Pour son retour en Euroligue, la Roca Team a été dominé dans tous les secteurs par Fenerbahçe et n’a jamais trouvé le rythme. Les Turcs se sont logiquement imposés et confirment leur statut de leader.
La Roca Team a vécu une soirée cauchemardesque à Istanbul, balayé par un Fenerbahçe sûr de sa force et fidèle à son statut de leader de l’EuroLigue. Dans une Ülker Arena bouillante, la Roca Team n’a jamais trouvé le rythme, constamment en retard dans l’intensité, l’adresse et la maîtrise collective. Cette défaite nette (88-70) laisse les Monégasques sous pression dans la lutte pour les barrages, eux qui occupent la dixième place, la dernière qualificative pour la phase finale.
Un début de match déjà inquiétant
La rencontre a basculé très tôt. Dès les premières minutes, les joueurs de Vassilis Spanoulis ont affiché une fébrilité inhabituelle. L’attaque manquait de liant, les initiatives étaient forcées, et la défense peinait à contenir un Fenerbahçe parfaitement lancé par un Talen Horton-Tucker incandescent. L’arrière américain, dans tous les bons coups, a immédiatement donné le ton en multipliant les prises d’initiative et les paniers difficiles. Face à cette agressivité, Monaco a reculé, concédant un premier quart-temps déjà problématique (20-15).
Si l’écart restait encore contenu, les signaux étaient alarmants : Mike James, habituellement moteur de l’équipe, traversait un début de match très compliqué, en manque total d’adresse et de lucidité. Ses tirs précipités ont souvent cassé les rares séquences où Monaco semblait pouvoir s’installer.
Le collectif turc déroule, Monaco s’enfonce
Le deuxième quart-temps a confirmé la tendance. Fenerbahçe, sûr de ses forces, a accéléré sans jamais se précipiter. Le collectif turc, parfaitement huilé, a puni chaque approximation monégasque. Perte de balle, mauvais spacing, tirs ouverts manqués : la Roca Team a accumulé les erreurs, offrant à son adversaire des opportunités faciles en transition.
À la pause, le score (44-36) reflétait déjà la différence de maîtrise entre les deux équipes. Monaco restait dans le match mathématiquement, mais l’impression visuelle était bien plus sévère : Fenerbahçe contrôlait tout, Monaco subissait tout.
Le retour des vestiaires n’a rien changé. Au contraire, le troisième quart-temps a été le plus inquiétant pour les Monégasques. L’attaque s’est totalement grippée, incapable de trouver des solutions. Mike James a continué de forcer, comme pour tenter de se sortir seul de sa mauvaise soirée, mais sans réussite. Autour de lui, personne n’a réellement pris le relais. Les tirs extérieurs ne tombaient pas, les pénétrations étaient stoppées net, et les rares bonnes séquences étaient immédiatement annihilées par un manque de constance.
Fenerbahçe, lui, a poursuivi son travail méthodique, profitant de chaque faille pour creuser l’écart (66-52) à la fin du troisième quart-temps. La salle, déjà conquise, sentait que le match était plié.
Une fin de match sans relief
Le dernier quart-temps n’a été qu’une formalité. Les deux entraîneurs ont fait tourner, conscients que le sort de la rencontre était scellé. Sans intensité ni suspense, les dernières minutes ont simplement confirmé la supériorité du leader, qui s’est imposé logiquement (88-70).
Cette défaite laisse Monaco dans une situation délicate. Toujours dixième, la Roca Team voit la concurrence se rapprocher et devra impérativement réagir pour ne pas glisser hors du top 10. L’équipe a montré trop de limites à Istanbul : manque d’adresse, absence de rythme, dépendance excessive à Mike James, et un collectif incapable de répondre à l’impact adverse.
À l’inverse, Fenerbahçe confirme son statut de patron de l’EuroLigue. Solides, constants, portés par un Horton-Tucker brillant et un collectif parfaitement en place, les Turcs poursuivent leur marche en avant et envoient un message clair à toute la compétition.
Prochain match pour la Roca Team, ce samedi à 20h30 pour la réception de Cholet en Betclic Elite.
Matthieu Brabant
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