Municipales 2026 à Nice : le point sur la semaine des candidats

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Alors que la date du scrutin approche, les candidats avancent leurs arguments. Les échanges se durcissent et les alliances se dessinent. Tour d’horizon de l’actualité des prétendants à la mairie de Nice.

Juliette Chesnel-Le Roux : l’appel à l’unité

La campagne de Juliette Chesnel-Le Roux, tête de liste Unis pour Nice, voit sa campagne prendre un tournant important avec l’annonce du ralliement de l’APRES, mouvement fondé par des figures nationales de la gauche radicale. L’objectif annoncé est clair : rassembler dès le premier tour pour barrer la route à l’extrême droite.

L’APRES explique sa position. Le mouvement rappelle son identité, son implantation et son engagement pour une union large. Ses responsables affirment vouloir prolonger l’esprit du Nouveau Front Populaire à l’échelle locale. Ils affirment que cette union doit éviter que la division facilite une victoire de l’alliance autour d’Éric Ciotti.

Le mouvement explique aussi les discussions menées avec les deux listes de gauche. Ces échanges n’ont pas abouti. L’APRES regrette ce constat. Ses dirigeants critiquent la stratégie de La France insoumise, jugée trop indépendante. Ils estiment que cette approche contribue à une dispersion jugée risquée.

Dans ce contexte, l’APRES annonce son choix. Le mouvement rejoint Unis pour Nice. Il appelle à un rassemblement dès le premier tour, condition selon lui indispensable pour créer une dynamique commune. Cette décision renforce la liste de Juliette Chesnel-Le Roux. Elle montre aussi les fractures internes de la gauche locale. La candidate devra maintenant transformer ce soutien en dynamique électorale.

De son côté, Julien Picot, secrétaire départemental du PCF 06 et numéro deux de la liste Unis pour Nice, a vivement critiqué la stratégie de Éric Ciotti de tendre la main à des personnalité de la gauche. Selon lui, « quand Éric Ciotti, figure de la droite la plus extrême de France, parle de ‘gens de gauche’… pour les municipales » c’est « à croire à une mauvaise blague. » Il affirme qu’il s’agit d’une reconversion politique cynique : « après avoir passé vingt ans à nous expliquer que la gauche ruinait la France, le voilà prêt à s’en inventer pour sauver la mairie. » Il juge cette tentative de « rallier la gauche » inacceptable : « on ne parle plus de virage, mais de looping politique. » Pour le PCF, cette initiative ne change rien : « on ne partage ni ses idées, ni sa vision, ni sa méthode. »

Éric Ciotti : une campagne offensive et une liste sans étiquette

Éric Ciotti poursuit sa campagne avec une stratégie centrée sur la rupture et la mise en avant de nouveaux soutiens. Il a détaillé la composition de sa future liste sur BFM Nice Côte d’Azur. Il annonce une « liste de rassemblement », sans étiquette. Il affirme : « ma liste n’aura pas d’étiquette politique. » Il précise aussi : « sur les bulletins de vote, il n’y aura pas de logo de formation politique. Il y aura naturellement le soutien du Rassemblement national. »

Le candidat décrit une liste ouverte et évoque des personnalités issues de différents horizons. Le député affirme vouloir accueillir des membres de partis centristes et même « de gauche ». Il évoque aussi le profil des futurs colistiers : policiers, juristes, magistrats. Il confirme la présence de Benoît Kandel, qu’il décrit comme un ami et à qui il promet « des fonctions très importantes. »

Éric Ciotti souhaite aussi un débat avec Christian Estrosi en affirmant être « prêt à débattre » et explique avoir déjà fait cette proposition il y a deux ans. Une proposition pour l’instant refusée par le camp du maire sortant. Il critique par ailleurs le parcours politique du maire sortant tout en affirmant que ce dernier a « profondément changé d’idéologie politique. »

Dans une interview sur CNEWS, Éric Ciotti est revenu sur un débat national. Il décrit Christian Estrosi comme « le premier des macronistes. » Ce dernier a évoqué un échange avec François Fillon au sujet de la campagne de 2017 : « c’est pas ma conception de l’honneur en politique. Moi, j’ai toujours combattu le président de la République, je n’ai jamais voté pour lui. »

Cette séquence montre l’installation d’un affrontement direct entre les deux anciens alliés. Elle souligne aussi la stratégie d’Éric Ciotti : casser les codes traditionnels de son camp pour tenter de capter un électorat plus large.

Christian Estrosi : la riposte et la défense du bilan sécuritaire

La semaine a été marquée par une polémique lancée par les propos de Me Hervé de Surville, fervent soutien d’Éric Ciotti. Ces propos ont visé Christian Estrosi. Ils ont été qualifiés par l’équipe du maire de Nice de « dérapage grave ». La liste Tous pour Nice menée par le maire sortant, a publié un texte très critique. Les responsables dénoncent des « attaques personnelles » ciblant le maire. Ils citent Me de Surville, qui écrit notamment : « on savait le Maire sortant analphabète, on sait désormais qu’il est inculte juridiquement. » L’équipe exige des excuses et demande la condamnation de ces propos par Éric Ciotti.

La campagne du maire sortant s’appuie aussi sur son premier adjoint, Anthony Borré. Ce dernier attaque frontalement les déclarations d’Éric Ciotti et de Christelle d’Intorni sur les chiffres de la sécurité. Il affirme : « Eric Ciotti et Christelle dintorni pris la main dans le sac du mensonge », en contestant les affirmations concernant l’affirmation selon laquelle il y aurait « une attaque au couteau par jour à Nice. » Le directeur de campagne de Christian Estrosi parle d’un « mensonge éhonté », et rappelle le classement national qui place Nice parmi les villes de plus de 100 000 habitants considérées comme les plus sûres.

Anthony Borré a aussi adressé une lettre ouverte aux policiers municipaux. Le premier adjoint y retrace l’histoire de la police municipale depuis 1961. Il répond aux critiques d’une membre de l’équipe d’Éric Ciotti, décrite comme « madame sécurité ». L’exécutif local défend l’action des agents : « tous les agents de la police municipale sont sur le terrain et contribuent à la sécurité de notre ville. » Il insiste sur l’importance de leurs missions, sur leur rôle et sur les investissements réalisés.

Dans cette lettre, Anthony Borré met en avant l’augmentation des effectifs, la modernisation de l’équipement et l’engagement du maire. Ce texte défend une vision continue de la sécurité et souligne aussi la divergence de point de vues entre la majorité sortante et le camp Ciotti sur ce thème central.

Mireille Damiano : un discours social et une critique de la gestion du logement

La liste Nice Front Populaire menée par Mireille Damiano poursuit une campagne centrée sur la justice sociale. Cette semaine, Olivier Salerno a défendu ses positions sur BFM Côte d’Azur. Ce dernier critique le bilan du maire sortant : « déjà, le bilan de Christian Estrosi, c’est des gens qui n’arrivent plus à se loger à Nice. » Il évoque une ville où l’accès au logement serait devenu difficile : « c’est un endroit où, justement, on a l’impression que c’est une ville qui se transforme peu à peu en logement touristique géant. »

Il affirme que « le mal est fait » et critique le niveau de logement social et les conditions dans certains immeubles. Olivier Salerno décrit des logements « vétustes, humides », avant d’annoncer vouloir mettre en place une politique volontariste pour augmenter la part de logements sociaux et rénover les bâtiments existants. Il met en cause ce qu’il décrit comme un décalage entre communications officielles et réalité sur le terrain.

Le référent unitaire à la France Insoumise des Alpes-Maritimes évoque aussi le positionnement politique de sa liste. Il affirme que Christian Estrosi et Éric Ciotti auraient « strictement le même logiciel ajoutant : Pour nous, c’est ni l’un ni l’autre. » Point important pour la suite de la campagne, il a confirmé que la liste se maintiendra au second tour si elle y accède et annonce vouloir représenter une alternative de gauche.

Olivier Salerno décrit aussi le comité de soutien qui se constitue et que nous avons évoqué la semaine dernière. Il affirme que Nice aurait été un « laboratoire réactionnaire » et souhaite en faire « un laboratoire d’une bifurcation. » Ce discours installe la campagne de Mireille Damiano sur un terrain idéologique assumé, orienté vers la transformation sociale.

Nathalie Dloussky : la relance souveraine et le RIC comme méthode

La candidate d’Ensemble pour la Grandeur de la France, Nathalie Dloussky, a développé son programme de campagne centrée sur la souveraineté économique cette semaine. Ce dernier présente un diagnostic sévère de la situation nationale et locale. Il décrit la dette de Nice, la faible croissance et une production en recul.

Elle propose une stratégie de relance locale visant une hausse du PIB niçois de 1 à 2%. Cette stratégie repose sur un investissement de 50 millions d’euros par an, décidé par référendum d’initiative citoyenne. Le programme met en avant des tableaux chiffrés, des mesures sectorielles et un calendrier précis. Il annonce 5 000 emplois créés, une baisse du chômage et un effet sur la délinquance.

Nathalie Dloussky décrit Nice comme un futur « laboratoire national. » Le programme insiste sur la démocratie directe, la transparence et le contrôle citoyen et évoque aussi la crise politique nationale tout en défendant une réponse locale. Le texte critique le « pouvoir hyper-centralisé» et appelle à une mobilisation citoyenne. Il décrit des irrégularités budgétaires dénoncées à Nice et insiste sur la nécessité d’un contrôle démocratique renforcé.

La candidate met en avant le RIC comme outil central. Le programme décrit un processus de décision citoyen. Il détaille aussi des ateliers participatifs et une nécessité de rigueur, de transparence en plus d’un renouvellement démocratique. Cette approche vise à installer la candidature comme une alternative systémique.

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