Municipales 2026 à Nice : Hélène Gralouillac propose un sanctuaire marin pour les cétacés de Marineland

En pleine campagne pour les élections municipales de mars 2026, la tête de liste “Vivre Nice”, Hélène Gralouillac, a présenté ce mardi 17 février à Rauba Capeu un projet de sanctuaire marin pour les orques et dauphins de Marineland. Elle défend la création d’un corridor sous-marin reliant le site actuel à un enclos en mer, avec un objectif affiché de protection animale et de reconversion économique.

Lors de cette conférence de presse consacrée à l’avenir du site Marineland, fermé depuis plus d’un an, la candidate écologiste a estimé que les décisions récentes prises au ministère de la Transition écologique constituaient « un non-événement », considérant que « tous les choix qui ont été faits ne vont pas dans la bonne direction ».

Un corridor sous-marin vers un sanctuaire en mer

Le projet présenté repose sur la création d’un corridor sous-marin d’environ 400 à 500 mètres reliant le site actuel à la mer, débouchant sur un sanctuaire semi-ouvert, situé entre 800 mètres et un kilomètre au large. Les animaux resteraient sous supervision scientifique et vétérinaire.

Hélène Gralouillac propose, dans un premier temps, de « sécuriser les mammifères existants » en réparant les bassins dégradés et en construisant des bassins provisoires. Elle évoque un coût de « quelques dizaines de milliers d’euros » pour ces installations d’urgence, tandis que le sanctuaire en mer serait chiffré à « plusieurs millions d’euros », sans précédent équivalent.

Image fournie par Vivre Nice, présentant une illustration du projet de sanctuaire marin évoqué lors de la conférence de presse.
Image fournie par Vivre Nice

La candidate affirme que le projet s’inscrirait dans le périmètre du sanctuaire Pélagos, qui regroupe la France, l’Italie et Monaco. Elle estime que la France accuse un retard en matière de sanctuaire marin et appelle l’État à « prendre des décisions aujourd’hui ».

Un projet présenté comme économique et pédagogique

Au-delà de la dimension environnementale, Hélène Gralouillac défend une reconversion du site vers un dispensaire marin et un espace pédagogique. Elle exclut toute activité de spectacle ou de reproduction, évoquant « aucune fin mercantile, commerciale ». Le lieu conserverait, selon elle, une attractivité économique pour le territoire.

Interrogée sur le financement, elle cite des fonds européens, la participation possible de Monaco et de l’Italie, ainsi que des mécènes. Elle mentionne également une proposition de l’ONG Sea Shepherd à hauteur de 500 000 euros par an pour l’entretien des bassins.

La candidate relie ce projet à d’autres mesures de son programme municipal, notamment la transformation de l’ancien tribunal de commerce en centre d’apprentissage de la Méditerranée, ainsi que la piétonnisation mensuelle du secteur allant du port au quai des États-Unis.

En présentant ce projet en pleine campagne, Hélène Gralouillac affirme que le dossier Marineland « impacte l’image de Nice » et que la ville, siège de la coalition des villes côtières et hôte de l’UNOC 3 en 2025, a « un rôle majeur à jouer ».

NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.

Soutenir NicePremium