Un an après son ouverture à Nice, Recordia a soufflé sa première bougie dans une ambiance feutrée et élégante entouré de partenaires et d’acteurs économiques locaux (institutions, entreprises, lieux emblématiques du territoire, du Château de Crémat à l’aéroport Nice Côte d’Azur, en passant par Cap 3000). Après les remerciements, l’ambition est claire : faire de la Côte d’Azur un véritable hub de la création de contenu.
« À la base, Recordia n’aurait peut-être jamais existé », confie le cofondateur Axel Hutin. L’idée initiale était simple : créer un studio de production. Puis vient la rencontre avec Roch, aujourd’hui associé dans l’aventure. Rapidement, la vision s’élargit.
Pourquoi se contenter d’un studio quand il est possible de construire un lieu pensé pour toute la chaîne de création ?
Le projet naît officiellement le 4 mars 2025 autour d’une conviction : Nice possède tous les atoûts pour devenir un territoire stratégique de la création de contenu. Une destination touristique internationale, un tissu économique dense et un accès direct au monde grâce à son aéroport. « On n’a pas besoin d’aller à Paris pour créer. Nice a tout pour devenir un hub », résume l’un des fondateurs. Depuis plusieurs années, la création de contenu s’impose comme un levier majeur pour les entreprises. Vidéos, podcasts, formats courts ou émissions : les marques ne cherchent plus seulement de la visibilité mais construisent « un actif médiatique », explique-t-il.

Un sanctuaire pour la création de contenu
Installé au 400 avenue de la Promenade des Anglais, Recordia se présente comme un véritable « sanctuaire de la création de contenu ». Sur 250 mètres carrés, Recordia a imaginé un espace avec quatre studios, quatre atmosphères : Galaxy, Cigar Lounge, Board Room et Cosy Cream. Ce dernier, avec son ambiance salon et sa cheminée, provoque souvent l’effet « waouh » auprès des clients.
Mais l’ambition ne s’arrête pas à l’esthétique. Le lieu se veut un espace clé en main, capable d’accompagner un projet de bout en bout, de la stratégie éditoriale, au tournage, au post-production et à la diffusion. Le parcours du client a été pensé pour être simple. Une réservation en ligne, un accueil sur place – café ou verre de vin selon l’heure – puis direction le studio choisi. Une équipe de professionnels accompagne chaque projet afin de privilégier la qualité plutôt que la production de volume.
Finalement, la philosophie est claire : produire moins, mais produire mieux.



Une première année à pleine vitesse
En douze mois, le studio a déjà trouvé son public. Recordia revendique aujourd’hui 239 clients accompagnés, 150 projets en post-production et près d’un millier de captations réalisées. Les tournages dépassent désormais les murs du studio. L’équipe intervient aussi dans des lieux emblématiques de la région, comme le Château de Crémat pour une production culinaire ou lors de la Paris Creator Week. Côté formats, une tendance se confirme : les podcasts dominent largement les demandes, tandis que webinaires et événements live représentent une part importante de l’activité.
Le studio Recordia s’inscrit dans l’écosystème du groupe GreenBull Média spécialisé dans la création et la diffusion de médias digitaux. À ses côtés, le pôle Brainlab accompagne entreprises et créateurs sur les sujets de stratégie, marketing et performance. Au-delà de la production audiovisuelle, Recordia cherche aussi à fédérer un réseau d’acteurs économiques. Chambres consulaires, institutions publiques, start-ups ou organisations professionnelles participent à cet écosystème local qui se construit progressivement autour du studio. L’idée pour les fondateurs, devenir un partenaire incontournable pour les entreprises souhaitant structurer leur stratégie de contenu. D’ailleurs Axel Hutin, précise qu’ « un bon contenu vu par personne est un contenu qui n’existe pas. »
Et maintenant ?
Dans les prochains mois, le groupe prévoit ainsi le lancement de quatre nouveaux médias digitaux. L’un d’eux sera développé en collaboration avec le journaliste Denis Carreaux, avec l’ambition de structurer une parole éditoriale forte sur le territoire. Par ailleurs, la croissance de l’activité se traduit également par une évolution des infrastructures. Au printemps, Recordia et Greenbull Media devraient étendre leurs installations niçoises avec l’ouverture de nouveaux studios au deuxième étage de leurs locaux.
Dans les mois et années à venir, l’écosystème entend également se déployer davantage sur le terrain. Greenbull Media prévoit notamment d’installer des studios déportés lors de plusieurs grands rendez-vous internationaux organisés sur la Côte d’Azur, comme le Festival de Cannes, les Cannes Lions International Festival of créativité et encore Canneseries.
Un an après son ouverture, Recordia s’impose ainsi comme un outil stratégique pour le développement des médias du groupe. À plus long terme, l’ambition dépasse les frontières de la Côte d’Azur. « Nous imaginons plusieurs Recordia dans différentes villes de France… et pourquoi pas demain à l’international », confie Axel Hutin. Un pari qui, un an après son lancement, semble déjà bien engagé.

Houda Hamrouni
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