Le nouveau maire de Nice réaffirme sa volonté d’accueillir les Jeux olympiques d’hiver 2030. Une position accompagnée de réserves sur l’utilisation de l’Allianz Riviera pour les épreuves de hockey. Les discussions se poursuivent avec les acteurs du dossier.
Le dossier des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 continue de structurer les échanges entre les collectivités et le comité d’organisation. À Nice, la position du nouveau maire, Eric Ciotti, s’affirme avec constance depuis le début du mandat. Une rencontre récente avec Edgar Grospiron a permis de réaffirmer les priorités locales.
Au micro d’ICI Azur, lundi 13 avril, le maire a déclaré avoir rappelé son « ardente volonté que les Jeux olympiques aient lieu à Nice. » Cette affirmation intervient dans un contexte de négociations techniques et politiques autour de l’organisation des épreuves. La ville figure dans le plan initial comme site d’accueil de plusieurs disciplines de glace ainsi que de la cérémonie de clôture.
Une réunion technique doit se tenir dans les prochains jours afin d’examiner les options disponibles. L’enjeu principal concerne les épreuves de hockey sur glace. Le projet initial prévoit l’installation d’une patinoire provisoire dans le stade de l’Allianz Riviera, grâce à un toit éphémère. Cette hypothèse rencontre une opposition claire du maire.
Selon cette position, la transformation temporaire du stade poserait plusieurs difficultés. Le club de l’OGC Nice serait contraint de quitter son enceinte pour plusieurs mois pour s’installer dans le nouveau stade qui servira au Nissa Rugby. Une situation jugée incompatible avec le fonctionnement du club. Eric Ciotti rappelle d’ailleurs que l’OGC Nice « ne peut pas aller jouer à l’extérieur pendant six mois. » Le coût du dispositif est également évoqué comme un point de blocage.
Une alternative en discussion pour les épreuves de glace
Face à cette opposition, les discussions se concentrent désormais sur des solutions alternatives. Le maire évoque une convergence progressive vers un autre scénario. Aucun détail précis n’a été rendu public à ce stade. Les pistes restent « en discussion. »
Dans le même temps, un autre projet reçoit un soutien explicite. La construction d’une nouvelle patinoire dans la plaine du Var est envisagée pour accueillir les épreuves de patinage artistique. Cette infrastructure s’inscrit dans une logique d’équipement durable pour le territoire. Elle pourrait constituer un élément structurant au-delà de l’événement olympique.
Les échanges avec Renaud Muselier témoignent d’une évolution des positions. Le maire évoque des « points de convergence » avec le président de région. Certains désaccords initiaux semblent s’atténuer dans la perspective d’un compromis.
La question de la répartition des épreuves entre les territoires reste sensible. Le plan initial repose sur un équilibre entre les Alpes du Nord et les Alpes du Sud. Toute modification pourrait fragiliser cet équilibre. L’hypothèse d’une délocalisation des épreuves de hockey vers la région lyonnaise circule. Cette option suscite des réserves du côté niçois.
Éric Ciotti insiste sur la nécessité de maintenir l’ensemble des épreuves prévues. « Nous voulons l’intégralité de ce qui était prévu à Nice, dont la cérémonie de clôture », affirme le maire. Une ligne qui vise à préserver le rôle de la ville dans le dispositif global.
Le risque évoqué est celui d’un déséquilibre territorial. « Si les épreuves partaient en région Rhône-Alpes, il n’y aurait quasiment plus rien dans notre région, et ça, je pense que ce n’est acceptable pour personne », ajoute l’élu. Une déclaration qui souligne les enjeux politiques et économiques liés à l’organisation des Jeux.
Du côté de la région, Renaud Muselier défend toujours le scénario initial. Le président rappelle l’existence d’un « plan A » validé par le comité d’organisation et présenté au CIO. Une solution alternative pourrait toutefois émerger sous la forme d’un « A amélioré ». L’objectif affiché reste de parvenir à un accord d’ici la fin du mois d’avril.
La relation entre les deux responsables semble évoluer vers une coopération plus étroite. Renaud Muselier note que le maire souhaite désormais conserver les Jeux à Nice. Une évolution jugée positive dans la perspective d’un compromis.
Au-delà des positions politiques, le calendrier impose une accélération des décisions. Le comité d’organisation doit sécuriser rapidement les sites avant la fin du mois de juin pour garantir la tenue des épreuves. L’incertitude autour du pôle glace constitue un point de vigilance.
À Nice, le dossier olympique s’impose déjà comme un enjeu central du début de mandat. Entre volonté d’accueil et exigences locales, la ligne défendue par Eric Ciotti cherche un équilibre. Les prochaines réunions techniques pourraient permettre de clarifier les options retenues et de stabiliser l’organisation des Jeux d’hiver 2030.
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