Les conseils syndicaux ont échangé avec Christian Estrosi 

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Christian Estrosi a rencontré les conseils syndicaux niçois, ce mercredi. Des échanges sur les problèmes au sein de la ville. Le stationnement et les nuisances sonores sont régulièrement revenus lors de la réunion. 

Ce mercredi soir, plus de 300 conseils syndicaux ont été invités à échanger avec le maire de la ville, Christian Estrosi, au Centre Universitaire Méditerranée. Il était accompagné de certains de ses adjoints, notamment Anthony Borré, Gaël Nofri et Pierre-Paul Leonelli. Le directeur de la police municipale de Nice était présent, pour relever les différents problèmes soulevés par les syndicaux. Durant son discours de lancement, Christian Estrosi a souhaité que tous les sujets soient abordés. Après cette introduction, c’en est suivi près de deux heures d’échange

Le premier sujet abordé concerne les travaux qui sont prévus dans la rue Gioffredo. Des interrogations sur leur durée, ainsi que sur la modification de la circulation. Le maire de Nice a pris le temps de répondre à cette question, en faisant le bilan de tous les travaux en cours ou à venir dans le quartier. Le nouvel hôtel des polices doit être livré courant 2026. Une fois ce chantier finalisé, les travaux dans la rue Gioffredo, jusqu’à l’Hôtel des Postes, pourront débuter. « Ce sera 50 mètres par 50 mètres […] pour une durée de 12 à 14 mois », explique le maire de la ville. L’objectif de cette démarche est de ne pas sacrifier le chiffre d’affaires des commerçants de la rue, et que les services d’urgences puissent toujours intervenir sereinement.  

Le stationnement, une problématique dans tous les quartiers 

Durant toute cette réunion, le problème le plus récurrent était le stationnement. En effet, les différents conseils syndicaux qui ont pris la parole se sont plaints de cette problématique, peu importe leur quartier (Riquier, Le Ray, Gambetta, Jean Bouin). Cela est dû au stationnement en double file, qui entrave la circulation, ainsi qu’à des stationnements abusifs. Les syndicaux réclament plus de fermeté de la mairie sur le sujet. 

Christian Estrosi et Anthony Borré ont tous deux répondu à différentes questions sur le sujet. Concernant l’avenue de l’Arbre Inférieur (quartier de Jean Bouin), le syndic reproche à un garage automobile d’utiliser plusieurs places de stationnement libre, pour son commerce. Face à cette situation, le maire de la ville se défend. Il rappelle qu’un vote pour un stationnement payant a eu lieu, et que les votants se sont opposés à cette démarche. Un nouveau vote devrait avoir lieu d’ici fin 2025

Anthony Borré a lui aussi défendu le bilan de la mairie, sur le stationnement en double file dans la rue Trachel, dans le quartier de Gambetta. Le syndic reproche une inaction sur le sujet, malgré de multiples sollicitations depuis 2014. Le premier adjoint a démenti ce reproche avec quelques chiffres. Au total 1 485 procès-verbaux ont été dressés depuis le 1er janvier 2025, dont 406 pour stationnement en double file, dans la rue Trachel. 

Des nuisances sonores et du trafic de drogue 

Le second sujet qui est revenu régulièrement au cours de cette réunion, ce sont les nuisances sonores. En effet, pour certains, ce sont les commerces qui posent un problème, pour d’autres ce sont les hôtels. Une dame âgée s’est plainte de nuisances sonores nocturnes d’une épicerie de nuit, rue de la Californie. Un commerce qui est censé fermer à minuit, mais qui cause toujours des nuisances à trois heures du matin, selon elle. Face à ce témoignage, Christian Estrosi a rappelé son opposition à ces épiceries de nuit, dont il remet en cause la nécessité. Il a assuré que la police municipale s’intéresserait de plus près à ce sujet, dans les prochains jours. 

Des nuisances causées aussi par la consommation de stupéfiants. Plusieurs quartiers (Riquier, Jean Bouin, Le Ray) se sont plaints. Une situation qui crée de nombreux troubles pour les habitants. Christian Estrosi et Anthony Borré ont répondu aux questions sur le sujet. Les différents lieux concernés par cette situation ont été relevés et directement transférés au directeur de la police municipale. Le premier adjoint a ajouté que la lutte n’était pas seulement contre les stupéfiants, mais aussi contre le protoxyde d’azote. Un produit qui reste très accessible pour les particuliers. La mairie a rappelé la fermeté qu’elle souhaiterait sur la vente de ce produit, avec une interdiction pour les particuliers de pouvoir s’en procurer.

Des gardes champêtres arrivent à Nice 

Pour lutter contre ses nuisances et renforcer la sécurité, le maire de Nice a annoncé le recrutement de gardes champêtres. Une décision qui a, au premier abord, étonné l’ensemble de l’assemblée. Christian Estrosi a expliqué cette décision. « Un garde champêtre a le statut d’officier de police judiciaire. » Une décision qui a semblé satisfaire une partie des syndicaux

Durant cette réunion, d’autres sujets ont été abordés : la végétalisation de la façade de l’immeuble du Ray, une rampe d’accès dans une piscine qui n’est pas aux normes, des antennes relais près d’une école à Nice Nord. La mairie a assuré que tous les sujets seront étudiés prochainement pour trouver des solutions rapidement. 

Cette réunion de proximité s’est déroulée dans le calme. Quelques personnes sont parties avant la fin, frustrées de ne pas pouvoir poser leur question. Ceux qui sont restés jusqu’au bout sont contents de l’initiative de cette assemblée, mais souhaitent surtout que les paroles deviennent des actes

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