Sur dix listes annoncées pour l’élection municipale à Nice, sept seulement ont été déposées en préfecture. Trois candidatures ont été stoppées, souvent faute de colistiers. Tour d’horizon des candidats écartés et des positions affichées avant la clôture.
La campagne municipale niçoise a connu un premier tournant. Sur les dix listes annoncées, sept ont été officiellement déposées. Cela laisse trois candidatures n’ayant pas franchi l’étape administrative. Le manque de colistiers revient souvent comme principale explication.
Dans ce contexte, chaque camp affine sa stratégie. Certains parlent de poursuite de l’engagement. D’autres dénoncent un système verrouillé. Les abstentionnistes occupent une place centrale dans plusieurs discours.
Hélène Granouillac renonce au dépôt de liste
Hélène Granouillac, tête de liste annoncée de Vivre Nice, ne déposera pas de candidature. Une déclaration a été diffusée : “Vivre Nice ne déposera pas sa liste en Préfecture mais un modèle. Nous poursuivons notre engagement pour une économie du bien-être pour une mobilité adoucie, pour une habitabilité partagée, pour une coexistence apaisée.”
Un message accompagnait cette annonce : “une campagne électorale et un programme solide sans attaches partisanes, menés avec conviction et détermination pour la prochaine génération plutôt que pour la prochaine élection enseignent qu’il existe des lendemains qui chantent.”
Aucune consigne de vote ne devrait être donnée dans les prochains jours par Vivre Nice.
La question d’une alliance avec l’Union des gauches menée par Juliette Chesnel-Le Roux a également été évoquée. Dans une déclaration à Ici Azur, Hélène Granouillac affirmait : “je ne les fréquente pas particulièrement. Je vois simplement qu’il y a des gens dans l’équipe qui louent des Airbnb et qui disent qu’il ne faut pas en louer. Je voudrais un peu plus de cohérence dans l’équipe. Des gens qui ont des comportements un peu, on va dire, tendancieux sur le scrolling de sites pornos. C’est quand on scroll sur des écrans et qu’on regarde des sites pornos. Et ça, c’est dans l’équipe actuelle qui propose une liste. Donc si je me suis désaffiliée, c’est parce qu’il y avait des incohérences qui me paraissaient inacceptables ! (…) « Je demande un peu plus d’éthique en écologie politique puisque c’est ce qu’on met en avant dans le programme. Donc pour répondre à votre question : ‘Est-ce que je les rejoindrais ? Il faut quand même qu’ils balaient devant leur porte’. »
Ces propos ferment la porte à un rapprochement immédiat. La campagne se poursuit sans participation au scrutin.
Nathalie Dloussky invoque un “refus administratif”
Nathalie Dloussky, candidate annoncée pour “Ensemble pour la grandeur de la France”, ne dépose pas de liste. Le communiqué diffusé mentionne « un “refus administratif” et précise que 11 colistiers sur 69 requis se sont manifestés. Le 26 février 2026 est présenté comme “le jour 1 du mouvement souverainiste niçois.”
Pour autant, le programme “Nice 2060” est maintenu. Le document détaille plusieurs propositions : RIC communal permanent, publication en temps réel des dépenses, 50 % de circuits courts dans les cantines d’ici 2030, conseils de quartier dotés d’un pouvoir de veto, protection du patrimoine architectural et culturel. Une extension est annoncée pour les législatives 2027, les régionales 2028, les européennes 2029 et les municipales 2031.
Les adhésions sont ouvertes via une adresse mail dédiée. Les abstentionnistes occupent une place centrale dans la stratégie. Le texte évoque 70 % d’abstention et appelle à faire du vote blanc du 15 mars un “premier RIC populaire de Nice”.
Une analyse plus large accompagne cette prise de position. Les intentions de vote placent Éric Ciotti à 41 % des suffrages exprimés, devant Christian Estrosi à 30 %. L’hypothèse d’une abstention élevée est avancée, entre 50 et 68 %. Le calcul est détaillé : 41 % des exprimés représenteraient entre 16 et 25 % des inscrits selon le niveau d’abstention.
Dans un message adressé à la rédaction Nathalie Dloussky évoque une “légitimité en kit” et un risque de blocages institutionnels. La droite est décrite comme divisée. La gauche est donnée à 23 % maximum. L’hypothèse d’un conseil municipal conflictuel est avancée.
Jean-Claude Spach appelle à voter Ciotti sans figurer sur la liste
Jean-Claude Spach, candidat d’Alternative Eco.Citoyenne, reste absent des débats depuis plusieurs semaines. Un ralliement à la liste d’Éric Ciotti a été annoncé, présenté comme “seul à même de faire chuter le roi” de Nice.
Jean-Claude Spach ne figure pourtant pas sur la liste “Le Meilleur est à venir”. À l’inverse, Jean-Marc Governatori a retiré sa candidature plus tôt pour rejoindre Éric Ciotti et apparaît sur la liste déposée.
Ce retrait sans intégration formelle interroge sur les équilibres internes. Les recompositions se poursuivent à droite, alors que la date limite de dépôt est désormais passée.
Trois candidatures se retrouvent hors course avant même le premier tour. Le scrutin du 15 mars se jouera entre sept listes. L’abstention reste une inconnue majeure dans une campagne marquée par les retraits et les ralliements.
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