À l’occasion d’une visite du Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) Soledor, à Nice, l’État a présenté, mardi 10 février, ses dispositifs de mise à l’abri et d’accompagnement des personnes sans domicile dans les Alpes-Maritimes. Cette rencontre visait à expliquer concrètement comment sont orientées, hébergées et suivies les personnes en situation de grande précarité.
La visite du CHRS Soledor, géré par l’association ALC, s’inscrit dans une démarche de pédagogie sur l’action de l’État en matière de lutte contre le sans-abrisme. Le centre propose 20 places de stabilisation pour des hommes et des femmes ayant connu un long parcours de rue, avec un accompagnement vers un logement durable.
Dans les Alpes-Maritimes, l’État finance 2 200 places d’hébergement réparties sur l’ensemble du département, mobilisées toute l’année. « L’État finance toute l’année 2 200 places d’hébergement sur l’ensemble du département » a rappelé Sylvia Dewas, directrice départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités. Ces places sont gérées par une quinzaine d’associations et couvrent différents dispositifs : nuitées hôtelières, accueils de nuit, centres d’hébergement d’urgence (CHU) et centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).
La sous-préfète Céline Maquet, a souligné la diversité des profils rencontrés. « Toutes ces personnes n’ont pas le même besoin », entre hébergement d’urgence, mise à l’abri temporaire ou accompagnement renforcé.
Du 115 aux maraudes, un parcours d’orientation coordonné
L’accès à l’hébergement passe prioritairement par le 115, numéro d’urgence sociale accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ce service, géré par le Service Intégré d’Accueil et d’Orientation 06 ( SIAO 06 ), évalue les situations et oriente les personnes vers les solutions adaptées. « C’est par ce numéro qu’il faut passer » a insisté Céline Maquet.
En complément, des maraudes sillonnent quotidiennement les communes du département pour aller à la rencontre des personnes à la rue. L’État a consacré 400 000 euros à ces actions en 2025, assurées notamment par la Croix-Rouge, la Mutualité française, les CCAS et des associations locales. Chaque soir, environ 300 personnes sont rencontrées par les maraudes dans le département d’après la sous préfète.
Si l’État affirme disposer de solutions d’hébergement, le principal manque reste le logement, notamment social. « Ce qui manque, c’est le logement de manière générale » a reconnu Céline Maquet. Pour 2025, le financement global des dispositifs d’hébergement atteint 20 millions d’euros dans les Alpes-Maritimes.
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