
Dès le 10 décembre 2006, notre éditorialiste Jean-Luc Vannier, bien avant l’ascension de l’alternative centriste, avait pressenti le phénomène « Bayrou » (Edito du 10 décembre)Jean-Luc Vannier prédisait en s’appuyant des exemples européens : « N’en déplaise à notre nombrilisme hexagonal, un souffle étrange se déplace ces temps derniers de toute l’Europe vers la France. Et contrairement au nuage de Tchernobyl, celui-ci pourrait ne pas s’arrêter benoîtement à nos frontières. De l’Allemagne, de l’Autriche, voire de la Tchéquie, en provenance des Pays-Bas, il se prépare à infiltrer notre territoire. L’esprit politique de la « grande coalition » frappe à notre porte, prêt à donner l’assaut final lors des prochaines élections présidentielles et législatives. »
Formule magique ou recette miracle ? Les militants et sympathisants du parti centriste parlent plus volontiers de travail et de ténacité face à une classe politique qui n’a eu de cesse de faire passer leur parti pour un camp sans convictions, coincé entre les sempiternelles droite et gauche. Oui mais voilà, tel Zorro et sans se presser, le nouveau François Bayrou est arrivé au grand dam des cadors qui se voient dans l’obligation de composer aujourd’hui avec une candidature sans doute sous-estimée par certains.

Un premier élément de réponse tombera le soir du 22 avril prochain et cette nouvelle donne aura certainement fait changé les stratégies dans les autres grands partis français qui avaient peut-être envisagé un peu trop tôt le seul couple Royal-Sarko. Mais la date fatidique restera, bien entendu, le 6 mai 2007 prochain qui apportera un nouveau chef, en espérant qu’il soit d’état !
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