Ce dimanche 25 janvier, la liste Nice Front Populaire, conduite par Mireille Damiano, a réuni ses colistiers et sympathisants place Saint-Roch pour présenter son projet intitulé « La ville que nous voulons ». L’événement a été l’occasion de dévoiler les douze colistiers et colistières et de discuter des orientations de cette liste alternative à Nice.
Faire de la politique autrement. C’est le souhait du Nice Front Populaire amené par Mireille Damiano. La tête de liste pour les municipales 2026 à Nice veut jouer la carte d’une politique diverse, locale et résolument tournée vers l’action. Dès le début, Mireille Damiano a pris la parole et invité ses colistiers à se présenter à tour de rôle. « J’ai le plaisir et l’honneur de conduire la liste Nice Front Populaire, avec mes colistiers et colistières que nous avons présentés aujourd’hui », explique-t-elle. Interrogée sur l’architecture de sa liste, elle précise : « elle représente l’équilibre que nous souhaitons : des personnes appartenant ou non à des organisations politiques, mais toutes engagées dans un combat local. Certaines sont actives dans des associations, des syndicats, ou reconnues dans leurs quartiers pour leur action concrète. Ces personnes sont expertes de la vie de leur quartier, et à ce titre, elles ont toute leur place. »
À propos de l’affiche du rassemblement affichant « Ni l’un ni l’autre », un clin d’œil à sa ligne politique, elle explique : « nous ne voulons plus ni d’Estrosi et de sa quatrième mandature, ni de Ciotti et de l’extrême droite radicale qu’il représente. Ce n’est pas une exclusion de personnes, mais une exclusion d’idées de droite et d’extrême droite. » En conclusion de ses interventions, Mireille Damiano livre sa formule favorite : « même si Estrosi et Ciotti ne veulent pas, eh bien nous, on est là. »

Une tête de liste et 12 colistiers
Solène Gomes Correia, 29 ans, employée au planning familiale 06 colistière, insiste sur le rôle de la diversité : « la diversité n’est pas un outil ni une fin, c’est un fait. Toutes les listes niçoises devraient être diverses, parce que Nice est une ville remplie de diversité. Si l’on veut représenter correctement la ville, il faut représenter ses courants et les différentes identités. Ce n’est pas la diversité qui va servir à gagner, c’est plutôt un prérequis. » Engagée de longue date dans les luttes féministes et les questions antiracistes et décoloniales, elle souhaite apporter une approche concrète sur le terrain : « il faut écouter les femmes, les associations féministes, les structures d’accueil des victimes de violences, et leur donner les moyens d’agir. »
Robert Injey, 63 ans, colistier, évoque son expérience et sa connaissance de la ville : « c’est un engagement que je poursuis depuis plusieurs décennies. Je prolonge cet engagement auprès d’une équipe rajeunie avec laquelle je partage les mêmes valeurs et combats. Sur une élection municipale, il faut connaître le passé. Moi, je peux apporter cette expérience, ainsi qu’une connaissance des quartiers et de différents réseaux. Eux apportent leur jeunesse, nous apportons un peu d’expérience. »
Dans la liste du Nice Front Populaire on retrouve des noms comme Florence Ciaravola, Pierre Guennaz, Alex Malergue, Ariane Kuttel, Camille Lalouette, Ciril Joanin, Sarah Bensaid, Hatem Dridi, Cédric Petitpas, ou encore Allan Clerc. A ces personnalités de la société civile mais pas que, s’ajoute Olivier Salerno et David Nakache, N°2 et 3 de la liste.
La diversité comme force
La question de la diversité de la liste a été posée à tous les participants. Pour Solène Gomes Correia, elle est fondamentale pour représenter la ville : « toutes les listes niçoises devraient être diverses. Ce n’est pas la diversité qui va nous faire gagner, c’est un prérequis. » Robert Injey y voit un moyen de toucher un électorat large : « cette diversité nous permet de nous adresser au plus grand nombre, à toutes les personnes de gauche et au-delà. C’est ce qui fait notre force. » Pour Mireille Damiano, elle est essentielle pour recréer la confiance : « elle est extrêmement importante, parce qu’il faut que les personnes se reconnaissent. Dans une liste homogène ou qui ne représente qu’un certain profil de population, les électeurs ne s’identifient pas. Beaucoup ne font plus confiance. Cette confiance passe aussi par le fait qu’ils se reconnaissent dans les personnes présentées comme porteuses de valeurs proches des leurs. Cette diversité est donc fondamentale. »
Entre expérience, jeunesse et diversité, Nice Front Populaire se veut la liste qui représente pleinement la ville… et qui dit haut et fort qu’elle est là pour faire entendre sa voix.
Diane Roustan
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