La ligne 1 de tramway passe définitivement aux rames longues

La métropole niçoise a officiellement mis en service depuis une semaine les rames longues sur la ligne 1 du tramway selon Gaël Nofri. Ce changement majeur répond à la forte augmentation de la fréquentation sur cette ligne, qui transporte aujourd’hui 140 000 passagers par jour, contre 64 000 prévus initialement.

D’après Gaël Nofri, président de la Régie Lignes d’Azur« nous sommes au maximum de ce que la fréquence nous permet à 3 minutes par an. Dès lors, on a des forts phénomènes de saturation aux heures de pointe ». Pour remédier à ce problème, les rames longues offrent 25 % de capacité en plus. En déploiement depuis la rentrée 2025, cette mesure vise à améliorer non seulement l’espace pour les passagers, mais aussi le confort grâce à une climatisation renforcée.

« Il n’y a plus de rames courtes en fonctionnement régulier. Il reste uniquement une réserve », précise-t-il. Ces rames courtes ont été rallongées lors de travaux spécifiques, et ne sont donc plus utilisées telles quelles.

Une solution adaptée, mais limitée

Cette transformation répond aux besoins de la ligne 1, mais d’autres améliorations nécessiteraient des changements plus importants. « Sur cette ligne, nous avons atteint le maximum : toutes les rames sont longues et la fréquence est au maximum. L’autre solution, c’était de passer en souterrain, comme souhaité par Christian Estrosi à l’époque, notamment pour augmenter la vitesse commerciale sur les lignes 2 et 3 », explique Gaël Nofri.

En parallèle, la métropole a mis en service le bus à haut niveau de service  dans le secteur de St Sylvestre, Cessole, Gambetta, capable de transporter une partie des passagers et de soulager le tramway.

Les lignes 4 et 5, un enjeu pour la mobilité et les municipales

Si la ligne 1 concentre l’attention aujourd’hui, les projets des lignes 4 et 5 restent des sujets stratégiques, notamment dans le cadre des municipales. La ligne 4 vers Cagnes-sur-Mer et Saint-Laurent-du-Var et la ligne 5 vers la route de Turin, l’Ariane et la vallée des paillons  devraient capter jusqu’à 40 000 voyages par jour sur la ligne 4, contribuant à la décarbonation du trafic et à la fluidité de la circulation.

« L’enjeu est de relier les quartiers entre eux tout en offrant des transports décarbonés et en limitant l’impact sur la circulation automobile », souligne Gaël Nofri. La mise en service de ces lignes est prévue dans les trois ans à venir, sous réserve du renouvellement de la confiance des Niçois pour le prochain mandat.

Le projet est également devenu un enjeu politique dans le cadre des municipales 2026. Le maire élu de Cagnes-sur-MerBrian Masson, membre du Rassemblement national, s’oppose à la ligne 4 et conteste le développement de lignes supplémentaires, refusant de les mettre en œuvre. À ce sujet, Gaël Nofri réagit : « la mobilité ne peut pas se construire sur des objections ponctuelles ou des calculs électoraux ; elle doit se penser au niveau métropolitain pour garantir un réseau fiable et écologique. »

Tarification et accessibilité

La métropole a également pris l’engagement de ne pas augmenter le prix des billets pendant le mandat. La gratuité est maintenue pour les moins de 11 ans et sera étendue aux retraités dès le premier jour de retraite en cas de réélection dimanche, sans condition de ressources, pour un coût estimé à environ quatre millions d’euros.

NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.

Soutenir NicePremium