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La claque électorale met en évidence la crise profonde de Les Républicains

2 min de lecture

Au lendemain de la catastrophe électorale marquée par l’échec de Valérie Pécresse au premier tour de la présidentielle (4,78 %), Les Républicains se sont retrouvés lundi matin au siège du parti pour prendre plusieurs décisions et tenter d’éviter l’implosion.

«Notre famille politique, a déclaré Christian Jacob, a toujours été et reste un adversaire déterminé du Rassemblement National. Aucune voix ne peut se porter sur Marine Le Pen. Son projet politique et économique nous conduirait au chaos».

C’est donc un « non » pour MLP, mais ce n’est pas non plus un « oui » pour son adversaire puisque la position officielle du mouvement ne prévoit pas un appel explicite à voter le candidat Macron.

En fait, toute proportion gardée, cette position rappelle celle de Ponce Pilate, gouverneur de la Judée, qui se lava symboliquement les mains en refusant de prendre une décision concernant la mise à mort de Jésus et la délégua à la foule (ainsi qu’on peut lire dans les Evangiles).

Ce « ni oui ni non » adopté à l’issue d’un vote conclu par 13 abstentions sur près de 130 personnes (dont celle d’Éric Ciotti, orienté vers un vote blanc ou pour MLP ?) et un vote contre (Guillaume Larrivé, favorable à un ralliement) montre bien l’état de crise d’un parti, autrefois architrave de la démocratie parlementaire, aujourd’hui réduit à un ensemble de barons locaux, gestionnaires de leur fief mais incapables de se donner une ligne politique d’envergure et perspective.

Mais parmi eux, plusieurs cadres dirigeants, dont Valérie Pécresse, se sont prononcés explicitement en faveur du candidat Macron.

Ce premier tour de la présidentielle 2022 est une claque monumentale pour le parti et sa candidate, mais la crise vient de loin : a-t-on déjà oublié le résultat de l’élection européenne en 2019 ? Avec par tête de liste l’inconnu versaillais François-Xavier Bellamy, 8,5% !

En fait, depuis la non-élection de Nicolas Sarkozy en 2012, l’UMP/LR n’a jamais plus eu une assise dirigeante capable de donner au parti un nouveau souffle. Au vu du passé récent et du présent, son avenir présente plus d’un point d’interrogation.

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