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Réactions et manifestation demain du Parti Communiste pour la Régularisation des Travailleurs Sans-Papiers

5 min de lecture

Nous recevons et publions ce communiqué dont la responsabilté incombe à l’auteur:

MERCREDI 08 DECEMBRE 2010
Rassemblement à 15H00 devant la préfecture

Hier l’immigration et l’identité…
Aujourd’hui l’immigration et la sécurité…
Mais ou sont les droits de l’Homme et le code du Travail ?
Ou est passé le développement solidaire ?

Dans notre région, nombreux sont celles et ceux qui dans l’ombre participent à l’industrie du Tourisme et du Luxe. L’an
dernier, les actions du collectif des Alpes Maritimes, ont permis la régularisation d’une centaine de sans-papiers,
notre solidarité active permet de faire vivre la liberté de circulation dernier, les actions du collectif des Alpes Maritimes, ont permis la régularisation d’une centaine de sans-papiers,
Nous demandons que la Préfecture régularise les membres de notre collectif.
En particulier les femmes qui souvent travaillent dans le service à la personne et ont peu de preuves de travail ; comme
les travailleurs non déclarés et en particulier ceux du bâtiment ; les travailleurs licenciés parce qu’ils ont entamé une
procédure de régularisation ; les tunisiens et les algériens toujours exclus de la régularisation par le travail.
Nous voulons que tous soient régularisés, NOUS NE VOULONS PAS DE CAS PAR CAS !
Comment accepter cette situation qui favorise le travail au noir, et donc
la fraude fiscale et sociale ? Les descentes de l’Inspection du Travail
sous prétexte de lutter contre le travail au noir ressemblent d’avantage
à de la chasse à l’humain étranger et n’a rien à voir avec la prétendue
« lutte contre les filières, les négriers des temps modernes ».
Pourquoi le gouvernement persiste-t-il à pénaliser les travailleurs sans-papiers qui sont contraints de travailler « au noir» par leurs patrons, alors qu’ils ont l’honnêteté de déclarer leurs revenus ?
Il n’est que justice de régulariser les travailleurs sans papiers qui
participent activement à l’économie dans le bâtiment, la restauration, l’intérim …
En régularisant les travailleurs sans-papiers et non-déclarés (environ 1/3 soit 100 000), cela permettrait de faire rentrer des sommes importantes en terme de cotisation sociales et de lutter contre le travail dissimulé qui
touche aussi beaucoup de français.
Les traitements subis par les sans-papiers sont un banc d’essai qui préparent la répression contre les autres étrangers et les Français eux mêmes. Nous en avons eu un exemple à Nice avec les demandeurs d’asile dont nous sommes solidaires, car certains d’entre nous l’ont été ou le sont.
Laisser faire c’est subir demain. IL EST URGENT D’AGIR !
Retrouvons nous le 8 décembre prochain à 14h devant l’UD CGT pour un départ en bus.
Ensemble nous sommes attaqués, Ensemble nous pouvons repousser les attaques sur la retraite, la santé, et l’ensemble de nos droits.

-Lettre de Cécile Dumas, secrétaire fédérale adjointe

Monsieur le Préfet:
Nous venons d’apprendre la décision du Tribunal de Nice au sujet de l’occupation de l’immeuble Rue George Clémenceau.
Le tribunal ordonne l’expulsion de la centaine de demandeurs d’asile dont plus de 40 enfants !
Après cette décision, comment ne pas être scandalisé par l’attitude de M.Lamy, Préfet des Alpes-Maritimes, et de Messieurs Estrosi et Ciotti, qui après la mort d’un « Sans Domicile Fixe » à Nice, demandent une vigilance de tous les instants aux associations et au SAMU Social et en même temps mettent 115 personnes à la rue dans les jours qui viennent en pleine trêve hivernale.
S’il y a un coupable dans ce dossier c’est l’Etat ! Coupable du non-respect de son devoir d’hébergement des demandeurs d’asile.
Nous sommes dans un département où les élus UMP et les institutions publiques préfèrent voir des immeubles vacants que des personnes hébergées !
En cette période d’hiver, les communistes sont totalement solidaires des hommes, femmes et enfants qui cherchent un lieu pour pouvoir vivre dignement.

Lettre de Jacque Victor, conseiller général

Monsier le Préfet:
La décision prise hier par le Tribunal d’Instance de Nice relative aux familles occupant un bâtiment inoccupé avenue Georges Clémenceau, propriété du CHU, ne fait que souligner ce que j’avais déjà eu l’occasion de vous signaler lors de votre venue devant l’Assemblée départementale : À savoir que l’acharnement procédurier et la vindicte judiciaire ne sauraient constituer des réponses dignes des valeurs de la République et de l’histoire de notre pays.
Votre empressement à vouloir exécuter la présente semblerait pour le moins paradoxal, alors que vous semblez faire la sourde oreille à toutes celles du Tribunal Administratif faisant droit aux attentes des demandeurs d’asile. C’est le non respect de leurs droits reconnus pourtant par des textes signés par la France qui a amené toutes ces familles à s’orienter vers une solution provisoire d’hébergement qui leur permette de pas subir toutes les rigueurs de l’hiver. S’il y a donc bien une urgence, c’est celle de proposer aux familles, comprenant de nombreux enfants, des solutions durables leur permettant d’attendre sereinement l’examen de leurs dossiers. Et donc de nouer un dialogue avec les associations et citoyens qui les soutiennent et font honneur aux traditions d’asile de notre pays, plutôt que de s’évertuer à les stigmatiser et criminaliser.
L’exécution dans la précipitation de cette décision, jetant sans le moindre égard des familles avec enfants à la rue lorsque l’hiver arrive, représenterait assurément un risque manifeste de trouble à l’ordre public mais témoignerait aussi, j’ose le répéter, d’un traitement indigne de ce dossier.
Il n’est jamais trop tard pour que le bon sens et l’humanité s’expriment, c’est pourquoi, je vous demande, au nom des élus de notre groupe et en toute solennité, de surseoir à toute expulsion par la force tant que n’auront pas été trouvées des solutions d’hébergement pour ces familles.
Je garde cet espoir et dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes considérations les plus distinguées.

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