Municipales 2026 à Nice : la liste Nice Démocratie Directe s’affine

Le collectif citoyen, indépendant et sans étiquette, finalise sa liste de colistiers et détaille ses priorités pour le prochain mandat en cas de victoire. Une échéance cruciale approche : le 26 février, date limite pour déposer officiellement les noms des candidats.

La campagne pour les municipales de 2026 se précise dans la 5ᵉ ville de France, et parmi les mouvements émergents, Nice Démocratie Directe entend se présenter comme une alternative 100 % citoyenne. Le collectif, déjà actif sur des projets locaux et des assemblées citoyennes, travaille actuellement à la constitution de sa liste de 69 colistiers, dont certains seront dévoilés avant la date limite du 26 février. Selon Sylvie Bonaldi, colistière et conseillère d’opposition, « la seule difficulté à ce stade, c’est que même si nous sommes motivés, la candidature doit être validée par l’assemblée citoyenne pour savoir si chacun figure sur la liste .»

Le groupe vise à rassembler des profils variés. Étudiants, retraités, professionnels, hommes et femmes, sont invités à rejoindre ce projet citoyen pour représenter la diversité de la population niçoise. Comme le souligne Sylvie Bonaldi, « au départ, peut-être le groupe, c’est plus de femmes mais ce n’est pas une liste pour avoir un poste, on part de rien. » L’objectif est de garantir que chaque élu sera porte-parole des citoyens et défendra les idées issues des assemblées ouvertes à tous.

Un programme centré sur la participation et la transparence

Le programme de Nice Démocratie Directe repose sur trois axes : démocratie participativetransparence et autonomie locale. La liste entend remettre le citoyen au cœur de la vie municipale, avec des conseils de quartier où les habitants peuvent co-décider, mais aussi des référendums locaux et des votations consultatives pour les projets structurants et les dépenses importantes.

La transparence sur le budget et les subventions est également un point fort : les citoyens pourront accéder à toutes les informations et suivre les dépenses de la commune.

La liste se montre également très active sur des enjeux concrets du quotidien. Le logement social et la mixité intergénérationnelle seront encouragés, avec la réhabilitation des logements vacants et des projets participatifs pour favoriser l’inclusion.

L’agriculture locale et l’autonomie alimentaire constituent un autre pilier du programme, avec la création de partenariats entre les producteurs et les cantines scolaires ou entreprises, et la promotion des circuits courts afin de rémunérer correctement les agriculteurs et préserver les sols.

L’insécurité urbaine et la proximité policière sont aussi abordées : le collectif souhaite développer des plans d’action co-construits avec les habitants, incluant la police de proximité et la prévention, tout en favorisant la transparence et l’efficacité des interventions.

Enfin, la culture, les transports et les espaces publics sont intégrés dans une approche participative, permettant aux Niçois de choisir et d’aménager les lieux selon leurs besoins et leur confort.

Alliances, stratégie politique et enjeux du second tour

Le second tour pose la question des alliances avec d’autres partis. Sylvie Bonaldi insiste : « au second tour, on pourra peut-être discuter avec la gauche si les autres listes sont en accord avec notre idée de démocratie directe et de débat ouvert. Sur beaucoup de sujets, il ne faut pas qu’il y ait de tabou. »

Cette stratégie n’est pas seulement collective : elle touche aussi la position personnelle de certains élus, comme Sylvie Bonaldi elle-même, qui peut perdre son poste d’opposition. Elle précise : « si je n’avais pas pris mon indépendance du groupe des écologistes, j’aurais ma place sur leur liste très facilement. Mais j’ai voulu reprendre ma liberté d’expression. »

Pour le collectif, l’idée n’est pas de se ranger derrière un parti pour des intérêts personnels, mais de garantir que toute alliance respecte la démocratie directe et le débat citoyen, avec des experts indépendants et des décisions transparentes. Sylvie Bonaldi ajoute : « nous, on est prêt à débattre de tous les sujets. Le débat manque dans certains partis. Il faut que ces gens viennent à nous pour que ça se fasse correctement. »

Le calendrier électoral ajoute une pression supplémentaire: la liste doit être complète et validée avant le 26 février pour pouvoir se présenter aux élections de mars 2026. Cette échéance souligne l’urgence pour le collectif de finaliser les candidatures tout en conservant ses principes citoyens.

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