Municipales 2026 à Nice : les propositions de Mireille Damiano (Nice Front Populaire)

À la veille du 1er tour des élections municipales, la rédaction de Nice Premium vous propose une série d’entretiens identiques avec les têtes de liste ayant répondu favorablement à notre demande. L’objectif est de vous permettre de mieux comprendre les prises de position des différents candidats à l’élection municipale à Nice.

Trois listes n’ont pas donné suite malgré plusieurs relances : Tous pour Nice (Christian Estrosi), pour des raisons d’agenda ; À la Reconquête de Nice (Cédric Vella), qui n’a pas honoré son rendez-vous ; et Le Meilleur est à venir (Eric Ciotti), qui a ignoré nos demandes.

Les quatre autres listes, à savoir Nice Front Populaire (Mireille Damiano), Nice Démocratie Directe (Céline Forjonnel), Lutte Ouvrière – Le camp des travailleurs (Estelle Jaquet) et Unis pour Nice (Juliette Chesnel-Le Roux), ont répondu à dix questions généralistes et adressé un message aux électeurs niçois.

La première candidate à répondre à nos questions est Mireille Damiano :

Si vous êtes élu, quelle serait votre priorité absolue pour Nice durant les 100 premiers jours de votre mandat ?

« Le bilan qu’on a fait, c’est un bilan au niveau social sur les personnes en grande difficulté, qui est absolument désastreux. On lancerait donc de façon vraiment prioritaire un grand plan contre la précarité. Évidemment, ça comprend des tas de choses. Ce plan permettrait d’avoir une possibilité d’accueil, d’orientation et d’accompagnement pour tous les défavorisés, en particulier les familles avec enfants qui se trouvent malheureusement actuellement à la rue.

Quelle sera votre stratégie en matière de sécurité dans l’espace public ?

On fait la différence entre la sécurité du quotidien, qui passe par des choses qui ne sont pas forcément reliées aux services de police. Je donne un petit exemple : ça peut être l’éclairage de nuit dans certains quartiers pour permettre de rentrer en toute sécurité au domicile. Ça peut être aussi les arrêts de tram à la demande et les trams la nuit, n’importe quel jour de la semaine.

S’agissant plus particulièrement de la manière dont on gère la sécurité avec les forces de police, c’est une police de proximité qui est remise, si j’ose dire, dans l’optique et la mission de la proximité et de la prévention. C’est-à-dire qu’on redéploie, en réalité non pas en augmentant le chiffre, mais en redéployant les services de police municipale avec une option formation, une grande attention au recrutement et à la possibilité d’être en lien avec les habitants des quartiers, mais aussi avec les associations qui s’y développent. L’objectif est de faire un maillage permettant d’avoir un recours, si nécessaire, à des gens qui sont sur place.

Ça, c’est la sécurité au quotidien. Ce qu’il faut bien entendre, c’est qu’il faut impérativement faire le point entre les missions dévolues à la police municipale et celles dévolues à la police nationale, dont on sait qu’elle est peut-être un petit peu en déficit ici. C’est toujours pareil : chaque fois qu’on a une police municipale très forte, on a une police nationale qui l’est un peu moins.

Dans ce cadre-là, cela veut dire qu’on n’envoie pas, « au front », des policiers municipaux quand ce n’est pas de leur ressort. Et qui plus est, pas de police privée, c’est-à-dire pas de délégation de mission de police ou de contrôle des personnes à des services privés, par exemple la Gaïda (Groupement d’Agents Interbailleurs contre les Désordres et les Abus, N.D.L.R).

Quelles mesures concrètes proposerez-vous pour faire face à la crise du logement à Nice ?

Il faut avoir en tête qu’il y a deux volets. Le volet logements sociaux, où l’on rappelle — et ce n’est pas inutile de le dire à chaque fois — qu’on est à 14 % de logements sociaux au lieu de 25 %, et que ce qui est prévu actuellement ne permettra pas de procéder au rattrapage.

Cela veut dire qu’il faut identifier de façon claire tous les mètres carrés possibles qui puissent permettre la construction sur des terres déjà travaillées. Il n’est pas question d’aller chercher des terres qui pourraient avoir une fonction rurale. Il faut avoir la possibilité de cumuler des possibilités de construction ou de rehaussement quand c’est possible. Ce qui nous semble très efficace, c’est de renforcer la mixité sociale. Pour ce faire, il faut abaisser le seuil en deçà duquel on n’a pas de logement social à mettre dans les programmes.

C’est le volet logement social, avec une possibilité évidemment de préemption si nécessaire, puisque la ville a tous les moyens de le faire.

Ensuite il y a le logement avec un parc privatif. Là, par définition, il faut être attentif au contrôle de la mise sur le marché locatif, à savoir un contrôle réellement efficace des Airbnb. On est passé de 7 à 10 contrôleurs, mais ce n’est pas ça qui va gérer les 14 000 annonces Airbnb sur la plateforme.

Il y a donc un contrôle très sévère à faire sur ce plan. Il y a aussi 30 000 logements vacants, si je ne m’abuse, qu’il faut sans doute vérifier. Nous avons proposé que l’on ne va évidemment pas déposséder un petit propriétaire qui pendant un an ou deux ans ne met pas son appartement en location. En revanche, il faut être en capacité de savoir ce qu’on en fait, de mettre en place un véritable accompagnement et de ne pas hésiter à envisager des mesures d’expropriation si nécessaire.

La mesure phare que nous imaginons mettre en route tout de suite — évidemment avec un accord préfectoral — c’est l’encadrement des loyers, qui encadre le marché locatif privé.

Quelle politique de mobilité mettrez-vous en place pour réduire les embouteillages et améliorer les transports au quotidien ?

Cela participe de plusieurs objectifs. Le premier, quand on sait que la cause de tous les embouteillages reste la voiture. On a à la fois les gens qui n’en ont pas et qui ont le droit de se déplacer correctement. D’autres ont une voiture et malheureusement ne peuvent pas faire autrement que de la prendre parce qu’ils ont été éloignés des centres du fait de la politique du logement et qu’ils doivent venir travailler. Ces problèmes doivent être résolus par la volonté de réduire l’usage de la voiture autant que possible.

Comment est-ce qu’on réduit l’usage de la voiture ? Par l’amélioration des transports. Notre propos est d’instituer des transports gratuits, avec une attention au fait qu’il n’y ait pas de rupture. Quand on arrive sur les points relais, les personnes qui habitent dans les collines doivent pouvoir bénéficier de relais collinaires.

La première chose pour éviter les embouteillages est de réduire la voiture. Pour que cela ne soit pas punitif, la question n’est pas de dire que votre voiture est tellement ancienne qu’on ne vous laisse plus circuler, il faut agir sur les transports.

Deuxièmement, il faut favoriser les mobilités douces : les possibilités d’aller et venir à pied. Il faut aussi réaménager les pistes cyclables, où nous sommes très en retard, de manière à ce qu’elles soient sécurisées, qu’elles n’aient pas de rupture, qu’elles ne soient pas zigzagantes et qu’elles soient utilisables par tout le monde, y compris les enfants.

On met tout cela en place : le vélo, moins de voitures, marcher quand c’est possible. Quand on sait que beaucoup de trajets font moins de trois kilomètres, y compris en voiture… Il y a quelque chose qui ne va pas.

Comment soutiendrez-vous le commerce local du centre-ville ?

La question des commerces relève d’aspects privés. Si les commerces locaux ont tendance soit à fermer, soit à disparaître, c’est que malheureusement on a un centre-ville qui est soit maltraité, soit se dépeuple. En conséquence, les commerces de proximité sont atteints de plein fouet, au profit de l’explosion d’un certain nombre de commerces de grande distribution qui vont de pair avec des complexes organisés.

Quand on a un complexe assez grand, qu’est-ce qui se passe ? Un commerce de grande distribution s’y installe et fait un petit peu crouler les petits commerces. Il existe des méthodes possibles qui passent par l’accompagnement ou par des garanties de loyers commerciaux. Je pense surtout que le fait de faire revivre le quartier permettra à des commerces de s’installer.

Je lisais un texte qui m’a étonné, mais c’est la réalité : on observe une diminution des chiffres d’affaires des TPE-PME. Cela va de pair. À partir du moment où les gens ne peuvent pas s’installer et où les locaux sont extrêmement chers, les prix locatifs explosent pour les habitations, mais aussi pour les locaux commerciaux, tout devient très cher.

Par définition, ce très cher s’accompagne, me semble-t-il, d’une politique particulière visant à faire de cette ville une ville attractive. Quand on dit attractive, ce n’est pas dans le bon sens du terme : on n’attire pas les gens qui y vivent, on attire plutôt ceux qui y passent.

Comment garantirez-vous un accès équitable au sport, à la culture et aux équipements publics dans tous les quartiers de la ville ?

On a fait une espèce de constat sur ce qui se passait, et on n’a pas tort de lier le sport et la culture. Un certain nombre de structures existent dans les quartiers. Je pense par exemple aux AnimaNice, qui sont sans doute à gérer autrement, ainsi qu’aux complexes sportifs.

Je vois que beaucoup font des propositions autour de grandes structures : un palais des sports, un grand théâtre, etc. La ville doit évidemment s’équiper de ce type d’infrastructures. Notre propos est de dire qu’une ville agréable à vivre, c’est ce qu’on a appelé la ville du quart d’heure.

À un quart d’heure de chez soi, on devrait pouvoir avoir tout ce qui fait la vie quotidienne : des services publics, mais aussi un accès à la culture et au sport. Cela implique de développer des structures de quartier, sportives ou culturelles, avec peut-être des conventions passées avec les institutions existantes, par exemple l’Opéra ou les Ballets de Nice, afin de permettre, dans certaines structures culturelles, l’apprentissage de la musique ou, en tout cas, de faire en sorte que chaque enfant puisse découvrir et pratiquer un instrument.

On peut instaurer des conventions extrêmement pertinentes et, ensuite, peut-être mettre en place l’idée d’un pass qui soit à la fois un pass sport et un pass culture.

Quelle sera votre vision pour protéger et aménager le littoral niçois face au changement climatique ?

Je pense qu’on a peut-être été la seule liste à s’inquiéter des problèmes de risque. Nous avons développé une politique du risque, c’est-à-dire de la connaissance du risque. Ce que nous avons constaté, c’est que nous n’avons actuellement aucune possibilité d’évaluer de façon claire, et surtout actualisée, les risques liés par exemple aux fleuves de montagne que sont le Paillon ou le Var, puisque les études sont extrêmement anciennes. Il faut donc les réactualiser : c’est une urgence absolue !

La deuxième urgence est de savoir où il ne faut pas continuer à construire. L’exemple que nous avons donné est celui du lit du Paillon, où se trouve le lycée Apollinaire. Outre le fait qu’il est construit en dépit du bon sens parce qu’il est dans le mauvais sens, s’il y avait aujourd’hui un épisode pourtant totalement envisageable, il faudrait être capable de réagir en deux heures.

L’idée première est donc d’adopter un principe de précaution. Dans ce cadre, il faut éviter de maintenir des structures dangereuses pour les enfants : il faut déménager le lycée.

Il ne s’agit pas de faire peur aux gens, mais de les rassurer en montrant que l’on a une bonne connaissance des lieux, de la survenance éventuelle d’une tempête et de ses conséquences. Tout doit être fait pour que l’on puisse très rapidement prendre des dispositions.

Il faut aussi arrêter de dire qu’on va faire je ne sais quoi au Palais des Expos, qui se trouve en pleine zone difficile, ou transporter le Palais des Congrès sur un MIN qui sera dans quelques années en zone inondable.

Il y a donc un principe de précaution, et surtout la nécessité d’une connaissance exacte de la situation que nous n’avons pas aujourd’hui, ce qui est d’ailleurs reconnu par la mairie. Cela fait partie des chantiers qu’il faut impérativement lancer. C’est urgent !

Comment financerez-vous votre programme sans augmenter la dette municipale ni les impôts locaux ?

Il faut quand même se rendre compte que, étant hors de l’hémicycle, nous n’avons pas une connaissance très facile des dossiers, hormis les publications budgétaires. Ce que nous avons constaté, c’est qu’il y a eu une pression fiscale démultipliée : la taxe foncière a augmenté de 19,8 %, si je ne m’abuse, et les bases d’impôts locaux ont également été relevées.

Par ailleurs, on peut faire un certain nombre d’économies. Si l’on réduisait les dépenses de communication, les frais de représentation ou les pénalités budgétées à 19,2 millions d’euros pour non-respect de la loi SRU, il y aurait déjà des marges.

Il existe aussi un projet de doublement des effectifs de police municipale, qui coûterait entre 15 et 19 millions d’euros. Sans parler des caméras : passer de 6 000 à 10 000 représenterait environ 120 millions d’euros. Tout cela, ce sont des dépenses qu’il faut stopper.

Si l’on regarde les budgets de la ville et de la Métropole, on doit être entre 120 et 150 millions d’euros de part et d’autre. Si l’on utilisait simplement une dizaine de pour cent pour les aspects sociaux — et non pour la sécurité ou le faux-verdissement — on pourrait financer des projets sans trop de difficultés.

Sur les transports, il existe d’autres leviers. Le financement des transports en commun peut passer par une évolution de la taxe de séjour, pour la rapprocher de ce qui se pratique à Paris, où les montants peuvent être jusqu’à trois fois plus élevés.

On peut aussi agir sur la taxe mobilité, ou revoir la fiscalité des résidences secondaires. Ce ne serait pas forcément une mauvaise chose, d’autant que, parallèlement, dans le cadre du logement, on chercherait à en limiter le nombre.

Enfin, il y a une dette qu’il faudra bien juguler. Surtout, il ne faut pas l’alourdir avec des dépenses qui découlent d’une politique de sécurité empirique et inutile, ou du non-respect de la loi.

Quelle place accorderez-vous à la démocratie locale et à la participation citoyenne dans votre processus de prise de décision ?

Notre liste est une liste citoyenne dans sa composition. La preuve : je ne suis pas encartée, je n’arrête pas de le dire. On me qualifie de LFI ; je n’ai évidemment rien contre, puisqu’ils sont nos partenaires depuis six ans, mais en même temps, on a donné à cette liste un aspect de liste citoyenne plurielle.

On a essayé de vérifier comment fonctionnait actuellement la démocratie à Nice. Ce n’est pas si facile de comprendre exactement où on en est, parce qu’il y a eu un certain nombre de modifications qui n’ont fait qu’éloigner le Niçois, la Niçoise, l’habitant, l’habitante, de tout un dispositif démocratique. Avant, on avait des comités de quartier qui fonctionnaient, parce qu’il y a une obligation du Code des territoires.

L’idée que l’on développe, c’est qu’il faut se rapprocher de ce que nous appelons des assemblées citoyennes de quartier, pour retrouver une structure à taille humaine, qui accueille à partir de 16 ans sans aucun barrage lié à la nationalité, à la régularité ou à quoi que ce soit […] On estime aussi qu’il pourrait y avoir des conventions citoyennes, évidemment à mettre en place avec parcimonie mais on peut en organiser deux ou trois sur la mandature. La première qui nous semble importante, c’est sans doute celle sur la tranquillité-sécurité, pour permettre de réfléchir, comme cela se fait au niveau national sur le climat, mais déclinée localement. On peut aussi imaginer une convention citoyenne sur l’écologie : comment mener la transition écologique dans la ville de Nice, à partir du travail d’une telle instance. Ce sont des éléments de démocratie qui n’ont rien à voir avec ce que nous connaissons aujourd’hui. J’ai lu dans le programme d’Estrosi qu’il propose que le conseil municipal crée trois questions posées par les Niçois. Intéressant… (Ironique, N.D.L.R)

Il existe donc des dispositifs possibles. L’idée, évidemment, est de rapprocher les habitants et habitantes d’une structure abordable. J’ai fait pas mal de porte-à-porte, et chaque fois je pose la question aux gens : « Vous avez quelque chose à dire à la mairie ? Un projet ? Une idée pour votre quartier ? Savez-vous où vous adresser ? » Blanc. Un grand blanc. Personne, mais vraiment personne ne sait actuellement comment fonctionne cette démocratie.

La démocratie locale, c’est vraiment un des aspects qui me tiennent le plus à cœur. Ce n’est certainement pas la plateforme numérique, où, pour une ville comme Nice, j’ai vu qu’il y avait 4 500, je ne sais plus combien, de personnes connectées, qui va permettre de parler de participation locale. Surtout quand on sait la difficulté du numérique pour une bonne partie des gens.

Comment comptez-vous lutter contre l’abstention et renforcer la participation électorale à Nice ?

Ce qui me navre, c’est que le spectacle donné dans cette campagne, dont je ne cesse de dire qu’elle est franchement indigne et irrespectueuse des électeurs et des électrices, a des conséquences.

Cela pousse à mettre les politiques un peu dans le même sac, même si nous ne cessons de dire que nous ne faisons pas de la politique comme ça. Ensuite, il y a une telle défiance que, finalement, cela pousse à s’éloigner de la chose publique.

L’abstention, c’est cela. Ce n’est pas simplement se dire : « finalement, je n’en ai rien à faire et je vais à la pêche dimanche. » C’est se dire que, de toute façon, cela ne va rien changer parce qu’on ne nous entend pas. Notre parole ne vaut rien. Qu’on y aille ou qu’on n’y aille pas, c’est exactement la même chose.

La reconquête de la confiance ne peut se faire que dans la rencontre et dans la proximité. Elle passe aussi par le fait que les oppositions, lorsqu’elles sont en place, soient fermes, qu’elles incarnent une véritable résistance et qu’elles apportent quelque chose.

Le pire, c’est que ceux qui génèrent cette forme de dépit sont précisément ceux qui en bénéficient, parce que cela éloigne les personnes qui ont le plus intérêt au changement. C’est une perversité assez extraordinaire. La reconquête de la confiance, c’est donc le terrain.

Lorsqu’on rencontre les personnes sur leur lieu de vie, qu’on participe à la vie associative, aux activités de quartier, au travers de son travail ou des luttes que l’on mène sur le plan professionnel ou ailleurs, on peut se dire que si ce sont ces gens-là qui nous représentent, il y a peut-être une petite chance que l’on se dise qu’aller mettre un bulletin dans l’urne, dans une démocratie représentative qui est aujourd’hui un peu en difficulté, vaut peut-être la peine d’essayer. C’est un très long chemin.

Les jeunes ont aussi un vrai problème. Ils se mobilisent — on le voit très bien pour le climat. Il suffit de regarder la composition des manifestations pour le climat : il y a énormément de jeunes. Où sont-ils dans les autres luttes ?

Quel message souhaitez-vous adresser aux Niçois ?

Reprenons la main, emparons-nous de ce dont on peut s’emparer. Et surtout, ayons conscience du risque extraordinaire que notre ville est en train de courir en laissant la droite extrême ou l’extrême droite prendre le pouvoir. »

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