipes demandaient de parler plus fort pour capter des sons d’ambiance réutilisés au montage. « C’est impressionnant de voir tout ce qui est mis en place pour quelques secondes à l’écran », ajoute-t-elle.
Entre attente et rencontres
L’expérience a aussi été marquée par de longues heures d’attente. « Être figurant, c’est assez fatigant parce qu’il faut beaucoup attendre », confie Aelle. Malgré la fatigue, elle garde un souvenir très positif de ces journées.
« Les équipes étaient vraiment très sympas et ça m’a permis de faire de belles rencontres », explique-t-elle. Elle a également pu apercevoir plusieurs acteurs ainsi que le créateur de la série Mike White, un moment fort pour cette grande admiratrice de The White Lotus.
« C’était une très belle expérience de pouvoir participer au tournage de l’une de mes séries préférées », ajoute-t-elle. Plus largement, elle souligne l’importance de voir ce type de production investir la Côte d’Azur : « ça fait plaisir de voir de gros tournages comme celui-ci se dérouler sur la Côte d’Azur et que ça se développe de plus en plus. » Elle résume cette aventure comme « une incroyable opportunité. »
Le regard émerveillé des passionnés de cinéma
Parmi les spectateurs présents figurait également Emma âgé de 21 ans, passionnée de cinéma et fan de The White Lotus. Observer le tournage au cœur du Festival de Cannes a été pour elle un moment privilégié. « J’avais des étoiles plein les yeux », confie-t-elle.
La jeune figurante retient surtout l’organisation impressionnante autour du tournage, qui lui a permis de découvrir les coulisses d’une production internationale.
Cette immersion a renforcé son envie de découvrir la suite de la série : « ça m’a encore plus donné envie de regarder la nouvelle saison. »
Entre rigueur technique, organisation millimétrée et ambiance conviviale, ce tournage de The White Lotus à Cannes a marqué les esprits.
Pour Aelle comme pour Emma, l’expérience a offert un accès rare aux coulisses du cinéma et à la fabrication d’une série internationale. Toutes deux retiennent aussi la transformation de la Croisette en décor de fiction, preuve supplémentaire de l’attractivité du Festival de Cannes et de la place qu’occupe la Côte d’Azur dans les grandes productions audiovisuelles.
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