Manuchar Markoishvili coach de la Roca Team après la victoire contre Milan : « content de la réaction de l’équipe »

Privée de plusieurs cadres, l’AS Monaco coachée par Manuchar Markoishvili a dominé Milan à Gaston-Médecin et reste en course pour une qualification directe en quarts de finale. Une victoire construite dans la réaction, la patience et un engagement constant.

L’AS Monaco avance encore dans cette Euroligue dense et imprévisible. La réception de Milan offrait un nouveau test, à la fois physique et mental, dans une période où la rotation monégasque se réduit. Mike James et Nikola Mirotic manquent toujours à l’appel. La salle Gaston-Médecin découvrait donc un groupe resserré, contraint de composer avec un effectif limité (neuf joueurs) mais déterminé.

Le début de rencontre révélait pourtant un collectif en difficulté. Peu de réussite au tir, un rythme imposé par Milan, une agressivité lombarde qui perturbait chaque séquence. Les visiteurs prenaient rapidement l’avantage grâce à une présence marquée au rebond offensif et une circulation de balle fluide. Le premier quart-temps se concluait avec un écart conséquent (12 points), conséquence d’une entame hésitante et d’un manque de précision.

La dynamique changeait ensuite. L’entrée d’Élie Okobo apportait une respiration nouvelle. L’arrière trouvait des angles, distribuait, fixait, créait. Son impact redonnait de la cohérence à l’attaque monégasque. La défense suivait, plus compacte, plus agressive. Terry Tarpey, Juhann Begarin et Kevarrius Hayes donnaient du volume. La rencontre s’équilibrait et Monaco retrouvait de la vitesse en transition et Milan subissait davantage les contacts. La pause arrivait avec un écart réduit, preuve d’un retournement déjà amorcé : 45-48.

Un dernier quart-temps décisif

La seconde période s’ouvrait sur un bras de fer. Milan continuait de trouver des solutions près du cercle grâce à Leday et Nebo. Les Italiens conservaient une avance courte mais réelle. Le troisième quart-temps manquait de continuité. Monaco tentait d’accélérer mais se heurtait parfois à sa propre précipitation. Les visiteurs profitaient de ces séquences pour sanctionner à longue distance. L’écart grimpait à nouveau à +10.

La Roca Team refusait pourtant de céder. Les neuf joueurs mobilisés restaient engagés. Chaque possession devenait un combat. Un tir primé d’Alpha Diallo, un rebond offensif converti par Kevarrius Hayes (sept rebonds), un autre tir longue distance d’Alpha Diallo relançaient la rencontre. Le public sentait la bascule possible. Le groupe monégasque, malgré la fatigue accumulée sur le plan mental et physique avec l’enchaînement des rencontres, maintenait une pression constante.

Le dernier quart-temps révélait alors un leader : Alpha Diallo (17 points, six rebonds). L’ailier Guinéen prenait la rencontre en main avec trois tirs primés, une interception et un rebond offensif décisif. Il a guidé la remontée et ramenait les deux équipes à égalité dans les dernières minutes. L’énergie collective faisait le reste. Milan perdait en précision. Monaco gagnait en lucidité.

Matthew Strazel trouvait ensuite un lay-up important, symbole d’un engagement total. La dernière minute voyait Elie Okobo distribuer une treizième passe décisive (16 points) pour Daniel Theis. La salle explosait. Un 11-0 en trois minutes scellait la rencontre. La victoire prenait forme, construite dans l’effort et la solidarité. Au final, la Roca Team a enchaîné une troisième victoire de rang en Euroligue (90-85).

Les réactions confirmaient cette lecture. A la fin de la rencontre, le coach Manuchar Markoishvili saluait « la réaction de l’équipe », mettant en avant un groupe qui « a continué à y croire, à jouer ensemble, à se battre. »

Cette victoire, maintient Monaco dans la course aux quarts de finale directs (7e à égalité avec l’Hapoel Tel-Aviv et le Zalgiris Kaunas). Trois rencontres à domicile restent au programme. Un déplacement à Athènes attend le groupe vendredi, face au Panathinaikos (8e), un adversaire direct dans la lutte pour les play-offs. La rotation réduite impose une gestion fine, mais la dynamique actuelle nourrit l’espoir.

La fiche technique rappelle l’intensité du duel : un collectif équilibré avec cinq joueurs à dix points ou plus, une adresse retrouvée au fil du match, une capacité à limiter les pertes de balle et à imposer un rythme plus favorable dans le dernier quart-temps. Milan, solide durant une grande partie de la rencontre, a cédé dans les moments clés.

Cette soirée confirme une tendance : Monaco avance, même dans l’adversité. La suite de la saison régulière s’annonce dense, mais la trajectoire reste intacte.

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