Municipales 2026 à Nice : les réactions des candidats

À l’issue de la première soirée électorale de ces municipales 2026 à Nice, les quatre premières têtes de liste se sont exprimées tout à tour au fil de la soirée. Retour sur cette soirée qui promet une bataille acharnée en vue du second tour.

Christian Estrosi appelle à un large rassemblement

Face à ses militants, Christian Estrosi a d’abord remercié les électeurs qui l’ont soutenu lors de ce premier tour. Le maire sortant a également insisté sur le travail mené à la tête de la ville depuis près de deux décennies. « Pendant 18 ans, avec toutes mes équipes, nous avons transformé cette ville et fait de Nice un phare et un rayonnement sur la scène nationale et internationale », a-t-il affirmé, évoquant notamment les investissements dans les transports, la sécurité, l’économie ou encore les projets universitaires.

À une semaine du second tour, Christian Estrosi appelle désormais à un large rassemblement des électeurs. « J’appelle tous les abstentionnistes et tous les républicains qui ont fait d’autres choix au premier tour à se mobiliser pour protéger Nice », déclare le candidat à sa réélection. 

Le maire sortant a également mis en garde contre une victoire de son principal adversaire. « Nice doit rester la ville de tous les Niçois », a-t-il affirmé, avant de conclure son discours par un appel à l’unité : « si mon slogan du premier tour était “Tous pour Nice”, celui du second tour sera “Nice pour tous”. »

Des militants partagés mais mobilisés

Malgré la seconde place du maire sortant, l’optimisme règne dans les rangs de Christian Estrosi. Plusieurs militants présents lors de la soirée électorale ne considèrent pas ces premiers résultats comme un échec. Daniel, sympathisant, reconnaît une certaine déception mais reste positif : « il a fait de Nice, une belle ville, même s’il y a eu des erreurs. »

Pour Gibert, l’écart peut encore être comblé : « il y aura sûrement plus de mobilisation au second tour. »

Même sentiment chez Claudia, militante depuis six ans : « ce n’est pas encore fini. Dix points d’écart, c’est jouable. En une semaine, tout est possible en politique. »

Municipales 2026 à Nice : les réactions des candidats

Municipales : Chez Ciotti, une soirée électorale entre attente et mobilisation 

Du côté de la permanence d’Éric Ciotti, située quai des Deux-Emmanuel à Nice, militants, sympathisants, journalistes et habitants sont venus suivre le premier tour des élections municipales. Dès le début de la soirée, le lieu s’est transformé en centre névralgique du suivi des résultats.

Un écran géant diffusait en continu la chaîne BFMTV Nice Côte d’Azur, permettant de suivre les premières estimations et analyses en direct. À l’extérieur, l’ambiance était animée, avec des soutiens rassemblés devant la façade, certains déployant un drapeau français. Les discussions se poursuivaient au rythme de la publication progressive des résultats.

Plusieurs sympathisants étaient présents pour assister à la soirée électorale. Janine, 52 ans, expliquait être venue pour des raisons liées à son quotidien, insistant sur ses attentes en matière de sécurité et de propreté : « je souhaite davantage de sécurité et de propreté dans la ville », a-t-elle déclaré, estimant que « le second tour reste décisif » et que « rien n’est encore joué. » À ses côtés, David affirmait : « il faut du changement à Nice », évoquant la catastrophe du 14 juin 2016 et espérant une évolution qu’il qualifie de « radicale. »

Bernard, 80 ans, retraité, indiquait : « il était important pour moi d’être présent ce soir », affirmant avoir toujours soutenu le candidat. André, 86 ans, soulignait l’importance de la mobilisation et estimait que « la confiance est essentielle » pour le second tour. Michelle, 80 ans, exprimait quant à elle son souhait de changement de maire : « Nice a besoin d’un changement », déclarant soutenir Éric Ciotti depuis plusieurs années et le décrivant comme « un homme sérieux et travailleur. »

Eric Ciotti : « merci pour votre formidable engagement »

À 20 heures, Éric Ciotti est arrivé à la permanence pour suivre les résultats avec son équipe à l’intérieur du local. Il n’est ressorti qu’à 22 heures pour prendre la parole devant ses soutiens, sous les applaudissements et au son d’une musique accompagnant son arrivée sur l’estrade.

Dans son intervention, il a d’abord tenu à remercier ses équipes : « merci pour votre formidable engagement », a-t-il déclaré. Évoquant les résultats partiels. Au moment où il a annoncé ce score, la foule présente a réagi par des applaudissements nourris et des cris de victoire, scandant à plusieurs reprises : « On a gagné ! On a gagné ! »

Dans un second temps, le candidat a élargi son propos à la portée politique du scrutin. Estimant que les électeurs ont exprimé un choix clair, il a affirmé :« mes amis, ce soir, les Niçoises et les Niçois nous ont très largement placés en tête de ce premier tour […] Ils ont parlé avec clarté et, je crois, avec leur cœur. » Selon lui, cette dynamique doit permettre d’engager une nouvelle étape : « oui, ils nous ont donné la place qui doit nous permettre d’engager le changement, l’alternance », précisant que ce changement est « ce que réclament et qu’attendent les Niçoises et les Niçois. »

En conclusion, il a exprimé sa gratitude envers ses soutiens et les acteurs du scrutin, saluant « tous ceux qui ont participé à ce scrutin démocratique » et estimant qu’ils ont permis « la réussite de ce moment de démocratie. »

La soirée s’est prolongée dans une atmosphère de mobilisation et d’attente, désormais tournée vers le second tour, dont l’issue demeure ouverte et susceptible de rebattre les cartes de l’échiquier politique local.

arrivée du candidat eric ciotti sur l'estrade devant sa permanence   qui leve le bras marchant vers son pupitre
Photo : Diane Rosutan

A gauche on s’affirme et refuse une quelconque alliance

Troisième de ce scrutin, Juliette Chesnel-Le Roux est arrivé avec 11,93% des voix. La candidate Unis pour Nice a réfuté toute possibilité d’alliance au second tour malgré l’appel de Christian Estrosi : « le résultat des urnes marque l’échec des politiques du maire sortant Christian Estrosi. La montée de l’extrême droite est son bilan, il en est responsable. Il ne peut pas être le barrage à une situation qu’il a lui-même créée. Eric Ciotti a été son compagnon de route pendant 30 ans. C’est son bilan. Alors sans ambiguïté, nous nous maintiendrons pour offrir aux Niçois une alternative digne. Nous maintiendrons pour restaurer l’image de notre ville, tellement abîmée par cette guerre fratricide. »

La tête de liste souhaite poursuivre la mobilisation représenter un changement dans la ville : « je veux dire aux Niçoises et Niçois que dimanche prochain nous pouvons enfin changer notre ville. Nice a toujours été une ville qui ne se résigne pas, qui ne se laisse pas dicter son futur. Depuis Catherine Segurane, jusqu’à Simone Veil, en passant par Giuseppe Garibaldi, nous, Niçois, avons montré que nous savons résister aux idéologies nauséabondes. 

Ce dimanche 22 mars, le seul barrage républicain c’est l’union de la gauche et des écologistes. L’alternative à ce duel fratricide, c’est la gauche. La possibilité de rendre Nice abordable, respirable, sûre et solidaire, c’est avec la gauche. »

Mireille Damiano tend timidement la main

La candidate Nice Front Populaire, Mireille Damiano arrivée 4e avec 8,95% des voix n’est désormais plus dans la course pour les municipales. Une surprise à la vue des sondages qui l’a donné avec un score légèrement plus élevé. Cependant la tête de liste a salué l’implantation de la gauche de rupture « en particulier dans les quartiers les plus populaires, tout en regrettant la forte abstention qui ne nous permet pas d’atteindre les 10%. » La tête de liste appelle à « l’unité et à la résistance, face  au duel de la droite extrême et l’extrême droite, la gauche de rupture […] L’affrontement Eric Ciotti, Christian Estrosi a dominé ce scrutin. Le vote utile contre la droite extrême et l’extrême droite réduit la gauche à 21%. » Une main tendu vers une alliance avec l’union des gauches : « comme nous l’avons dit depuis le début, quelle que soit la configuration, nous maintenons notre volonté de permettre une dynamique de résistance en présentant un front commun de la gauche et l’écologie au second tour. Il n’est désormais possible que si Juliette Chesnel-Le Roux en prend l’initiative. »   

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