Le vivier Véran va être en partie démoli sur la plage des Bains Militaires

À l’entrée du port de Nice le vivier Véran va faire l’objet d’une démolition partielle décidée par l’État. L’opération vise la partie supérieure de la construction, ajoutée au XXᵉ siècle. Le chantier débute le 12 janvier 2026 pour une durée annoncée de trois mois.

Sur le boulevard Franck Pilatte, au niveau de la plage des Bains Militaires, le vivier Véran s’apprête à être en partie détruit. En raison de la dégradation de cet ouvrage, l’État va démolir le premier niveau supérieur de la construction. Cette intervention concerne un bâtiment visible depuis la plage et exposé aux conditions maritimes depuis des décennies.

À la fin du XIXᵉ siècle, deux viviers à poissons et langoustes ont été érigés sur les ruines de l’ancien Lazaret. L’implantation se situe à l’entrée de l’actuel port de Nice. Ces structures faisaient partie des installations liées aux activités portuaires et à la gestion des ressources marines.

Depuis cette époque, le site a connu plusieurs transformations. L’un des viviers a été intégré au bâtiment du centre nautique à la fin des années 1940. L’autre vivier a été surélevé dans les années 1960. Cette surélévation a permis la création d’un restaurant de poissons. Le lieu est désaffecté depuis dix ans. Cette partie ajoutée constitue aujourd’hui l’élément concerné par la démolition.

Avec le temps, l’état de la construction s’est détérioré. L’exposition directe à la mer et aux coups de vent a fragilisé l’ouvrage. Les services de l’État ont retenu l’option d’une démolition partielle. Le choix porte sur la suppression du niveau supérieur, jugé trop dégradé pour être conservé.

La partie historique du vivier, construite en pierres, sera maintenue. Cette conservation est justifiée par l’intérêt patrimonial du site puisqu’il est classé au patrimoine de l’UNESCO. La préservation de l’équilibre sédimentaire de la plage de galets fait partie des arguments avancés. La plage reste fréquentée toute l’année par les habitants et les visiteurs.

Les travaux de démolition sont coordonnés et financés à 100 % par l’État. Le démarrage est prévu le lundi 12 janvier 2026. La durée annoncée est de trois mois. Durant la période de travaux, l’accès de la plage au public sera maintenu. Les douches ne seront pas utilisables pendant toute la durée du chantier.

Une destruction dans la continuité des chantiers passés

La décision de détruire une partie du vivier Véran s’inscrit dans un contexte déjà marqué par des interventions lourdes. En 2019, la plage des Bains Militaires avait fait l’objet de travaux importants. Prisée des Niçois, cette jolie anse, devenue culte depuis le tournage de Brice de Nice en 2005, faisait l’objet de travaux menés depuis février. Le but affiché consistait à réparer les dégâts causés par les coups de mer successifs. Les installations du club nautique étaient concernées. Le vivier Véran figurait au centre des préoccupations.

Donnant sur le large, ce bâtiment, ancien vivier à langoustes reconverti en vestiaires, avait été attaqué par les flots. Un orifice d’un mètre de haut était apparu sur la façade de béton. Cette dégradation avait rendu nécessaire le lancement d’un chantier spécifique dès le mois de février.

Pour permettre l’accès des engins, une digue de graviers bordée de blocs de rochers avait été aménagée. Cet enrochement avait réduit la superficie de la plage suscitant de nombreuses réactions. Le chantier des Bains Militaires se découpait en deux phases. La première phase avait été réalisée et livrée mi-avril et comprenait la mise en place d’un filet antipollution. La création d’une rampe d’accès avec un endiguement de protection faisait partie du programme. Cet endiguement devait être démonté ultérieurement.

Cette phase finale prévoyait la démolition de l’enrochement. Des coffrages devaient être réalisés pour couler une dalle de béton sur le nouveau ponton ceinturant le bâtiment Véran. Les coffrages et les blocs de rochers devaient ensuite être évacués. La livraison de la plage, annoncée pour le premier semestre 2020, devait restituer le site dans un état proche de l’existant antérieur.

La destruction du niveau supérieur du vivier Véran acte l’impossibilité de conserver l’ensemble de la structure.

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