Entre résultats sportifs décevants et boycott de ses supporters, l’OGC Nice a traversé récemment une crise profonde. Retour sur les moments clés de cette période délicate.
Après un mercato peu convaincant à l’été 2025 et la vente de joueurs clés tels qu’Evan Guessand ou Gaëtan Laborde. L’OGC Nice entame sa saison 2025-2026 avec des défaites en championnat et en barrages de Ligue des Champions. Après un mois d’août compliqué, le Gym débute en septembre par une victoire à la maison contre le FC Nantes (1-0).
Début octobre, les prémices de la crise apparaissent avec le boycott du déplacement à Monaco. Habitué à se déplacer pour le derby de la Côte d’Azur, le groupe de supporters de la Populaire Sud annonce dans un communiqué qu’il boycottera le match contre Monaco. En cause, les mauvais résultats sportifs de l’équipe (deux victoires en neuf matchs) et les travaux à Louis-II ne permettant pas d’accueillir tous les supporters.
« Dans un souci d’équité pour nos membres, plutôt que d’avoir à sélectionner les ‘chanceux’ pouvant se rendre au Louis-II. Stade en travaux, on le sait mais dans lequel nous le savons également, nous ne sommes pas les bienvenus et on nous le montre une fois de plus. Personne n’ira ! Les résultats pitoyables de notre équipe à la dérive nous confortent dans ce choix » expliqué alors le groupe Ultras.
La situation empire au mois de novembre où le club ne gagne aucun match sur les six rencontres. Le Gym connaît même un revers cinglant 5-1 à domicile face à Marseille. Un score qui gâche la célébration des 40 ans du groupe Ultras de la Populaire Sud. Le match est également marqué par des chambrages de fans de l’OM, invités par le joueur de l’OGC Nice, Jérémie Boga. Le joueur Ivoirien s’était ensuite excusé après l’incident sur ses réseaux sociaux, « À aucun moment, croyez-moi, mon intention n’était de manquer de respect aux supporters niçois. Je ne cautionne pas non plus les moqueries et le manque de respect envers l’OGC Nice. »

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase
Le point de non-retour est venu lors de la défaite à Lorient fin novembre (3-1). Quelques heures après la défaite, 400 supporters de l’OGC Nice se sont réunis au centre d’entraînement pour exprimer leur mécontentement envers les joueurs. Selon les informations du journaliste Chemssdine Belgacem de Foot Mercato, « Terem Moffi et Jérémie Boga ont été agressés physiquement par des supporters alors que Florian Maurice (directeur sportif) a également reçu des coups ». De supposés agressions qui ont valu aux deux joueurs d’être placé en arrêt de travail.
Quelques jours plus tard dans un communiqué le groupe Ultras de la Populaire Sud répondait aux accusations : « lors de ce mouvement spontané, l’ambiance était hostile. Les chants étaient virulents. Il serait malhonnête de le nier. Cependant, nous réfutons catégoriquement les accusations de violences physiques». Dans la suite du communiqué le groupe appelait à boycotter les prochaines rencontres. (Nous) « ne souhaitons plus nous déplacer pour assister une fois de plus à leur comportement scandaleux». Le boycott avait aussi été rejoint par le Club des Supporters 1947.
Face à cette situation délicate, l’entraîneur de l’OGC Nice, Franck Haise avait émis son souhait de démissionner. L’entraîneur avait également soumis l’idée à Fabrice Bocquet, président du club et Florian Maurice, directeur sportif de renoncer à leurs postes. Fabrice Bocquet quittera finalement ses fonctions peu avant les fêtes de Noël, remplacé par les anciens dirigeants, Jean-Pierre Rivère et Maurice Cohen. Dans la foulée, Franck Haise sera démis de ses fonctions laissant sa place à l’ancien de la maison, Claude Puel.
Peu de temps après, dans un communiqué du 31 décembre, la Populaire Sud annonçait son retour pour un déplacement de l’OGC Nice à Toulouse, signe d’un apaisement des tensions entre les supporters et le club. Bien que la situation se soit améliorée, l’OGC Nice reste encore dans la lutte pour le maintien à seulement sept points des barrages, occupées par Auxerre.
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