Récupération de DonnèeRécupération de DonnèeRécupération de DonnèeRécupération de Donnèe

Mars au musée 2026 : une invitation à l’introspection

De la réflexion de soi à la réflexion pure, cette année, les étudiants en charge du festival Mars au Musée nous embarquent dans une introspection sur la vision de soi, à travers divers artistes et musées et leur interprétation du « Je ». Un véritable jeu de miroirs mis en œuvre pour que chaque visiteur puisse se révéler.

Depuis 25 ans, la ville de Nice et l’Université Côte d’Azur s’associent pour la réalisation d’un festival des musées qui dure tout le mois de mars. Mars au Musée est un festival créé par les étudiants et pour les étudiants, proposant une programmation originale destinée à attirer un public jeune, autour d’un thème qui agit comme fil conducteur tout au long du mois.

Cette année, Miroir, la confidence des reflets, un sujet innovant qui vise à nous questionner sur l’image de soi et notre place dans la société, notamment à travers les réseaux sociaux. Choisi par les étudiants eux-mêmes après des mois de discussion, ainsi que quatre sous‑thèmes pour quatre dates, en rapport avec les collections des musées : « je suis moi, Je suis différent, Je suis en scène, Je suis grandiose. » Esther Fribourg, présidente de l’association MICA (Médiateurs et Ingénieurs Culturels Associés) en charge du festival, nous confie : « nous sommes partis de nos propres ressentis, nos propres peurs, pouvant être communes à tous les étudiants. Au fil des discussions, nous en sommes arrivés à une idée principale : celle du regard de soi et du regard des autres. »

Une clôture ce dimanche au Palais Lascaris

Ateliers de médiation, ateliers créatifs, représentations théâtrales, musicales et chorégraphiques étaient prévus au programme. Le 6 mars, le musée de la Photographie Charles Nègre avait donné le coup d’envoi, rythmé d’une performance chorégraphique d’Anna Zweifel et Esteban Lemal Bonilla du conservatoire de Nice, ainsi que d’un atelier d’écriture.

Ce week‑end‑là avaient également eu lieu deux des quatre dates du festival. Le 14 mars, au musée Matisse, s’était déroulé un jeu de piste à travers les visages singuliers des portraits d’Henri Matisse, suivi d’un atelier participatif sur l’aquatinte, puis d’une projection sur les techniques utilisées par l’artiste lors de la réalisation de ses portraits.

Le dimanche, les activités s’étaient poursuivies au musée national Marc Chagall : une pièce de théâtre réalisée par le collectif Télescope, spécialement pour l’occasion, autour du parcours de quatre femmes invisibles cherchant leur identité à travers leur reflet ; suivie d’une performance chorégraphique de Sara Mistrorigo, de la compagnie Amorphous Dance Company, sur le reflet de l’eau. On avait également pu y retrouver un atelier de colorimétrie et une médiation invitant le public à s’interroger sur l’utilisation des couleurs pour se mettre en scène.

Ce festival, qui ne dure qu’un mois, se clôturera le dimanche 29 mars au Palais Lascaris. Pour cette fin grandiose, ateliers, médiation et théâtre se retrouveront à nouveau, accompagnés cette fois d’un dialogue musical entre deux flûtistes qui interpréteront, à eux deux, ce jeu de miroir sous nos yeux. Les étudiants inviteront une dernière fois le public à admirer comment la grandeur se construit et s’impose pour finir ce mois de festival en beauté.

NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.

Soutenir NicePremium