Le Nice Volley-Ball quitte la Marmara SpikeLigue avec des regrets. Vainqueurs du match retour face à Cannes (3-1), les Eagles ont livré une prestation solide et engagée dans ce nouveau derby de la Côte d’Azur. Une performance toutefois insuffisante pour franchir l’obstacle du golden set décisif.
À peine trois jours après leur défaite en finale de Coupe de France contre le Paris Volley, le Nice Volley-Ball devait déjà revenir sur les terrains de la Marmara SpikeLigue pour défendre sa place en play-in face à l’AS Cannes. Vainqueurs au match aller (3-0), les Cannois partaient favoris, mais le NVB pouvait espérer accrocher le golden set en cas de victoire ce soir.
Dès l’entame, les Niçois ont imposé leur rythme. Maîtres des deux premiers sets (25-20, 25-20), ils se sont appuyés sur une belle réussite au service, une attaque efficace (47 % de réussite sur l’ensemble du match) et une réception stable (50 % de réceptions positives). Colin Castelneau (11 points, 48 % en attaque), Shay Liberman (12 points) et un Dawid Dulski (17 points) retrouvé ont porté leurs partenaires.
Cannes a réagi dans le troisième set (23-25) avant de céder à nouveau dans la quatrième manche (25-19), ce qui a conduit les deux équipes à disputer un golden set dans ce derby de la Côte d’Azur.
Le golden score a ensuite tourné en faveur des visiteurs. Emmenés par Xander Ketrzynski (20 points) et Joao Rodrigues (14 points) durant le match, c’est finalement Lukas Demar (10 points) qui a crucifié le NVB dans ce set décisif. Menés de bout en bout, les Niçois n’ont jamais réussi à revenir et échouent (8-15) dans cette ultime manche.
Brice Donat : « je suis vraiment fier des joueurs«
Après la rencontre, l’entraîneur niçois Brice Donat ne cachait pas sa frustration tout en soulignant la fierté qu’il éprouve pour son groupe : « oui, c’est compliqué. Le résultat est dur, parce que cela fait deux frustrations en très peu de temps : la finale perdue, puis ce soir. Pourtant, on fait un très bon match. Je suis vraiment fier des joueurs, très content de ce qu’ils ont accompli. Mais dans le golden set, on est complètement passés à travers. Et surtout, il y a l’exploit individuel d’un joueur cannois, Demar, qui sort une série de services incroyables et qui nous met dedans. Si on regarde la physionomie du match, la réponse qu’on a su apporter après la lourde défaite en Coupe, je suis déçu bien sûr, mais aussi très fier de la réaction des joueurs. »
Au-delà du match, le coach pointe également la fatigue et un calendrier difficile : « si, en septembre, on me dit qu’on finit huitièmes du championnat et qu’on joue une finale de Coupe de France, je signe tout de suite. Maintenant, on est compétiteurs, on a faim de victoire et on voulait aller plus loin. On a passé les trois quarts du championnat dans le top 6. On en sort sur le dernier mois et demi, avec une baisse de régime, parce qu’on s’est trop focalisés sur cette finale, qui était une première pour beaucoup. Et puis, placer la finale de Coupe de France au milieu des play-ins, je trouve ça aberrant. On ne peut pas jouer un match de play-ins le mercredi, une finale le samedi, puis à nouveau les play-ins le mardi. Si on avait gagné la finale, on serait arrivés encore plus fatigués aujourd’hui. Les play-ins sont très mal placés. »
Le Nice Volley-Ball sort donc la tête haute, porté par une réaction d’orgueil convaincante, mais paie cher un passage à vide au pire moment dans le match. Un reflet de cette fin de saison qui aura été difficile pour les Eagles en termes de résultats, malgré de bons matches souvent mal récompensés. Rendez-vous la saison prochaine.
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