Un cambriolage survenu début janvier 2026 au Val, dans le Var, a visé la famille de Jules Bianchi. Des objets liés aux débuts sportifs du pilote ont été dérobés. Après un appel public largement relayé, le dernier kart utilisé par Jules a été retrouvé. D’autres pièces, essentielles à sa mémoire personnelle et sportive, manquent encore.
Dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier 2026, un garage appartenant à la famille Bianchi a été cambriolé au Val, dans le Var. Plusieurs objets liés au parcours de Jules Bianchi ont été dérobés. Parmi eux figuraient des karts, des châssis et une petite moto. Ces éléments renvoyaient aux premières années de pratique du pilote. La famille a rapidement choisi de rendre l’affaire publique. Un appel a été lancé pour tenter de retrouver ces objets.
Cet appel insistait sur un point central. Les objets volés ne relevaient pas d’un enjeu financier mais une dimension affective. Jules Bianchi, né à Nice, est mort à l’âge de 25 ans après un accident survenu lors du Grand Prix du Japon en 2014. Le jeune pilote automobile a grandi à Brignoles, dans le Var. Le karting a marqué le début de son parcours sportif. Les objets volés s’inscrivaient dans cette période fondatrice.
Le discours tenait à distinguer le cambriolage en tant que fait divers de ce qu’il représentait réellement pour la famille : « ce n’est pas le cambriolage en lui-même, ça arrive à tout le monde, mais là, il y a ce côté très très émotionnel et sentimental qui fait qu’on voudrait récupérer ces objets », témoignait son père, Philippe Bianchi.
Des objets retrouvés
Quelques jours plus tard, un premier retour a été communiqué. La famille de Jules Bianchi a informé que le dernier kart utilisé par Jules avait été retrouvé. Ce retour représente un soulagement immense, mais le préjudice demeure, car plusieurs éléments chargés d’histoire et d’émotion manquent encore.
Ce retour ne permet pas encore de refermer cette blessure. Plusieurs objets essentiels, témoins des débuts et du parcours de Jules, manquent toujours à l’appel. Des éléments profondément liés à son histoire personnelle et à sa mémoire restent aujourd’hui introuvables.
À ce jour, restent introuvables plusieurs châssis marqués JB17, des baby karts appartenant à Jules et la petite moto avec laquelle il a appris à monter. Cet objet est présenté comme profondément symbolique. Cette moto appartenait à sa sœur. Cet apprentissage marque les tout premiers pas de Jules dans le sport mécanique.
Ces pièces n’ont aucune réelle valeur marchande. Ces objets sont identifiables, traçables et inutilisables. Leur valeur affective et mémorielle est bien sur inestimable. Ces éléments font partie intégrante de l’histoire personnelle et sportive de Jules. La restitution partielle ne permet donc pas de recomposer cet ensemble.
La famille Bianchi a tenu à remercier publiquement les acteurs mobilisés. La Gendarmerie de Brignoles est citée pour son engagement et son travail. Les médias ayant relayé l’appel avec respect sont également mentionnés tout comme l’ensemble des personnes mobilisées qui ont fait preuve d’humanité, de vigilance et de solidarité sont salués.
Cette mobilisation a déjà permis une première avancée. Elle prouve qu’ensemble, il est possible d’agir. Mais la mémoire de Jules reste aujourd’hui incomplète. La famille lance donc un appel renouvelé à la restitution des objets encore manquants. Il est encore temps de réparer. Déposer ces éléments dans un lieu permettant leur retour à la famille serait un geste fort, responsable et profondément humain.
Jules Bianchi demeure une figure respectée du sport automobile, un symbole de courage, de travail et de transmission. Sa mémoire mérite d’être protégée. La famille Bianchi, les proches et tous ceux qui portent Jules dans leur cœur ne lâcheront rien.
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