OrelSan à guichets fermés au Palais Nikaïa : chronique d’une soirée complète vue depuis les grilles

Dimanche 8 janvier, 18 heures. Orelsan affiche complet. La pluie tombe sur le parvis du Palais Nikaïa, sans ralentir le flux des spectateurs. Ce soir encore, l’artiste joue à guichets fermés pour la deuxième fois à Nice. Sans billet en poche, direction l’entrée pour prendre le pouls d’une soirée déjà complète au sens propre comme au sens figuré.

17 heures. Les portes ouvres. Les files sont courtes : les fans avancent vite pour s’abriter et ne rien manquer. Julie, 33 ans, chargée de communication, arrive au contrôle avec son amie Manon. Impossible de rater leur enthousiasme. « On est là pour le concert d’Orelsan ! » sourit Julie. Pour elle, c’est une première longtemps attendue : « ça fait trois fois que j’essaie de le voir. On est trop excitées. On a vu le film, on adore le chanteur, ses paroles sont incroyables. J’ai hâte de le voir sur scène. ». Manon, 33 ans, contrôleur financier, en est quant à elle à son deuxième concert : « le premier, c’était à Toulouse: incroyable. C’est pour ça que je reviens. Ce n’est pas le même album, mais je pense que ça va être encore plus fou. Jamais deux sans trois ! » (rire)
Et que dire à ceux restés sans billet derrière la barrière ? Les deux répondent du tac au tac : «ah ! Quel dommage ! »

17h15. Devant les portes. Une mère photographie son fils Victor, 14 ans, devant la façade du Palais Nikaïa. Premier concert pour l’adolescent c’est une surprise puisqu’un « cadeau de Noël » « On va voir Orelsan ! », confirme-t-il, déjà connaisseur. Il enchaîne sans même attendre la question : « j’aime bien Basique et Défaite de famille. » Le père, en arrière-plan, lâche un « Oh oui ! » amusé lorsqu’on lui demande s’il connaît l’artiste. Contre les grilles. Un couple attend des collègues retardataires. Diane, 29 ans, cheffe d’entreprise, ne se laisse pas décourager par la météo : « on attend le concert et deux collègues ! Ça s’est fait un peu au dernier moment, alors on en profite. » Première fois pour elle sur un live d’Orelsan : « on le connaît tous les deux. Peut-être moi un peu plus que lui. » Un titre favori ? Réponse immédiate : « Inachevé. »

Entre billets inespéré et bracelets invités

Direction la billetterie. Dernier espoir vite dissipé. Le concert est complet sans exception.

17h30. Devant les guichets. Certains retirent toutefois des invitations. Steve, 30 ans, assistant réalisateur, et Jakem, 48 ans, directeur de casting, sont présents grâce à un partenariat entre leur société niçoise de location de matériel cinéma et la marque AVNIER liée à l’artiste. « Mais on est fans quand même ! » plaisantent-ils. L’un d’eux a déjà assisté au concert la veille : « c’était du feu alors je reviens ce soir. Sans spoiler la fin. » Et d’ajouter, clin d’œil appuyé : « et puis, il fait beau » référence à un titre du rappeur, malgré la pluie bien réelle. Dans la queue, Christophe, 57 ans, enseignant, récupère lui aussi ses invitations. Il enchaîne les deux soirs : «j’y étais hier, j’y retourne aujourd’hui. C’était extra ! » Fan revendiqué et ami de l’artiste, il l’appelle par son vrai prénom, Aurélien, et cite également le morceau de circonstance : « la Pluie avec Stromae. » Grâce à ses places, il a pu inviter des proches : « ils ont adoré. » À l’image de Myriam à ses côtés. Cette préparatrice en pharmacie de 59 ans découvre enfin l’artiste en live : « je connais ses textes, ses belles chansons… Mon fils était au concert hier et m’en a beaucoup parlé. »

17h45. Au guichet voisin. Noémie, 28 ans, professeure, brandit fièrement la place qu’elle vient de retirer gagnée via un jeu-concours auquel un proche l’a inscrite. « J’ai participé à plusieurs concours et j’ai gagné ! » Fan de longue date, elle insiste : « j’adore Orelsan pour ses textes, surtout. » Elle l’a déjà vu en festival, mais jamais au Nikaïa : « j’attends d’entendre ses morceaux emblématiques. ». Plus de queue, Mathieu, 46 ans, technicien, pressé déchire deux bandelettes rouges pour les nouer en bracelets accès aftershow pour lui et son amie. « Ce sont des pass pour les afters. Peut-être qu’on rencontrera Orelsan… » (rire) Un titre à choisir ? Il hésite : « il y en a tellement… Hmm… La fête est finie ? » Son amie approuve en riant.

18 heures. Les portes fermes. De l’entrée sous la pluie aux bracelets d’aftershow, des adolescents aux quinquagénaires, des fans de la première heure aux gagnants de concours, la soirée niçoise d’Orelsan raconte déjà, dehors, l’ampleur du phénomène : complet !

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