Depuis le 20 janvier, Virgil s’est implantée à Nice. Sa promesse, co-investir aux côtés des jeunes actifs pour renforcer le budget et la solidité d’un dossier.
Nice est la deuxième localité française la plus chère de France après Paris avec des prix immobiliers en hausse de 37 % en 10 ans. Face à ce phénomène, un défi de taille s’est imposé concilier dynamisme et accessibilité du territoire pour les locaux. Pour répondre à ce besoin, Virgil s’est implanté sur le marché niçois.
Actif depuis 2020 et présent dans plusieurs villes tels que Paris et Marseille, Virgil investit jusqu’à 100 000 euros pour un dossier. En contrepartie, l’entreprise détient une partie du bien jusqu’à sa revente ou lors du rachat de sa part par le propriétaire dans un délai de 10 ans. Saskia Fiziel, co-fondatrice de Virgil, nous parle de son projet qui se veut de révolutionner le marché de l’immobilier.
Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste Virgil ?
Virgil est une entreprise de financement immobilier qui permet aux jeunes actifs de devenir propriétaire malgré un budget insuffisant grâce aux courts investissements. Virgil investi à cet apport manquant jusqu’à 100 000 € pour permettre aux jeunes actifs d’acheter leur logement. En moyenne, nous investissons 10 % des prix du bien et nous nous rémunérons avec 15 % du bien. L’acquéreur peut racheter notre part à tout moment ou revendre l’appartement dans un délai de 10 ans maximum.
Comment est née l’idée de la création de Virgil ? D’où vient le concept ?
Aujourd’hui, l’accès aux logements est une des principales sources de préoccupation pour les jeunes actifs, 96 % d’entre eux ne sont pas propriétaires pour des raisons de financements. On observe que l’apport familial est souvent l’obstacle majeur à l’accession à la propriété pour les salariés de 25 à 35 ans. C’est pourquoi nous avons créé Virgil pour compléter et permettre aux jeunes actifs d’accéder à la propriété.
Quelle était, selon vous, la principale injustice ou faille du marché immobilier français que Virgil devait corriger ?
Nous sommes sur un marché qui a énormément augmenté ces dernières années. Il y a une croissance des prix extrêmement forte, la croissance des salaires, elle n’a pas été similaire. La capacité d’un jeune ménage est aujourd’hui 25 % inférieure à ce qu’elle pouvait être en 2000 ou en 1960. De nos jours, les couples qui désirent un ou deux enfants renoncent souvent à devenir propriétaires en raison des difficultés de logement. Les banques exigent désormais 10 à 20 % d’apport pour financer les projets immobiliers.
Dans un contexte de forte hausse des prix, un appartement équivaut à 400 000 €, cette somme est extrêmement difficile à réunir pour les jeunes actifs qui débutent leur carrière et paient un loyer, à moins d’une aide parentale. L’accès à la propriété devient donc inégalitaire, favorisant ceux dont les parents peuvent les soutenir financièrement, ce qui pose problème concernant la méritocratie.
Pourquoi avoir choisi Nice comme nouvelle implantation et en quoi ce marché est-il stratégique pour Virgil ?
Nice possède beaucoup d’atouts qui font d’elle, l’une des villes françaises les mieux classée et attractive. La qualité de vie et les investissements étrangers font d’elle la deuxième localité française la plus chère après Paris. La croissance du prix de l’immobilier à Nice, en 10 ans est de 37 %. Les locaux pour qu’ils puissent se loger doivent construire leur indépendance financière. Les prix élevés ne doivent pas les empêcher de pouvoir devenir propriétaires. C’est sur cette base qu’on a lancée, Virgil à Nice.
La question du logement est souvent évoquée en cette période des municipales, pensez-vous pouvoir jouer un rôle durant la campagne ?
Absolument et on le voit à l’échelle nationale tant que locale. Le sujet du logement a été longtemps laissé de côté et revient aujourd’hui comme une bombe sociale. Les gens sont agacés qu’on leur parle d’économie et de relance démographique alors qu’ils n’ont pas la possibilité de se loger. Que ce soit au niveau local ou national, la question du logement est devenue cruciale.
Quels quartiers niçois présentent aujourd’hui les plus fortes tensions pour les jeunes actifs, selon vos analyses ?
Les quartiers les plus souvent visés par les primo-accédants (ndlr : ménage qui achète un logement pour la première fois en tant que résidence principale) sont Libération, Saint Roch, Riquier, Pasteur, Thiers . On constate beaucoup de gens qui sortent du centre pour pouvoir aller en périphérie à Cagne sur Mer, Saint-Laurent-du-Var ou aux alentours.
Quel est le montant moyen de l’apport que vous ajoutez dans les dossiers niçois ?
L’apport moyen basé sur notre historique, est de 40 000 euros. On peut investir de 6 000 euros jusqu’à 20 000 euros dans les projets selon sa taille et les besoins.
Quel est le taux de réussite des offres d’achat avec Virgil à Nice par rapport à un dossier classique ?
Nous sommes encore au tout début, mais historiquement, cela atteint 96 % sauf cas particuliers. C’est pour cette raison que nos partenaires sont heureux de travailler avec nous et que les acheteurs nous confient leurs dossiers.
Avez-vous déjà noué des partenariats avec des agences immobilières, banques ou notaires de la région niçoise ?
Oui, on travaille notamment avec la CECAZ, on noue des partenariats avec des affaires de courtage avec lesquelles on fonctionne en bonne intelligence ou sur les dossiers qui vont manqués de financement et qui vise un peu plus grand, on noue des partenariats avec ses acteurs-là, on est en pleine discussion, on les rencontre, on a recontré abé courtage.
Quelles sont les difficultés que vous avez pu rencontrer en vous installant à Nice ?
Comme à chaque fois, lorsque nous entrons sur un nouveau marché, il y a des spécificités régionales. On doit recréer tout un réseau avec de nouveaux partenaires et de nouvelles relations pour bien comprendre la réalité du logement sur place. Certains partenaires avec qui nous avons l’habitude de travailler, ne sont pas nécessairement présents dans la région.
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