Dans un week-end de découverte pour le retour du MotoGP au Brésil, Fabio Quartararo et Johann Zarco ont connu des émotions très variées.
Vingt ans après, le paddock MotoGP était de retour au Brésil sur le nouveau circuit de Goiânia. Un tracé très tortueux et rapide dont le tarmac flambant neuf a notamment souffert, victime des fortes intempéries qui ont touché le pays au début de la saison.
Dans des conditions très difficiles, Fabio Quartararo et Johann Zarco étaient parvenus à tirer leur épingle du jeu en restant sur leurs roues. Spécialiste de l’exercice de la qualification, Fabio Quartararo a montré toute l’étendue de son talent en Q2 pour placer sa machine en 4e position sur la grille de départ. Johann Zarco, toujours aussi à l’aise dans ces conditions mixtes, a également réussi à tirer son épingle du jeu en prenant la 10e place.
Le soir même, pour la course sprint, après plusieurs longues minutes d’attente suite à un affaissement de la piste, Fabio Quartararo a pris un très bon départ. Le Maralpin est parvenu à se placer 2e devant Marc Márquez. Sur une piste où il est très difficile de dépasser, le Niçois a tout de même mis en avant le cruel déficit de performance de sa Yamaha en course. Près d’une demi-seconde moins rapide au tour que les leaders, Fabio Quartararo ne pouvait rien faire pour maintenir sa position. Une dégringolade qui l’a conduit au 6e rang final de la course sprint, juste devant le vice-champion du monde en titre Álex Márquez.
À l’arrivée, ‘El Diablo’ était plutôt satisfait : « j’ai apprécié le début de la course. Je voulais juste attaquer. On sait qu’on n’a pas encore le potentiel pour être avec eux mais au moins, j’ai apprécié ces moments. Je pense que j’ai plutôt réussi à m’adapter au circuit, surtout avec les conditions sèches. Demain, la course sera longue et il y aura peut-être de quoi s’amuser. »
Pour Johann Zarco, le départ s’était moins bien passé. Gêné par le mauvais départ de Fermín Aldeguer à côté de lui, qui était à deux doigts de lui rentrer dedans, le Cannois a immédiatement perdu quatre places. À l’attaque pour tenter de remonter dans les points, le pilote du team Honda LCR a perdu l’avant dans un virage à droite, entraînant une chute à haute vitesse. Plus de peur que de mal pour Johann Zarco, qui a précisé les raisons de sa perte de contrôle : « Raul me passe, et au freinage j’ai été aspiré par lui donc je n’ai pas pris la corde. D’être à l’extérieur, ça fait directement perdre l’avant, parce que la piste est plus sale. » Peu satisfait par le comportement de sa machine sur le sec, l’heure était à la danse de la pluie pour dimanche : « je ne prie pas pour de la pluie, mais s’il pleut et qu’on peut aller chercher le podium ou la victoire, il faut rêver. »
Une course plus courte pas si favorable à Fabio Quartararo
Initialement prévue pour une durée de 31 tours, le Grand Prix s’est tenu sur seulement 23 tours, soit à peine huit de plus que la veille en sprint. La raison : une forte dégradation de la piste, qui a été resurfacée en urgence après les inondations qui ont touché la région de Goiânia en début de semaine.
Une bonne nouvelle en théorie pour la Yamaha de Fabio Quartararo, qui avait décidé de s’élancer en pneu tendre à l’arrière. Malgré cet avantage de grip, le Niçois est resté collé sur la grille de départ. Avec six places perdues au départ, la course du pilote Yamaha s’est fortement compliquée. Pas du tout dans le rythme en début de course, le n°20 perdait encore des places au fil des tours. À la mi-course, Fabio Quartararo était tout juste dans les points avant de se retrouver une nouvelle fois éjecté du top 15. ‘El Diablo’ a finalement franchi la ligne à la 16e position, très loin de ce qu’il espérait.
À l’inverse de la veille, la bonne nouvelle est venue de Johann Zarco. Bien parti en dépassant trois pilotes, le Cannois s’est retrouvé en 7e position à l’issue du premier tour. À la lutte face aux meilleurs pilotes du week-end, le Tricolore s’est longtemps accroché avant de laisser un écart se créer devant. Redescendu à la 9e position, le pilote Honda LCR n’en restait pas moins le meilleur pilote de la firme japonaise. Faisant valoir sa science de la gestion pneumatique, Johann Zarco a tenté de revenir dans la roue de Fermín Aldeguer, qui l’avait poussé la veille, pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Il échouera finalement à un peu plus d’une seconde mais pouvait se satisfaire de terminer premier pilote Honda. Objectif atteint.
Prochain Grand Prix : le week-end prochain à Austin, au Texas, sur un tracé plus conventionnel où l’on pourra réellement juger des progrès — ou non — des différentes machines.
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