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In memoriam: 9/11 forever!

3 min de lecture

Une date qui impose une réflection profonde de la part de nous tous. Dans ces occasions nous devrions avoir l’obligation de nous arrêter et… réfléchir ! C’est pour cela qu’une demande doit être faite avec l’amertume qui va avec : était-ce vraiment indispensable d’organiser deux meetings politiques (UMP et FN) ce jour-là ?


© Jean-Sebastian Raud
© Jean-Sebastian Raud
Qui a oublié ce jour d’il y a 10 ans ?

C’est impossible, surtout pour ceux qui ont pu « voir en direct » à la télévision les deux avions pénétrer, comme un couteau, dans les Twin Towers. Puissance de la technologie qui permet de combiner l’actualité et la transformer en spectacle.

Celui de Mohammed Atta et des autres 18 kamikazes d’Al Qaïda ne fut pas un attentat comme malheuresement on en avait déjà connu. Il fut le « premier », et jusqu’a maintenant le seul, acte de guerre du terrorisme contre un Etat. Mais cet acte était-il contre un Etat (les Etats-Unis d’Amérique, emblème de l’imperialisme) ou contre une « civilisation » ?

Le lendemain, Le Monde titra : « Nous sommes tous américains ! ». L’illustre journal avait-il vraiment raison ?

Deux considérations sont à mettre en avant :

  • Le lieu choisi, New-York, n’était-il pas plus qu’une ville américaine ? Il est le symbole de « l’impérialisme international » qu’Al QaÏda proclame vouloir combattre au nom de la révolte des opprimés et des défenseurs des valeurs religieuses. New-York représente-t-il l’imperialisme capitaliste qui les a abandonné pour aller, comme ils le pretendent, vers le matérialisme ?

  • Faut-il rappeler que les 2976 personnes décedées étaient de 90 nationalités, donc représentatives d’une large part du monde ?

Quelques années plus tôt (en 1996), Samuel Huntington, professeur à Harvard, avait publié une analyse politique innovante.

Dans son livre qui eut un succès éditorial retentissant (« Clash of civilization and remaking of World »), Huntington soutenait la thèse que les affrontements futurs (et la guerre comme conséquence) ne seraient plus entre Etats mais entre idéologies et rituels identitaires dont le substrat réligieux était un tenant important.

La suite du 11 septembre 2001 fut, on le sait, autant désastreuse que son origine : la « War of terrorism » déclaré par le Président Bush et les invasions et conflits en Irak et Afganistan et les quelques attentats successifs de la nébuleuse terroriste ici et là dans le monde.

Là encore, on eut et on a encore des dizaines, centaines de milliers de morts, des destructions en quantité impossible à comptabiliser correctement, des coûts en terme de budgets publiques exhorbitants.

Symboliquement, dans cette dixième année, on a enregistré « l’episode d’intelligence » qui a déterminé la mort de Ben Laden, n°1 d’Al Qaida, le supposé « seigneur de la mort ».

Oussama Ben Laden a également changé nos vie et notre manière de vivre. Il suffit de voir les conséquences psycologiques en terme de perception de sécurité. Les politiques sécuritaires qui suivirent ont réduit les libertés individuelles et collectives (parfois même lourdement), avec des coûts considérables et ont orienté la politique vers la droite conservatrice… et autoritaire. Finalement, celui-ci est l’héritage du 9/11 qui restera une « date » écrite pour toujours dans le livre de notre histoire contemporaine.

N’oublions pas les deux autres avions qui participaient à cette même opération : l’un s’écrasa sur une aile du Pentagone et l’autre dans une forêt de Pensylvanie après une révolte de certains de ses passagers.

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