Ce samedi, l’OGC Nice accueillait le leader du championnat, le Paris Saint-Germain, à l’occasion de la 28e journée de Ligue 1. Malgré une copie intéressante, les coéquipiers d’Elye Wahi étaient victimes du réalisme parisien (0-4). Une défaite qui freinait les Aiglons dans leur mission maintien.
Cet OGC Nice était-il capable de réaliser un gros coup ? Une semaine après sa victoire face à Angers, les Aiglons voulaient confirmer leur réveil face au leader de la Ligue 1, le Paris Saint-Germain. Sur le papier, l’issue de la rencontre ne faisait aucun doute, mais Claude Puel avait concocté un plan de jeu inédit face aux hommes de la capitale.
Dans un schéma de jeu largement défensif, le coach du Gym relançait Youssouf Ndayishimyie – pour sa première titularisation dans l’élite depuis plus d’un an – devant une défense à trois défenseurs centraux. Devant, Elye Wahi, de retour comme titulaire, était associé à Sofiane Diop.
L’OGC Nice encore lésé par l’arbitrage
Dans ces conditions, les Parisiens enchaînaient les longues séquences, balle au pied. Pour autant, le PSG ne se montrait pas réellement menaçant. Les coéquipiers de Yehvann Diouf étaient bien en place, appliqués dans les replis défensifs et attentifs à la moindre situation de contre-attaque éclair. Sur le plan offensif, la tête de Dante ne trouvait pas le cadre, et il ne manquait pas grand chose à Wahi pour reprendre un centre de Jonathan Clauss.
Le tournant de la rencontre arrivait juste avant la mi-temps. À la suite d’un corner, l’arbitre de la rencontre, Monsieur Delajod, était appelé par la VAR – sous la forte pression des joueurs parisiens. L’officiel accordait un penalty à Paris, après une main dans la surface de Morgan Sanson, transformé ensuite par Nuno Mendes (0-1, 42’). Si le ballon touchait bien le milieu azuréen, ce dernier se trouvait à moins de deux mètres de son adversaire et le tir de Désiré Doué ne semblait pas cadré. Dur pour l’OGC Nice, déjà pénalisé par l’incohérence de l’arbitrage français, ces dernières semaines. Il y a encore quelques jours, le club rouge et noir n’avait pas hésité à publier un communiqué à ce sujet.
De l’espoir puis des manques criants
Autour d’une prestation collective sérieuse, l’OGC Nice méritait mieux. Encore sonnés au retour des vestiaires, les Aiglons étaient punis par le réalisme parisien (0-2, 50’). Doué était à la conclusion d’un bon mouvement collectif. Et la soirée rouge et noire allait encore s’assombrir avec l’expulsion de Youssouf, juste avant l’heure de jeu. Pour son grand retour dans le onze niçois, l’international burundais était l’auteur d’une vilaine semelle sur Lee. Logiquement, il regagnait les vestiaires avant la fin de cette rencontre.
En infériorité numérique, les joueurs de Claude Puel resserraient les rangs, pour éviter une addition trop salé. Ne pas plomber le goal-average niçois compte aussi dans la course au maintien. Ce ne sera pas le cas ce soir, à l’Allianz Riviera. Dro Fernandez (0-3, 81’), puis Warren Zaïre-Emery (0-4, 86’), aggravaient la marque en fin de rencontre (0-3, 81’). Après cette défaite, Nice fait la mauvaise opération de la journée. Plus tôt dans l’après-midi, l’AJ Auxerre s’est imposé face à Brest (3-0). L’AJA réduit l’écart et n’est plus qu’à cinq points des Niçois. Rien n’est encore joué dans le bas de tableau. Elye Wahi et les siens n’ont plus que sept rencontres à disputer, sept finales pour sauver le Gym d’une fin de saison tragique.
Avec le retour de la trêve internationale, place au repos pour l’OGC Nice. Les Aiglons ne seront de retour que le samedi 4 avril et un déplacement sur la pelouse de Strasbourg. Coup d’envoi donnée à 17 heures.
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