Au cœur de la coulée verte, devant l’un des monuments les plus reconnaissables du paysage niçois, Éric Ciotti a présenté une proposition inscrite dans son programme culturel. Nous avons recueilli les réactions des habitants pour comprendre ce que cette initiative pourrait changer pour les Niçoises et les Niçois.
Symbole du centre-ville, repère visuel pour les Niçois comme pour les visiteurs, la Tête Carrée pourrait connaître une nouvelle étape de son histoire ? Une proposition qui s’inscrit dans le débat municipal et qui touche directement au patrimoine local.
Devant la Tête Carrée, œuvre de l’artiste Sacha Sosno, Éric Ciotti a détaillé une proposition relevant de son programme culturel pour Nice. L’objectif affiché est de permettre aux habitants d’accéder à l’intérieur du bâtiment et d’y développer un espace d’exposition.
Aujourd’hui occupée par des bureaux municipaux et fermée au public, la structure pourrait devenir un lieu culturel accessible aux Niçois. L’idée serait d’y organiser des expositions temporaires, en mettant en avant des artistes locaux et la création issue du territoire, afin de renforcer l’ancrage culturel de la ville.
Sa colistière, Nathalie Kestemont-Gasperi, souligne que cette réflexion part d’un constat simple : « beaucoup de Niçois passent chaque jour devant ce monument sans pouvoir en découvrir l’intérieur ». Le projet viserait donc à rapprocher davantage ce bâtiment emblématique des habitants, tout en respectant ses contraintes techniques.
Dans la même logique, Éric Ciotti a indiqué sur son compte X que « la Tête Carrée devait redevenir un espace vivant au service des Niçois ». Il a également annoncé qu’« Auguste Verola serait chargé de la culture en cas de victoire électorale ».
Des réactions de terrain au cœur de Nice
Sur la Promenade des Arts, les avis recueillis reflètent la diversité des opinions locales. Certains habitants, comme David, 75 ans, retraité, estiment que « la Tête Carrée fait partie intégrante du paysage niçois » et qu’elle « s’inscrit naturellement dans l’identité architecturale du centre-ville ». Pour eux, le bâtiment remplit déjà son rôle et participe à l’équilibre du quartier.
D’autres, en revanche, se disent favorables à une ouverture. Bianca, 28 ans, serveuse, voit dans cette initiative « une opportunité de dynamiser encore davantage la vie culturelle niçoise ». Elle évoque l’intérêt d’accueillir des expositions d’art moderne et contemporain, et imagine un lieu capable de valoriser les talents locaux tout en attirant un public plus large, y compris les visiteurs étrangers qui découvrent Nice.
Jean-Jacques, 80 ans, retraité, insiste de son côté sur la dimension patrimoniale du monument. Pour lui, l’essentiel est de « permettre aux Niçois d’entrer dans ce bâtiment unique et de profiter de la vue sur la ville et la Méditerranée ». Passionné d’automobiles anciennes, il imagine même d’autres usages possibles, comme « un espace thématique » ou « un lieu consacré à l’histoire de la Tête Carrée et à son créateur, Sacha Sosno ». Selon lui, toute réflexion doit avant tout servir « les Niçois et le patrimoine local ».
Au cœur du centre-ville, entre la mer et les collines, la Tête Carrée reste ainsi un symbole fort de Nice. Son avenir pourrait désormais dépendre des choix politiques à venir, dans un débat qui touche directement à l’identité culturelle de la capitale azuréenne.

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