Le préfet Laurent Hottiaux va quitter les Alpes-Maritimes pour la région Pays de la Loire

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Nommé préfet de la région Pays de la Loire et préfet de Loire-Atlantique lors du Conseil des ministres du mercredi 24 juin 2026, Laurent Hottiaux tourne la page de son passage dans les Alpes-Maritimes. Arrivé à Nice en avril 2025, le haut fonctionnaire aura marqué son mandat par les questions de sécurité, de logement et d’adaptation au changement climatique.

Le Conseil des ministres a officialisé, mercredi 24 juin 2026, la nomination de Laurent Hottiaux comme préfet de la région Pays de la Loire et préfet de Loire-Atlantique. Il y remplacera Fabrice Rigoulet-Roze, sur le départ depuis plusieurs semaines déjà. Une nouvelle étape dans le parcours de ce haut fonctionnaire de 53 ans, diplômé de Sciences Po Paris, de l’Essec et de l’Ena, qui occupait depuis avril 2025 les fonctions de préfet des Alpes-Maritimes.

Après un passage à l’Élysée comme conseiller « intérieur et sécurité » entre 2017 et 2020 puis à la préfecture des Hauts-de-Seine, Laurent Hottiaux avait pris la succession d’Hugues Moutouh à Nice avec une feuille de route claire. Dès les premières semaines, la sécurité s’était imposée comme un axe majeur de l’action préfectorale.

Une action marquée par les enjeux de sécurité et d’adaptation du territoire

Dans un département des Alpes-Maritimes confronté à une forte présence du narcotrafic, Laurent Hottiaux qui se disait comme étant un préfet impartial à son arrivée, avait multiplié les prises de parole pour rappeler la mobilisation de l’État. « Il n’y a pas de liberté sans sûreté », avait déclaré le préfet, tout en faisant de la lutte contre les trafics de stupéfiants une priorité. Les services de l’État avaient notamment annoncé le démantèlement d’une partie importante des points de deal du département et l’incarcération de nombreux trafiquants. Malgré ces résultats, Laurent Hottiaux appelait à maintenir la pression : « les résultats sont bons, mais c’est une guerre de mouvements, un travail de fond qui doit se poursuivre et s’intensifier. »

Le représentant de l’État avait également défendu une approche globale des questions de sécurité, de la délinquance du quotidien à l’immigration irrégulière, sans oublier la menace terroriste. Lors d’une cérémonie consacrée aux forces de l’ordre, Laurent Hottiaux avait tenu à saluer « le travail considérable » accompli sur le terrain. « Protéger nos concitoyens, en risquant parfois votre vie pour garantir leur sécurité, relève de bien plus qu’un métier », avait souligné le préfet.

Son mandat azuréen ne s’est toutefois pas limité aux questions d’ordre public. Face à la crise du logement qui touche le département, Laurent Hottiaux travaillait à un plan destiné à augmenter l’offre disponible tout en préservant les équilibres du littoral. La protection du domaine public maritime et l’application de la loi Littoral figuraient également parmi les dossiers prioritaires au cours des derniers mois.

Les enjeux environnementaux avaient occupé une place croissante dans l’action préfectorale. À plusieurs reprises, Laurent Hottiaux avait alerté sur les conséquences déjà visibles du changement climatique dans les Alpes-Maritimes, évoquant les épisodes de crues, les tempêtes, les incendies ou encore les tensions sur la ressource en eau. « Les onze dernières années ont été les plus chaudes depuis 176 ans ! », avait rappelé le préfet lors d’une journée consacrée à l’adaptation du territoire. Face à cette situation, Laurent Hottiaux plaidait pour une mobilisation collective, estimant que « la planification écologique, ce n’est pas une option supplémentaire. »

Durant un peu plus d’une année à la tête de l’État dans les Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux avait également entretenu des relations apaisées avec les élus locaux autour de dossiers économiques, transfrontaliers et d’aménagement du territoire.

Avec cette nomination à Nantes, Laurent Hottiaux laisse derrière lui un département confronté à des défis majeurs. Le nom du futur préfet des Alpes-Maritimes n’a pas encore été annoncé tout comme la date de son départ officiel.

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