Retrouvée morte à Nice à l’âge de 48 ans, Loana Petrucciani faisait l’objet d’investigations pour déterminer les circonstances du décès. Les premiers résultats de l’autopsie orientent désormais l’enquête vers une cause non criminelle.
Les premiers éléments de l’enquête sur la mort de Loana Petrucciani se précisent. Le parquet de Nice a annoncé, mardi 31 mars, que l’intervention d’un tiers dans le décès est désormais écartée. Cette conclusion repose sur les résultats de l’autopsie réalisée la veille par des experts judiciaires.
Selon le communiqué du procureur de la République de Nice, les constatations médico-légales ne révèlent aucun signe de violence volontaire. L’examen du corps mentionne une plaie superficielle au niveau du cuir chevelu ainsi que des ecchymoses situées sur différentes parties du corps. Ces éléments sont jugés compatibles avec une chute.
Le document précise que ces blessures correspondent à « une chute sur la hauteur du corps jusqu’au sol » et à « des petites ecchymoses au niveau du dos, des lombaires et des fesses compatibles avec l’hypothèse d’une chute au sol. » Aucune trace de strangulation ni de coup n’a été observée. Les experts n’ont pas non plus relevé de fracture. Dans ces conditions, la piste criminelle est abandonnée à ce stade de l’enquête.
Une cause de décès encore indéterminée
Si l’intervention d’un tiers est exclue, la cause exacte du décès reste inconnue. Le parquet indique que celle-ci « peut être d’origine médicale ou toxique. » Des analyses complémentaires sont en cours pour tenter de préciser cette hypothèse.
Les prélèvements réalisés lors de l’autopsie doivent permettre d’apporter des réponses dans les prochains jours. Aucune conclusion définitive ne peut être tirée pour le moment.
Autre point d’incertitude : la datation du décès. Le procureur souligne qu’il est toujours impossible « de dater précisément le décès. » Cette difficulté s’explique notamment par l’état du corps au moment de la découverte.
Lors de la prise en charge initiale, les autorités avaient indiqué que la victime était « manifestement décédée depuis plusieurs jours. » Cette estimation reste la seule indication temporelle disponible à ce stade.
Environ deux semaines avant la macabre découverte, Laurent Amar, un ami proche, s’était rendu à son domicile sans succès. « Loana n’avait pas ouvert la porte. Titi, son chien, aboyait. Je n’ai pas voulu appeler les pompiers. Je ne voulais pas prendre le risque de faire défoncer la porte de sa maison pour rien », avait-il déclaré sur l’antenne de BFM TV.
Une découverte à domicile à Nice
Le corps de Loana Petrucciani a été retrouvé le 25 mars à son domicile situé à Nice. La découverte a marqué le point de départ de l’enquête judiciaire.
Selon les premiers éléments communiqués, l’animal de compagnie de la victime a également été retrouvé mort sur place. Cette information avait été confirmée dès les premières heures par le procureur de la République.
Les circonstances exactes ayant conduit à la découverte du corps n’ont pas été détaillées dans les communiqués officiels. L’enquête s’est concentrée en priorité sur l’identification des causes du décès.
Une figure marquante de la téléréalité
La disparition de la star cannoise a suscité de nombreuses réactions. Le parcours médiatique de la quadragénaire reste associé à l’émission Loft Story, diffusée en 2001.
Cette première édition avait marqué l’arrivée de la téléréalité en France. Depuis l’annonce du décès, plusieurs personnalités ont exprimé leur émotion. Benjamin Castaldi, ancien présentateur de l’émission a notamment réagi en évoquant un souvenir lié à cette période. « Il y a des visages qu’on n’on n’oublie jamais. Et le sien, celui de Loana fait partie de notre histoire », a-t-il déclaré.
Ces différentes réactions témoignent de l’empreinte laissée par cette figure médiatique, plus de vingt ans après la diffusion de l’émission.
L’enquête se poursuit désormais sur le plan médico-légal. Les résultats des analyses toxicologiques et biologiques seront déterminants pour établir les causes du décès. En l’absence de trace de violence, les investigations s’orientent vers une explication interne ou accidentelle. Le parquet de Nice devrait communiquer de nouveaux éléments une fois ces examens terminés.
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