WEC : débuts prometteurs pour Théo Pourchaire à Imola 

Après un début de saison retardé par le conflit au Moyen-Orient, le WEC a fait sa rentrée à Imola ce week-end. L’occasion pour Théo Pourchaire et l’équipage de la Peugeot N°94 d’entraîner leur nouvelle monture avec ambition. 

Théo Pourchaire a repris la compétition à Imola avec une approche mesurée, mais une envie claire de s’installer dans son nouveau rôle. Le pilote de la Peugeot n°94 a enchaîné les relais avec constance tout au long du week-end. Le Grassois a retrouvé un environnement qu’il connaît déjà, mais avec une responsabilité différente. Le statut de titulaire structure désormais son travail et son discours.

« Le ressenti est bon. C’est excitant de commencer la nouvelle saison, parce que ça faisait un moment que nous n’avions pas roulé », expliquait-il dans le paddock avant l’entame du premier week-end de la saison. La découverte du week-end de course, l’ambiance du WEC et la gestion du trafic ont rythmé sa reprise. Le pilote a aussi rappelé son attachement au tracé italien, un circuit qu’il apprécie depuis longtemps où il a notamment beaucoup roulé en F2

Désormais la confiance s’installe, nourrie par son passage à Bahreïn fin 2025 et par l’arrivée dans un équipage stable avec Malthe Jakobsen et Loïc Duval. Le trio a trouvé un équilibre de travail dès les premiers tours. D’autant que Peugeot aborde la saison 2026 avec une 9X8 proche de la version précédente, mais avec un cadre technique réorganisé. L’équipe a travaillé sur les réglages, l’amortissement et la gestion de la chaîne hybride.

Une entame de week-end idéale 

Dès la première séance d’essai, Peugeot est apparue comme étant la deuxième force du plateau derrière les Ferrari qui évoluaient à domicile. La N°94 de l’équipage de Théo Pourchaire était cinquième juste devant l’autre voiture de la marque au lion. Une performance rééditée l’après-midi lors de la deuxième séance avec une belle amélioration chronométrique de plus d’une seconde. Preuve que la voiture a un beau potentiel à exploiter malgré un développement limité. 

Sauf que le samedi l’ultime séance d’essai, alors que tout le monde parvenait à améliorer son temps, l’équipage de la N°94 est resté collé en 1’31 »4 reculant ainsi à la 10e position avant la séance de qualification.  

Qualification les plus serrées de l’histoire

Pour ce premier rendez-vous de la saison sur l’exercice du tour rapide, c’est Malthe Jakobsen qui a eu l’honneur de performer. Dans une qualification qui aura été la plus serrée de l’histoire avec quatre voitures en moins de 0,075 seconde, le jeune Danois de 22 ans est parvenu à accrocher la quatrième place en allant chercher centième par centième. Une position enviable comparé à la seconde Peugeot qui s’est retrouvée en fond de classement à la 15e place.

En course, l’histoire a été un peu plus compliquée. Rapidement distancée en course, la Peugeot N°94 n’a jamais vraiment pesé sur la course. Loïc Duval avait pris le départ pour donner le relais à Théo Pourchaire après deux heures de course en dixième position.

Ressorti quatorzième des stands, en pneus froids, le Grassois a eu besoin de quelques tours pour trouver son rythme et tenter de recoller avec les voitures devant. Longtemps bloqué derrière l’Aston Martin  009 et sous la pression de la 007, le Maralpin ne s’est pas laissé impressionner Sous régime de VSC, l’équipe lui demande de rentrer au stand après quelques tours seulement pour tenter un pari stratégique. Grâce à ce décalage, il parvient à prendre la 7e position provisoire. A l’aise dans le trafic, la fin de relais a néanmoins été plus compliquée pour Théo Pourchaire se faisant dépasser par Robin Frijns sur sa BMW beaucoup plus rapide. Sous la pression de l’Aston Martin, l’Azuréen finit par laisser sa place au volant à Malthe Jakobsen en 8e position

Finalement l’équipage termine la course à la 12e place à un tour de la Toyota N°8 vainqueur de cette première course à Imola. Désormais cap sur les six heures de Spa le 9 mai avec pour objectif de trouver plus de rythme en course.

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