Il flottait ce soir-là un parfum de grand rendez-vous à la patinoire Jean Bouin. Dès l’échauffement, la tension était palpable, portée par des tribunes bruyantes et une atmosphère électrique. Conscientes de l’enjeu, les deux équipes entraient sur la glace avec la ferme intention de ne rien laisser au hasard. Les Aigles de Nice savaient qu’ils devraient livrer l’une de leurs prestations les plus abouties pour faire la différence, face à une formation bordelaise solide, expérimentée et toujours redoutable dans les grands rendez-vous.
Dès les premières minutes, le ton est donné. Le jeu est rapide, engagé, chaque palet disputé avec intensité. Les Aigles de Nice cherchent à imposer leur rythme, à installer leur jeu offensif, mais se heurtent à un bloc bordelais bien organisé. La rencontre s’équilibre, chaque équipe testant les limites de l’autre. Les contacts sont appuyés, les transitions fulgurantes, et la moindre erreur pourrait coûter cher.
Un premier tiers sous haute tension
Le premier tiers-temps est une véritable partie d’échecs. Bordeaux frappe en premier, profitant d’une opportunité bien construite, obligeant les Aigles de Nice à réagir. Et la réaction ne se fait pas attendre. Poussés par leur public, les Niçois trouvent les ressources pour revenir rapidement dans le match. Après vingt minutes de jeu, aucune des deux équipes n’est parvenue à prendre l’ascendant.
Malgré l’ouverture du score bordelaise et la réaction immédiate des Aigles de Nice, les deux équipes regagnent les vestiaires dos à dos, sur un score de 1–1, laissant présager une suite de rencontre particulièrement disputée. L’égalisation agit comme un électrochoc : le rythme s’intensifie, les occasions se multiplient de part et d’autre, mais les défenses tiennent bon. À la pause, rien n’est joué, tout reste ouvert.
Un deuxième tiers à couper le souffle
Le deuxième tiers-temps restera sans doute comme le tournant du match. Dès la reprise, les buts s’enchaînent à un rythme effréné. Bordeaux accélère, les Aigles de Nice répondent immédiatement. Chaque action semble dangereuse, chaque montée de palet peut faire basculer la rencontre. Les Niçois prennent des risques, exploitent les situations de supériorité numérique et montrent une efficacité offensive impressionnante.
Dans ce chaos maîtrisé, certains joueurs des Aigles de Nice se distinguent par leur sang-froid et leur justesse technique. Le collectif niçois fonctionne à plein régime, alternant jeu rapide et phases de possession plus construites. Mais Bordeaux ne lâche rien. Malgré la pression, les Boxers trouvent les ressources pour rester au contact, transformant ce deuxième tiers en véritable festival offensif. À l’issue de cette période, le suspense est total. Les deux équipes se neutralisent encore, le tableau d’affichage indiquant 4–4, preuve d’un affrontement aussi équilibré qu’intense.
Une bataille défensive jusqu’au bout
Le troisième tiers change de physionomie. La fatigue se fait sentir, les espaces se resserrent. Les Aigles de Nice privilégient une organisation défensive rigoureuse, tandis que Bordeaux tente de faire la différence par la pression et le volume de tirs. Malgré plusieurs situations dangereuses, aucune équipe ne parvient à marquer.
La prolongation prolonge ce duel tendu. Les deux équipes se montrent prudentes, conscientes que la moindre erreur serait fatale. Le sort du match se joue finalement lors de la séance de tirs au but.
Le sang-froid des Aigles de Nice
Il faudra finalement recourir à la séance de tirs au but pour départager les deux équipes. Dans cet exercice où la précision et le sang-froid sont déterminants, les Aigles de Nice font preuve d’une grande lucidité. Les réussites de Robin Johansson et Thomas Giroux, alliées à une solidité collective exemplaire, permettent aux Aigles de Nice de prendre l’avantage.
Ce succès, acquis au terme d’un scénario haletant, reflète parfaitement l’état d’esprit des Aigles de Nice : résilience, engagement et maîtrise dans les moments décisifs. Une rencontre intense, spectaculaire et riche en émotions, qui restera comme l’un des temps forts de la saison pour le club niçois et ses supporters, conclue par une victoire 5–4 après tirs au but, après un score de 4–4 à l’issue du temps réglementaire et de la prolongation.
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