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Déclaration des Conseillers Généraux du PC sur le projet d evente de l’immeuble de la rue Clemenceau

2 min de lecture

« Le CHU se lance dans l’immobilier

L’annonce par le CHU de la mise en vente du bâtiment qu’il possède 1, avenue Georges Clémenceau à Nice éclaire d’un jour particulièrement cruel l’acharnement de certains, à commencer par le Maire de Nice, Président du CHU, à expulser en plein hiver les demandeurs d’asile, dont de nombreuses familles avec des enfants en bas âge, qui y avaient trouvé refuge.
Car une des raisons avancées pour justifier cet entêtement était de pouvoir se servir de cet immeuble pour loger le personnel hospitalier. Mais, quelles que puissent être les pieuses déclarations d’intention de la direction du CHU sur ce sujet, elles n’ont manifestement pas convaincu les représentants de ces mêmes personnels qui s’y opposent très clairement.
Et nous les comprenons d’autant plus qu’en matière de bradage du patrimoine, le CHU n’en est pas à sa première expérience puisqu’il avait déjà vendu à l’angle du boulevard Gambetta et de la rue de France un pâté de maisons dans un état nettement plus délabré que celui-ci.
Mais si les personnels attendent toujours de voir la couleur des logements à loyers modérés promis, l’affaire semble avoir été très juteuse pour le promoteur puisque les ventes d’appartement se situent à près de 7 000 € le m², un tarif éminemment social comme chacun pourra le constater.
Si les représentants des personnels s’opposent à ce type de bradage, c’est parce qu’ils connaissent trop bien les énormes difficultés rencontrées par les personnels pour se loger sur Nice, en particulier pour les salariés les plus modestes. Ils savent également que la part de logements accessibles dans ses programmes tient plus du pâté d’alouette, l’essentiel alimentant la spéculation immobilière.
Pire, la direction du CHU tente laborieusement de se justifier en déclarant que cet argent « s’inscrit dans notre plan de retour à l’équilibre financier… et servira notamment à financer l’amélioration des soins » !
Il y a là de quoi s’inquiéter sur cette vision étroitement comptable de la santé publique portée par le pouvoir actuel et ses relais locaux, qui rendrait qui plus est la qualité des soins tributaire du marché immobilier ! Comme si la santé de chacun était un coût !
Décidément plus que jamais, une autre approche de la santé publique s’impose, plus solidaire et plus empreinte de valeurs républicaines que de valeurs boursières ! »

Noël ALBIN – Francis TUJAGUE – Jacques VICTOR
Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritim

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