Nice accélère la décarbonation

Face aux enjeux climatiques, sanitaires et sonores, la Métropole Nice Côte d’Azur intensifie sa politique de décarbonation. Objectif, réduire drastiquement les émissions de CO₂ et les nuisances pour les habitants, en particulier au cœur de la ville.

La démarche de décarbonation engagée par la Métropole s’inscrit dans un contexte de réchauffement climatique qualifié de source de « crises » et de « drames ». Pour Pierre Paul Leonelli, vice-président de la Métropole Nice Côte d’Azur, cette politique doit « prendre le pas » face à l’urgence environnementale. Il s’agit d’une « démarche très forte voulue par Christian Estrosi », dont les objectifs sont en partie déjà atteints.

Des actions concrètes 

Parmi les leviers activés, la Métropole agit sur la transformation des espaces publics. Là où dominaient les espaces minéraux, sans arbres ni zones d’ombre, une politique de végétalisation est engagée, accompagnée d’une réflexion sur la climatisation des espaces publics.

En parallèle, un investissement majeur est consacré à la modernisation de l’usine de l’Ariane, à hauteur de 240 millions d’euros. Cette usine deviendra « l’usine d’Europe qui a le moins de production de carbone », renforçant ainsi l’exemplarité du territoire en matière environnementale.

La décarbonation de la flotte de collecte a débuté par le secteur du Vieux-Nice, un quartier dense, aux rues étroites, marqué par une forte concentration de commerces, de restaurants et donc de déchets. « Décarbonner au maximum le centre-ville, c’est important », souligne Pierre Paul Leonelli.

La priorité a été donnée à une flotte électrique capable d’assurer la collecte des cartons, du verre, des ordures ménagères et des encombrants, tout en limitant le bruit. L’objectif est clair, intervenir « en silence » dans un quartier fortement habité.

Un effort financier pour un bénéfice durable

La Métropole disposait d’un parc de véhicules industriels vieillissant, majoritairement alimenté par des carburants fossiles comme le diesel. Son renouvellement est devenu un enjeu majeur pour lutter contre les nuisances polluantes et sonores. « Pour nous, c’est un enjeu essentiel de commencer à acheter des véhicules électriques », affirme Pierre Paul Leonelli, tout en reconnaissant que « ça a un coût ».

Le coût d’un camion électrique est estimé à environ 500 000 euros, contre moins de 300 000 euros pour un véhicule thermique. Un effort financier important, assumé comme un investissement à long terme. En retour, les bénéfices sont multiples. Réduction des émissions de CO₂, suppression du carburant fossile, baisse de 85 % du bruit pour les citoyens, et une autonomie d’environ 110 kilomètres.

Les conditions de travail des agents de collecte s’en trouvent également améliorées. « Avec les nouveaux véhicules, c’est un ticket gagnant », résume Pierre Paul Leonelli.

Nouveaux véhicules électriques.

Une flotte 100 % électrique en centre-ville

La Métropole a déployé plusieurs types de véhicules électriques adaptés aux contraintes urbaines. Des triporteurs électriques à trois roues pour la collecte et le recyclage des cartons ( des vélos équipés de petites bennes ), des camions à plateaux totalement électriques pour la collecte des encombrants, des bennes électriques de gros gabarit ( utilisées essentiellement dans le centre-ville ). Ces véhicules permettent une collecte « 100 % décarbonée » et sans nuisance sonore.

La dynamique est appelée à se poursuivre. En 2026, la Métropole prévoit la mise en circulation de 27 camions à plateaux électriques. À plus long terme, l’objectif est d’atteindre 35 % de flotte propre. « Nous sommes une ville qui est dynamique sur ce sujet », conclut Pierre Paul Leonelli, aux côtés de Jean-François Ascas, directeur de la collecte, illustrant l’engagement opérationnel de la Métropole Nice Côte d’Azur dans la transition écologique.

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