Municipales 2026 : Christian Estrosi mise sur la transparence et la participation

Christian Estrosi lance sa campagne des municipales 2026 avec dix engagements pour renforcer la participation citoyenne. Le maire sortant souhaite associer davantage les Niçois aux décisions locales par des consultations, des référendums et des outils de suivi en ligne.

Christian Estrosi a lancé sa campagne pour les municipales de 2026 avec un ensemble de dix engagements dédiés à la participation citoyenne. Le maire sortant a présenté cet après-midi un projet qui veut renforcer le rôle des habitants dans les choix municipaux, dans les quartiers comme dans la gestion quotidienne de la Ville.

Le candidat Tous pour Nice explique sa démarche en ouverture de campagne : « Tous pour Nice, ce n’est pas un slogan, c’est un projet pour que chaque Niçois puisse davantage agir pour sa ville, pour son quartier et pour chaque politique publique que nous mettons en œuvre. »
L’édile rappelle l’impact de la crise sanitaire sur les pratiques publiques et évoque la volonté exprimée, selon lui, par de nombreux Niçois de participer plus directement aux décisions. Il cite la mise en place d’instances consultatives, de conseils de territoire ou encore une plateforme participative pour illustrer cette dynamique.

Christian Estrosi affirme vouloir débuter ce nouveau cycle politique par une consultation directe : « chaque nouveau mandat doit être l’occasion de s’interroger sur « Comment faire mieux pour s’adapter à l’évolution de la société ? » J’ai souhaité commencer ma campagne municipale avec l’élaboration d’un questionnaire. » Voici les dix propositions faites par le candidat.

La présidence de la commission des finances promise à un élu d’opposition

Le projet présenté par Christian Estrosi repose sur une série de mesures qui cherchent à installer un échange continu entre la ville et les habitants. Premièrement, il s’engage à ce que chaque adjoint rencontre les Niçois deux fois par an pour présenter son action, répondre aux questions et rendre publiques les conclusions de ces échanges. Lui-même poursuivra ses réunions de quartier.

La plateforme participative en ligne jouerait un rôle central dans ce dispositif. Elle deviendrait un outil de dialogue permanent, avec des réponses rapides, un rendez-vous vidéo mensuel avec le maire ou un adjoint, et un suivi transparent des chantiers et projets locaux. L’expression citoyenne gagnerait aussi une place nouvelle lors du Conseil municipal : trois questions posées par des habitants seraient tirées au sort pour chaque séance, et toute proposition soutenue par 1 000 électeurs pourrait être soumise au vote des élus.

Christian Estrosi souhaite aussi intégrer directement des citoyens dans son équipe. Deux Niçois ayant proposé un projet jugé pertinent rejoindraient sa liste en position éligible. Il veut également instaurer une journée annuelle dédiée aux référendums locaux, afin que les habitants puissent décider sur des sujets de proximité, avec la possibilité d’initier eux-mêmes une consultation.

Le Conseil communal consultatif verrait ses missions élargies. Sa composition évoluerait partiellement avec l’entrée de membres tirés au sort pour deux ans, afin de diversifier les profils et les avis. La transparence des politiques publiques serait renforcée grâce à la mise en ligne d’indicateurs accessibles à tous, dans des domaines comme la sécurité, la propreté, la mobilité, la culture ou la solidarité. Les lettres de mission des adjoints seraient également rendues publiques.

Sur le plan financier, le candidat prévoit un audit annuel indépendant, présenté publiquement et annexé au budget. La présidence de la Commission des finances actuellement sous la responsabilité de celui qui lui a succédé à la mairie de Nice durant un an, Philippe Pradal, reviendrait à un élu de l’opposition. Le budget participatif, doublé à 3 millions d’euros par an, permettrait de financer plus largement les projets proposés par les habitants. Enfin, les appels d’offres municipaux intégreraient systématiquement une phase de concertation afin d’associer les Niçois aux choix liés à l’aménagement, au mobilier urbain ou aux usages.

Christian Estrosi conclut sa présentation en expliquant son ambition : « nous voulons faire de Nice la ville française la plus démocratique, la plus participative, la plus transparente et la plus exigeante avec elle-même. » Le détails de l’ensemble de son programme devait être connu d’ici à la fin du mois de janvier.

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