EuroLeague – Play-in : La Roca Team tombe dans l’enfer de l’OAKA et devra passer par une seconde chance

La marche était haute, presque vertigineuse. En déplacement dans l’antre bouillante de l’OAKA à Athènes, la Roca Team s’est inclinée face au Panathinaikos BC (87-79) dans ce match de play-in d’EuroLeague. Une défaite logique au regard de l’intensité grecque et de la maîtrise affichée par les hommes d’Ergin Ataman, mais qui laisse encore une porte ouverte aux Monégasques.

Car rien n’est terminé pour la AS Monaco Basket. Battus dans cette première manche à quitte ou double, les joueurs du Rocher auront une seconde opportunité de décrocher leur billet pour les play-offs. Mais pour cela, il faudra rebondir rapidement.

Un départ compliqué dans une ambiance irrespirable

Dès l’entame, le ton est donné. Porté par plus de 19 000 supporters surchauffés, le Panathinaïkos impose un rythme infernal. L’intensité défensive, marque de fabrique des Grecs, gêne considérablement Monaco, qui peine à trouver des solutions offensives.

Le premier quart-temps tourne rapidement à l’avantage des locaux (23-14), avec notamment un Kendrick Nunn déjà incisif. Le MVP 2025 de l’EuroLeague dicte le tempo et met la défense monégasque sous pression constante.

La Roca Team tente de réagir dans le deuxième quart-temps. Sous l’impulsion de Mike James, ancien de la maison verte, la Roca Team recolle légèrement. Mais le Panathinaïkos reste solide, discipliné, et conserve son avance à la pause (49-34).

La Roca Team revient, mais le Pana contrôle

Au retour des vestiaires, les hommes de Manuchar Markoishvili montrent un autre visage. Plus agressifs, plus justes dans leurs choix, ils parviennent à réduire l’écart. Le troisième quart-temps est remporté par La Roca Team (23-17), preuve d’un sursaut d’orgueil attendu dans ce type de rendez-vous.

Mais face à un géant européen comme le Panathinaïkos, chaque erreur se paie cash. Et dans le dernier quart-temps, les Grecs reprennent la main. Emmenés par leurs cadres expérimentés comme Kostas Sloukas ou Juancho Hernangómez, ils gèrent parfaitement les moments clés.

Malgré les efforts monégasques, l’écart reste stable et le Pana s’impose finalement 87-79.

Un effectif amoindri, mais combatif

Comme annoncé avant la rencontre, La Roca Team devait composer avec plusieurs absences majeures. Nikola Mirotić, Nemanja Nedović et Terry Tarpey manquaient à l’appel. Des absences qui ont pesé, notamment dans la rotation et la capacité à répondre à l’intensité physique grecque.

Pour autant, la Roca Team n’a pas démérité. Habituée à évoluer en effectif réduit ces dernières semaines, elle a une nouvelle fois montré du caractère. Mais face à une équipe taillée pour le Final Four, cela n’a pas suffi.

Le Panathinaïkos, un sérieux prétendant

Avec ce succès, le Panathinaïkos confirme son statut. Club mythique du basket européen, fort de ses 7 titres en EuroLeague, il vise clairement une nouvelle consécration… à domicile.

L’effectif est impressionnant : entre le talent offensif de Kendrick Nunn, l’expérience de Sloukas et l’impact physique de joueurs comme Nigel Hayes-Davis, arrivé récemment, le collectif grec est complet.

Et surtout, il est porté par une ferveur unique. L’OAKA reste l’une des salles les plus redoutables d’Europe, et Monaco en a fait l’expérience.

Une seconde chance à saisir

Malgré la défaite, tout reste possible pour Monaco. Ce format de play-in offre une deuxième opportunité, et la Roca Team devra s’en saisir à domicile, à Gaston Médecin.

L’adversaire sera issu du duel entre le Barça et l’Étoile Rouge, un autre défi de taille. Mais les Monégasques ont déjà prouvé cette saison qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleures équipes européennes, même en position d’outsider.

C’est désormais un match pour la survie qui se profile. Une finale avant l’heure.

Une saison encore en jeu

Cette rencontre à Athènes illustre parfaitement la saison monégasque : courageuse, irrégulière parfois, mais toujours ambitieuse. Aller chercher une qualification en play-offs après ce revers serait un véritable exploit.

La Roca Team n’a plus le choix. Elle devra s’appuyer sur ses leaders, son collectif et son mental pour prolonger l’aventure en EuroLeague.

Dans une compétition aussi exigeante, ce sont souvent les équipes capables de rebondir qui écrivent leur histoire. Monaco en a encore l’opportunité.

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