Une campagne de vaccination HPV s’est tenue ce jeudi au collège Roland-Garros, à Nice, auprès des élèves de 5e et 4e. Objectif : renforcer la prévention et faciliter l’accès au suivi médical des adolescents.
Ce jeudi après-midi, une séance de vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) a été organisée dans l’établissement, en présence de représentants de la Ville de Nice, de l’Agence régionale de santé (ARS) et de l’Éducation nationale, ainsi que d’Agnès Buzyn, ancienne ministre des Solidarités et de la Santé. Cette opération s’inscrit dans une campagne déployée depuis 2023 dans les collèges niçois.
Pour participer, les élèves devaient présenter une autorisation parentale ainsi que leur carnet de santé. Un médecin vérifiait leur situation vaccinale avant l’injection. Lorsque certains vaccins manquaient, ils pouvaient être administrés le même jour.
Après la vaccination, les collégiens étaient placés sous surveillance pendant quinze minutes, encadrés par l’infirmier scolaire. Eau, jus de fruits et collations étaient proposés afin de prévenir tout malaise.
L’ancienne ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a rappelé l’importance de la vaccination pour les filles comme pour les garçons : « C’était très utile de vacciner les garçons autant que les filles contre le papillomavirus ». Elle a également souligné les bénéfices observés à l’étranger : « En Australie, on ne détecte plus le virus HPV dans la circulation ».
Selon Agnès Buzyn, la généralisation progressive de la vaccination facilite l’accès à la prévention : « On a commencé à proposer la vaccination HPV à l’école, ça simplifie l’accès ».

Informer et sensibiliser
L’infirmier du collège, Johnny Lenzi, insiste sur son rôle d’information : « C’est d’informer les parents, et de rassurer les élèves ». Il rappelle que le virus peut provoquer plusieurs formes de cancer : « Plus on vaccine tous les enfants, plus ils seront immunisés ».
Du côté des élèves, certains collégiens évoquent leur ressenti. Adrien, 12 ans, confie : « J’étais un peu stressé au début et ça a un peu fait mal ». Après l’injection, il ajoute : « Après l’injection, on m’a donné des biscuits et des jus de fruits, et je me suis senti mieux ».
À travers ces campagnes, les autorités sanitaires entendent renforcer la prévention, améliorer la couverture vaccinale et sensibiliser les jeunes aux enjeux de santé publique.
NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.
