Ce vendredi 23 janvier 2026 à midi, plusieurs dizaines de Niçoises et Niçois se sont rassemblés devant l’Hôtel de Ville, rue Saint-François-de-Paule, pour rendre hommage à Lizabete, 23 ans, tuée mercredi 21 janvier en pleine circulation sur le boulevard Napoléon-III. Son bébé, présent lors de l’attaque, a survécu.
Le maire de Nice, également président de la Métropole, accompagné de l’ensemble du Conseil municipal, a ouvert le rassemblement par un discours empreint d’émotion. « Je veux exprimer toute mon émotion au nom de la ville de Nice et de ses habitants, a déclaré l’élu. J’ai décidé, que ce bébé, orphelin de sa maman, deviendrait pupille de la ville de Nice. »
Une minute de silence et des émotions partagées
Après le discours, une minute de silence a été observée par l’ensemble des participants. À l’issue de ce moment de recueillement, l’émotion a éclaté : chants, cris et larmes ont retenti, traduisant la douleur collective. La solennité du rassemblement était renforcée par le silence respectueux qui a suivi.
Parmi les participants, Michael, 26 ans et meilleur ami de la victime, a témoigné : « ça me tenait à cœur. C’était ma meilleure amie. Même si on s’était un peu perdus de vue, c’était un moment très fort pour moi. Il fallait que je sois là, auprès de sa famille, auprès de ses amis, auprès de tous ceux qui l’aimaient. » Il a également adressé un message aux proches qui n’ont pas pu être présents : « pour ceux qui sont au Portugal ou au Cap-Vert, sachez qu’on est tous là pour soutenir la petite. Mais il faut aussi rester vigilants : le tireur est toujours en fuite et doit être retrouvé. »
Parmi les passants, Odaïr, 33 ans et membre de la communauté capverdienne, a expliqué : « je ne la connaissais pas, mais je viens d’être papa récemment d’une petite fille. J’étais obligé d’être là. On n’a pas besoin de connaître la personne pour être présent. On aurait pu être encore plus nombreux si ce n’avait pas été un vendredi à midi. Il n’y a pas de mots… Une maman qui a protégé sa fille… il n’y a pas de mots (…) On est là pour montrer à la famille qu’ils ne sont pas seuls et que ce soutien ne doit pas se limiter à aujourd’hui. »
À la fin du rassemblement, la foule s’est dispersée dans le calme. Aucun geste symbolique, comme des fleurs ou des bougies, n’a été observé : seule la présence émue des participants témoignait de leur soutien. Ce rassemblement illustre l’élan de solidarité des Niçois et la mobilisation de la communauté capverdienne face à la violence qui a frappé la ville, tout en marquant le soutien officiel de la municipalité au bébé désormais pupille de la ville de Nice.
Diane Roustan
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