Paris-Nice 2026 : Jonas Vingegaard écrase la 5e étape, Lenny Martinez dans le coup

Jonas Vingegaard a écrasé la 5e étape de ce Paris–Nice 2026 en s’imposant en solitaire avec plus de deux minutes d’avance. Derrière lui, Valentin Paret-Peintre et Lenny Martinez réalisent une belle opération, le Cannois remontant à la 5e place du général.

La 5e étape de Paris–Nice entre Cormoranche-sur-Saône et Colombier-le-Vieux longue de 206,5 km, promettait un scénario ouvert, un terrain propice aux audacieux comme aux favoris du classement général. Avec un parcours usant, des difficultés disséminées tout au long du tracé et un final particulièrement exigeant, tous les ingrédients étaient réunis pour une bataille de grande ampleur. Et si l’on attendait une confrontation serrée, Jonas Vingegaard déjà vainqueur la veille, a balayé toute forme de suspense en s’imposant en solitaire avec plus de deux minutes d’avance, confirmant une supériorité déjà entrevue la veille. Derrière lui, Valentin Paret-Peintre et Harold Tejada complètent un podium inattendu, tandis que Lenny Martinez réalise une belle opération au général.

Une échappée ambitieuse mais condamnée d’avance

Le début d’étape est marqué par une succession d’attaques, toutes vouées à l’échec. Personne ne parvient à se détacher durablement dans les premiers kilomètres, preuve que de nombreux coureurs avaient coché cette journée pour tenter leur chance. Il faut attendre un long moment avant de voir se former l’échappée du jour, composée d’Aleksandr Vlasov (Red Bull Bora hansgrohe), Joshua Tarling (Ineos Grenadiers), Rémi Cavagna (Groupama-FDJ), Jefferson Cepeda (Movistar) et Nicolas Prodhomme (Décathlon CMA CGM).

Le groupe de tête s’étoffe ensuite, passant de cinq à huit éléments avec l’arrivée d’Iván Romeo, Lorenzo Milesi et Victor Campenaerts. Les fuyards prennent jusqu’à deux minutes d’avance, mais jamais le peloton ne leur laisse un véritable espoir. Le profil final, avec la côte de Sécheras (3,8 km à 7 %), puis surtout la terrible côte de Saint-Jean-de-Muzols (2,1 km à 10,9 %), condamne leurs ambitions. L’échappée, malgré sa qualité, n’aura finalement aucune chance d’aller au bout.

C’est dans cette dernière partie de course que tout bascule. Alors que les premières pentes de Saint-Jean-de-Muzols se dressent, Jonas Vingegaard décide de frapper. Une attaque sèche, imparable, qui laisse sur place tout le monde. Lenny Martinez tente de s’accrocher, mais le Danois est déjà dans une autre dimension. Derrière, Oscar Onley et Kévin Vauquelin peinent à suivre, même si le Normand tente de limiter la casse. Steinhauser et Daniel Felipe Martínez, pourtant bien placés jusque-là, explosent complètement.

La démonstration est totale : le maillot jaune s’envole, creuse l’écart à une vitesse impressionnante et file vers une victoire écrasante. Dans la descente puis dans la côte de Saint-Barthélemy-le-Plain (4,6 km à 3,5 %), il continue d’augmenter son avance, transformant cette étape en véritable numéro solitaire.

Lenny Martinez s’est bien battu

À l’arrivée, Jonas Vingegaard franchit la ligne avec plus de deux minutes d’avance, un gouffre à ce niveau de compétition. Le Danois consolide ainsi son leadership et envoie un message clair à ses rivaux : il est le patron de cette édition.

Derrière lui, le français Valentin Paret-Peintre réalise une superbe performance en prenant la deuxième place. Peu dangereux au général, il n’était surveillé par personne, ce qui lui permet de s’exprimer pleinement dans le final. Harold Tejada complète le podium après une montée régulière et bien gérée.

Lenny Martinez, quatrième, signe une étape solide. S’il n’a pas pu suivre Vingegaard, il a su maintenir un rythme élevé et profite des défaillances de plusieurs adversaires directs. Il remonte ainsi au classement général, désormais cinquième à seulement 1’47 du podium. Une excellente opération pour le jeune grimpeur de la Bahrain Victorius.

Kévin Vauquelin, très actif, n’est pas récompensé de ses efforts. Malgré plusieurs tentatives, il ne parvient pas à reprendre du temps au général. Il devra patienter pour espérer remonter dans la hiérarchie.

Avec cette victoire magistrale, Jonas Vingegaard confirme qu’il est l’homme fort de Paris–Nice avec pas moins de 3’22 d’avance sur Daniel Felipe Martinez deuxième au général et qui devrait continuer à perdre du temps dans les prochains jours… La suite de la course s’annonce passionnante dans la course au podium.

Demain les coureurs seront dans le Vaucluse pour 179 kilomètres entre Barbentane et Apt. Une étape au profil assez similaire à celle du jour.

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