La finale de la Coupe de France a vu le Paris Volley-Ball l’emporter aux dépens du Nice Volley-Ball. Un match d’une grande qualité où les Niçois n’ont pas démérité. Loin de là !
Le Nice Volley-Ball avait rendez-vous avec la finale de la Coupe de France, une première depuis la saison 2022-2023. À l’époque, les Eagles s’étaient inclinés face à Tours (3-0). Ce soir, à l’Adidas Arena de Paris, l’objectif était de franchir un cap et enfin remporter ce trophée pour la première fois. En face, Paris avait déjà réussi cet exploit, mais il y a 22 ans.
Dans une saison compliquée pour les deux clubs, mal embarqués en play-in, cette soirée ressemblait à une bouffée d’oxygène pure avec, au bout, une qualification en Coupe d’Europe. Pour arriver en finale, Nice était revenu du diable vauvert face à Tours pour l’emporter (3-2) au bout du suspense. Paris avait également souffert pour venir à bout de Chaumont (3-2).
Le Nice Volley-Ball répond présent
Sur l’entame de la rencontre, Merrick McHenry donnait le ton en venant fixer le bloc parisien et en enchaînant sur un ace. L’intensité montait rapidement, à l’inverse de la dernière confrontation entre les deux équipes à Nice, qui avait vu Paris l’emporter sans opposition (3-0). Après un début de match dominé par les Niçois, ce sont les Parisiens qui se mettaient au diapason. Vasilii Molotkov, vexé en entame du premier set, sortait des attaques imparables. Le Paris Volley était intraitable au bloc. En face, le duo Shay Liberman – Dawid Dulski venait exploser les mains adverses pour donner un triple break d’avance. Les joueurs de la capitale profitaient de plusieurs fautes au service pour grappiller leur retard. Les locaux parvenaient à repousser deux balles de set pour s’offrir un money-time brûlant dans ce premier set finalement remporté par Paris sur une mésentente niçoise : 30-28.
Un premier temps fort dans cette finale de Coupe de France qui permettait aux Parisiens de se libérer. François Huetz mettait le Paris Volley devant dans cette seconde manche. Pas assez incisifs en attaque, les Eagles subissaient un peu plus. Timéo Secrétant profitait de petites approximations niçoises pour faire l’écart : 5-1. Mais, à l’inverse du premier set, c’est Nice qui allait réagir et revenir dans la manche. Merrick McHenry, toujours aussi décisif, faisait le show pour permettre aux Azuréens de revenir à égalité et même passer devant, sans pour autant parvenir à faire l’écart. La faute au réceptionneur-attaquant serbe Vuk Kulpinac, chirurgical dans les moments importants.
L’intensité baissait légèrement au milieu du deuxième acte, comme si les deux équipes attendaient les derniers instants pour dévoiler leurs atouts. Côté Nice, Dawid Dulski, peu en réussite, parvenait tout de même à placer quelques parpaings comme il en a l’habitude. Son homologue parisien Vasilii Molotkov se faisait également plus discret au profit de Vuk Kulpinac avant de reprendre les choses en main. Le pointu russe offrait une première balle de set aux siens, convertie par… Vuk Kulpinac : 25-23. Paris menait deux sets à rien face à des Eagles légèrement décontenancés.
Le Nice Volley-Ball dos au mur
Pourtant bien dans leur match, les Niçois étaient déjà forcés à l’exploit. Au début du troisième set, les joueurs de Brice Donat exploitaient bien une légère baisse de tension des Parisiens. Merrick McHenry et Shay Liberman poursuivaient sur leur lancée pour donner une nouvelle fois l’avantage en début de manche aux Maralpins dans cette finale. Mais, comme depuis le début de la partie, les équipes qui faisaient la course en tête en début de set se faisaient reprendre. La faute, une nouvelle fois, au pointu russe Vasilii Molotkov, qui éteignait dans son duel un Dawid Dulski moins en verve depuis quelques semaines. Paris finissait par recoller malgré un excellent match de Shay Liberman et Merrick McHenry. On se dirigeait à nouveau vers un money-time à l’issue incertaine mais critique pour le NVB. Le moment choisi par Dawid Dulski pour retrouver son efficacité en marquant trois points capitaux, dont celui du 26-24 qui offrait le troisième set aux Niçois.
Toujours dos au mur, les Niçois attaquaient la quatrième manche de la meilleure des manières malgré un rythme haché par les temps morts et les challenges. La tension était alors bien palpable sur chaque point. Et comme à l’accoutumée dans cette finale de Coupe de France qui a tenu toutes ses promesses, l’équipe menée en début de set revenait dans le quatrième acte. François Huetz se remettait en évidence. Paris en profitait pour reprendre l’avantage avec un double break : 15-12. Un avantage réduit à néant par les Niçois. Shay Liberman, en feu, permettait à Nice de rester dans le match et de voir le dénouement de ce set arriver une nouvelle fois dans le money-time. Malheureusement, une faute de filet de Rodney Ah-Kong offrait une première balle de match à Paris, sauvée par Colin Castelnau. C’est finalement l’inévitable Vasilii Molotkov qui lâchait d’abord une attaque parfaitement placée, suivie d’un ace pour remporter cette édition 2026 de la Coupe de France. Score final : (30-28 / 25-23 / 24-26 / 26-24).
Une défaite malheureuse pour les Niçois, qui auront prouvé de belles valeurs pour une jeune équipe. Désormais, le Nice Volley-Ball devra se remobiliser pour affronter Cannes en match retour de play-in dès mardi à domicile.
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