Après des violences subies fin novembre devant le centre d’entraînement de l’OGC Nice, Terem Moffi et Jérémie Boga ont engagé une procédure auprès de la Ligue de football professionnel. Les deux joueurs, en arrêt maladie depuis les faits, demandent la résiliation de leurs contrats. Le dossier sera examiné par la commission juridique de la LFP.
La crise ouverte à l’OGC Nice connaît un nouvel épisode judiciaire. Les attaquants Terem Moffi et Jérémie Boga ont saisi la commission juridique de la Ligue de football professionnel pour demander la résiliation de leurs contrats. L’information a été confirmée lundi par la LFP et par des sources proches du dossier. Les deux joueurs niçois se trouvent en arrêt maladie depuis des violences subies de la part de supporters.
Les faits remontent à la fin du mois de novembre. Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, près de 200 supporters ultras de l’OGC Nice se sont rassemblés devant le centre d’entraînement du club. La mobilisation faisait suite à un déplacement à Lorient conclu par une défaite en Ligue 1 sur le score de 3-1. Des joueurs et des dirigeants revenaient alors de Bretagne.
Selon plusieurs témoins présents lors de ces incidents, Terem Moffi et Jérémie Boga ont été pris à partie. Le directeur sportif Florian Maurice figurait aussi parmi les personnes visées. Les échanges ont dégénéré. Les deux attaquants ont ensuite été placés en arrêt maladie. Une plainte contre X a été déposée par les deux joueurs à la suite de ces événements.
Une première étape devant la commission juridique
La procédure engagée par Terem Moffi et Jérémie Boga passe par la commission juridique de la LFP. Cette instance doit examiner les demandes de résiliation de contrat. La Ligue a précisé le calendrier. « Le dossier est à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la commission juridique jeudi », a indiqué la LFP, confirmant une information révélée par L’Équipe.
Pour l’heure, aucune décision définitive n’est attendue lors de cette réunion. Cette étape correspond à une procédure obligatoire. Une phase de conciliation doit ensuite être proposée aux deux joueurs et à l’OGC Nice. Cette séquence vise à tenter un accord entre les parties avant toute décision plus contraignante.
La saisine de la commission juridique marque toutefois un tournant. Une telle démarche reste rare dans le football professionnel français. La demande de résiliation s’inscrit dans un contexte de tensions profondes entre une partie des supporters et l’effectif professionnel.
Le club se dit victime et porte plainte
L’OGC Nice a réagi sur le terrain judiciaire. Le club affirme être victime et non responsable des violences survenues devant le centre d’entraînement. Une plainte a également été déposée par la direction niçoise. La procédure suit son cours, sans mise en cause individuelle à ce stade.
Les incidents ont eu des conséquences internes importantes. Le PDG du club, Fabrice Bocquet, a quitté ses fonctions dans la foulée. Jean-Pierre Rivère et Maurice Cohen ont été nommé pour assurer la direction. Ce changement s’inscrit dans un contexte sportif dégradé.
Sur le plan des résultats, l’OGC Nice occupe la 14e place du championnat de Ligue 1. Le parcours européen s’est arrêté prématurément avec une élimination en Ligue Europa. Ces éléments ont pesé sur les décisions prises par l’actionnariat et la direction.
L’entraîneur Franck Haise a été démis de ses fonctions. Le club a choisi de rappeler Claude Puel pour occuper le poste. Ce retour marque une tentative de stabilisation sportive et institutionnelle, alors que la situation reste tendue.
La Ligue de football professionnel suit le dossier avec attention. La commission juridique devra apprécier les éléments transmis par les joueurs et par le club. Les violences subies par des joueurs dans un cadre lié à l’activité professionnelle posent des questions juridiques sensibles. Le droit du travail sportif se trouve au cœur de la procédure.
Terem Moffi et Jérémie Boga n’ont pas repris la compétition depuis les incidents. Les arrêts maladie se prolongent. La situation sportive des deux attaquants demeure incertaine, tout comme l’issue de la procédure engagée.
La phase de conciliation annoncée pourrait ouvrir plusieurs scénarios. Un accord amiable reste possible. Une poursuite de la procédure devant les instances compétentes reste aussi envisageable en cas d’échec. Le calendrier précis dépendra des échanges entre les parties.
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