Ligue 1 : l’OGC Nice sombre à Toulouse

En quête de confirmation après un début d’année encourageant, l’OGC Nice a vécu une soirée cauchemardesque à Toulouse, balayé (5-1) par des Violets tranchants et inspirés. Malgré un contexte pesant mais un léger regain depuis l’arrivée de Claude Puel qui signait son retour en Ligue 1, les Niçois ont affiché leurs limites, notamment défensives, face à un TFC sûr de ses forces et désormais pleinement lancé vers la course à l’Europe.

Au Stadium, les trajectoires des deux équipes semblaient déjà contraster. Toulouse, 8e au coup d’envoi, abordait la phase retour avec ambition et un effectif renforcé par les retours de Sidibé, Nicolaisen, Magri et Casseres. Carles Martinez Novell insistait sur la continuité du jeu toulousain malgré les absences récentes, porté par l’intégration réussie des jeunes.

En face, l’OGC Nice arrivait dans une situation autrement plus délicate. Sans victoire en Ligue 1 depuis le 29 octobre à domicile face à Lille, le Gym glisse dangereusement vers la zone rouge. Claude Puel, revenu en pompier de service, tente de stabiliser un groupe en perte de repères, malgré un léger mieux entrevu en Coupe de France. Mais les chiffres étaient implacables : six défaites lors des huit déplacements précédents, et une fragilité mentale persistante.

L’OGC Nice flotte, Toulouse frappe

Le début de match a rapidement confirmé les inquiétudes niçoises. Dès la 7e minute, Toulouse ouvrait le score sur une action limpide : Santiago Hidalgo, déjà très remuant, concluait une séquence collective parfaite initiée dans l’axe puis relayée par Yann Gboho et Aron Donnum. Nice était déjà en retard, déjà dépassé.

Les Aiglons tentaient pourtant de réagir. Tom Louchet, sur corner, frôlait la lucarne (11e), tandis que Elye Wahi multipliait les appels sans être trouvé. Mais Toulouse maîtrisait mieux ses temps forts et ses transitions. Le VAR intervenait à la 31e minute pour un possible penalty, finalement écarté, avant que Aron Donnum ne force Maxime Dupé à une parade exceptionnelle (33e).

Nice, malgré quelques intentions, restait fragile. Malvin Bard obligeait Guillaume Restes à une belle envolée (38e), mais les erreurs individuelles continuaient de plomber le Gym. Le portier niçois, fébrile, offrait presque le 2-0 à Santiago Hidalgo, sauvé in extremis par Juma Bah sur sa ligne (41e).

Le répit ne durait pas. Juste avant la pause, Frank Magri faisait le break (45e), profitant d’un centre parfait de Yann Gboho et d’une défense niçoise trop passive. À la mi-temps, le constat était clair : Nice avait le ballon, mais Toulouse avait tout le reste — l’intensité, la justesse, l’efficacité.

Un espoir avant l’effondrement

Le retour des vestiaires offrait pourtant un rayon de lumière aux Niçois. Elye Wahi, opportuniste, profitait d’une énorme erreur de Djibril Sidibé pour réduire l’écart (49e). Une action qui symbolisait autant la combativité de l’attaquant que la fébrilité toulousaine sur ce coup précis. Le Gym revenait à 2-1, et l’espoir renaissait.

Mais il s’éteignait aussi vite qu’il était apparu. À la 55e minute, Santiago Hidalgo, encore lui, s’offrait un doublé sur une frappe puissante au premier poteau, mal jugée par Maxime Dupé. Le 3-1 sonnait comme un coup de massue pour des Niçois incapables de gérer leurs temps faibles.

La suite tournait à la débâcle. Thiago Gouveia arrivé en début de saison tentait bien de réveiller les siens (67e) avant que Melvin Bard, touché aux adducteurs, ne cède sa place à Ali Abdi (70e). Seulement quatre minutes plus tard dans une défense remaniée Jonathan Clauss offrait le 4-1 à Crisian Casseres (74e), après un contrôle manqué dans sa surface.

Le calvaire se poursuivait avec le cinquième but signé de l’entrant Julian Vignolo (81e), profitant d’une défense apathique pour ajuster Maxime Dupé d’une frappe rasante. Les dernières minutes n’étaient qu’une longue agonie pour les Aiglons, totalement résignés.

Un Gym en crise profonde

Le coup de sifflet final scellait une humiliation lourde de conséquences. Nice, battu (5-1), voit la zone rouge se rapprocher dangereusement et confirme ses immenses difficultés à l’extérieur. Les erreurs individuelles, la fragilité mentale et l’absence de réaction collective interrogent, malgré les efforts de Claude Puel pour relancer un groupe en perte de confiance. Désormais 14e à seulement quatre points de la zone de relégation, une réaction est attendu du côté du gym.

La semaine prochaine, l’OGC Nice recevra jeudi en Ligue Europa les Hollandais du G.A Eagles avant de se rendre à Nantes pour un match qui pourrait voir le gym plonger dans la zone rouge une bonne fois pour toute face à un concurrent direct pour le maintien.

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