Municipales 2026 à Nice : Hélène Granouillac présente le programme de son parti « Vivre Nice »

Lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi, Hélène Granouillac, tête de liste de « Vivre Nice », a dévoilé les grandes lignes de son programme pour les élections municipales de 2026. Logement, mobilité, sécurité et transition écologique figurent au cœur des priorités du mouvement.

Devant la presse, la cheffe de file a présenté un projet structuré autour de quatre axes : l’économie, la transition climatique, la sécurité et le bien-être. La responsable du mouvement souhaite construire « une économie du bien-être et une coexistence apaisée ».

Le logement comme priorité 

Hélène Granouillac a placé le logement au centre du projet, dénonçant la suroccupation des appartements et les difficultés d’accès, notamment pour les étudiants. « Nice est la ville de France au plus fort taux de suroccupation », a rappelé la candidate, soulignant les conséquences sur la santé et la scolarité. Pour répondre a cette problématique, la tête de liste propose de transformer des bureaux vacants en logements, en particulier pour les étudiants, en lien avec le Crous, et de renforcer les contrôles sur les locations touristiques.

Selon la responsable, « les 90 jours ne sont pas respectés » (durée maximale autorisée pour les locations touristiques à Nice N.D.L.R), certains propriétaires louant jusqu’à six à huit mois par an, ce qui justifie une intervention municipale plus ferme pour encadrer ces pratiques.

La candidate souhaite également encadrer la construction de résidences secondaires, estimant que « la question de l’eau doit être prise en compte », dans un contexte de stress hydrique.

Parmi les mesures phares figure la transformation de la caserne Auvare en « village de l’artisanat et de la transition  […] Ce sera un lieu où l’on formera et transmettra des compétences », a précisé la cheffe de file, qui voit dans ce projet un levier pour soutenir l’économie locale.

Mobilité et sécurité

Sur les transports, Hélène Granouillac défend une politique fondée sur le développement des bus, du tramway et des pistes cyclables, tout en rejetant la gratuité totale« Rien n’est gratuit, il y a du personnel et des équipements à entretenir », a rappelé la responsable. La présidente de Terre Bleue propose néanmoins « un tarif à un euro » pour les étudiants et les personnes à faibles revenus

L’objectif est de développer les pistes cyclables et les parkings-relais, avec des véhicules légers disponibles pour les particuliers et la livraison, et de relancer la production locale de véhicules propres. Elle prévoit aussi un dimanche par mois réservé aux cyclistes et piétons sur le Quai des États-Unis.

Concernant la sécurité, la tête de liste Vivre Nice souhaite renforcer la présence humaine dans les quartiers grâce à des brigades de proximité. Pour la conseillère d’opposition« la sécurité ne se limite pas aux caméras, elle passe aussi par la prévention et le dialogue. »

Éducation, sport et égalité

Le programme prévoit la végétalisation des cours d’école et l’amélioration de l’environnement scolaire. La cheffe de file souhaite créer « un environnement protecteur pour les enfants », avec davantage d’arbres et d’espaces verts. Le développement du pédibus et l’amélioration des trottoirs font également partie du projet.

Sur les questions d’égalité, Hélène Granouillac a présenté son projet « Nice, cité des femmes », accompagné d’un plan de lutte contre les violences. La leader du groupe Vivre Nice rappelle que « les féminicides augmentent de 40 % en période de chaleur » et propose un « plan Vigilance violences » visant à prévenir les violences intrafamiliales et sexuelles. 

Ce plan inclut des mesures pour améliorer les conditions thermiques dans les logements publics et une attention particulière à la sécurité des habitants, tout en intégrant la dimension du bien-être liée à la transition climatique.

La candidate propose également de transformer l’ancien commissariat Foch en foyer pour jeunes travailleuses, avec des loyers « autour de 500 ou 600 euros. »

Environnement et tourisme

Sur le plan écologique, la cheffe de file souhaite renforcer les corridors verts et protéger le littoral. Une participation financière des touristes pour la gestion des déchets, avec « une contribution d’un euro », est également envisagée. L’ancien office de tourisme pourrait devenir une « maison des peuples », destinée à favoriser les échanges entre habitants et touristes.

La tête de liste propose également d’organiser trois à quatre journées par an de « Dolce Nissa », pour inciter toute la population à déconnecter des écrans, en particulier les moins de 15 ans, mais aussi les adultes.

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