Estelle Jaquet, candidate de Lutte Ouvrière aux municipales 2026 à Nice, a organisé une conférence axée sur la situation des travailleurs et la contestation du système capitaliste. Elle a exposé une liste uniquement constituée d’employés devant un public attentif, plaidant pour la nécessité d’une action collective en vue de changer la société.
Dès le début de son intervention, Estelle Jaquet a insisté sur la composition de sa liste électorale. « Des vendeuses, des aides à domicile, des enseignants, des techniciens ou des commerçants », a-t-elle énuméré, précisant qu’elle ne compte « ni notables ni politiciens ». D’après la candidate, tous ces individus partagent une situation commune : celle de subsister avec un revenu ou une pension insuffisante. Des situations telles que des factures difficilement réglables, un logement inabordable ou encore un état de précarité quotidien sont, selon elle, représentatives d’une large part de la population. La liste entend aussi refléter une diversité d’origines : on y trouve des postulants tunisiens, italiens, marocains ou encore géorgiens. Estelle Jaquet a saisi cette opportunité pour plaider en faveur du droit de vote pour tous les travailleurs résidant en France, y compris ceux qui n’ont pas la nationalité française.
La candidate a aussi abordé les disparités sociales présentes dans la ville. « Nice est souvent présentée comme le paradis des riches », rappelle-t-elle, citant la présence de nombreux millionnaires dans la région. Pourtant, selon elle, la réalité sociale est bien différente pour une grande partie des habitants. « Une personne sur dix dans l’agglomération vit avec moins de 750 euros par mois », souligne-t-elle, évoquant également les « dizaines de milliers de Niçois » en attente d’un logement social. Toutefois, la candidate souligne l’importance primordiale du travail : « sans l’effort quotidien des travailleurs, il n’y aurait ni eau, ni électricité, ni transports, ni commerce. »

Une critique du capitalisme
Durant la conférence, Estelle Jaquet a élaboré une critique du système capitaliste. D’après son analyse, les bénéfices des grandes entreprises sont fondés sur l’exploitation du travail.
« Sur l’ensemble des richesses que nous générons, seul un modeste pourcentage nous est restitué sous forme de salaire, déclare-t-elle. L’autre partie constitue les bénéfices que la classe capitaliste s’approprie. » Elle estime également que les partis politiques traditionnels ne remettent pas en cause ce système. « Les politiciens de droite comme de gauche ne cherchent pas à donner confiance aux travailleurs dans leurs propres forces », déclare-t-elle.
Pour la candidate, les élections municipales ne suffisent pas en elles-mêmes à changer la situation sociale. Elle déclare : « aucun maire ne peut transformer la vie des classes populaires », en faisant référence principalement à l’insuffisance des ressources financières au sein des municipalités.
Elle appelle donc à un engagement plus vaste du monde professionnel. « C’est grâce aux travailleurs que toute la société fonctionne. S’ils prenaient eux-mêmes les rênes, ils seraient bien plus aptes à la gérer. » Estelle Jaquet a clôturé la conférence avec un encouragement à appuyer le mouvement de La Lutte Ouvrière. Cependant, au-delà de l’élection, la candidate a particulièrement encouragé son public à se structurer politiquement : « nous nous positionnons en faveur de la notion que les travailleurs doivent abolir ce régime et gérer eux-mêmes la société. »
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