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Exposition « Et si le blanc était une couleur ? » à Vallauris

3 min de lecture

26 février – 26 mars 2011
lundi à vendredi de 10 h à 12 et de 14 h 30 à 17 h et sur rendez-vous
Atelier Lembo 11 bis boulevard des deux Vallons 06220 Vallauris

L’exposition « Et si le blanc était une couleur ? » montre différentes positions artistiques à propos du blanc. Que peut on voir sur un tableau blanc ? Est-ce que le blanc montre ou cache-t-il des choses ? Y-a-t-il un blanc ou plusieurs blancs ? Faut-il avoir peur du blanc ou est il relaxant ?
Est-ce que le blanc est une couleur ou une non-couleur ?
Le concept de cette exposition a été inspiré par l’oeuvre de l’artiste Gloria Li Mir. Elle a intégré le blanc dans ses installations et performances, mais surtout dans sa peinture. Le blanc est pour elle le support qui permet l’apparition d’autres couleurs selon l’incidence de la lumière. Cela lui permet de créer des oeuvres qui sont en plein mouvement, même si le tableaux est immobile.

Héléna Krajewicz utilise le blanc dans son oeuvre également pour jouer avec la lumière, mais plutôt le blanc transparent de la fibre de verre. Cette transparence se retrouve aussi dans le tissu d’organza de l’oeuvre créée avec la styliste Lara Gouillon. (Sortilège en hiver II)
Par contre pour Lara le blanc est la couleur du mariage, de la pureté.
La pureté d’une autre manière est le blanc selon Belinda Berger. Elle laisse la porcelaine pure, sans émail, sans autres couleurs, au profit du langage de la forme. Le blanc pur nous laisse regarder l’essentiel, sur l’être humain comme individu. (People)
Au contraire, chez Renaud Lembo, la forme des plaques est simplement géométrique. Le blanc cache l’image, qui s’ouvre à l’observateur en la reconstituant dans la contemplation des zones mates et brillantes. (Bianca Lisa)

La contemplation des sculptures animées de Margaret Michel nous permet un repos de l’âme dans leur mouvement en boucle, sans début ni fin. De plus, le déploiement de l’éventail rappelle une respiration méditative, le blanc étant la couleur de la méditation chez l’artiste. (La Danse Diaphane)

Nous trouvons une respiration plus inquiétante dans la « Nuit Blanche » de Bernard Reyboz. L’oreiller empêcherait le fatigue à se reposer. Cette nuit blanche crée « un monde en lévitation entre un néant habité d’ombres et un vide infiniment noir »

Chez Richard Pellegrino le blanc est le moyen d’homogénéiser ses assemblages d’objets abandonnés. Ainsi il créé des oeuvres d’art qui sont les reflets de notre société. (e la nave va )

Dans l’oeuvre de Sandrine Rousseau (dite OMSA), le blanc prend une place fort
symbolique. Il « représente la pureté qui est propre à la naissance de la vie et du monde. … Mais le blanc contient toutes les couleurs et donc, par la suite, celles-ci peuvent s’épanouir selon leurs aspirations mais le blanc est la base, la source … » (Arbre de Vie).

Le blanc de Julien Lombardi est, en revanche, indéterminé. Il y a les nuances, les
variations du blanc, les formes sont en devenir. Ses photos traduisent « la douceur et la légèreté des choses évanescente » (Over White).

Andreas Bergman joue également avec les tonalités du blanc, mais il travaille la terre. Les variations du blanc étalent les structures de surface des oeuvres.

L’artiste COFI réalise ses oeuvres à partir d’images capturées par une caméra lors des expositions. Ainsi le spectateur devient acteur de la prochaine exposition. Pour notre exposition sur le blanc il a pris « Malevitch comme prétexte » en attendant la suite.

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