Après dix-huit années à la tête de la ville, Christian Estrosi a reconnu sa défaite dimanche soir à l’occasion du second tour des municipales 2026 à Nice. Dans une allocution marquée par l’émotion, le maire sortant a salué le choix des électeurs et annoncé son retrait de la vie municipale.
Le second tour des élections municipales 2026 à Nice a marqué un tournant politique. Le maire de la capitale azuréenne a perdu ce qui devrait être son dernier combat politique à l’échelle locale face à Eric Ciotti. Ce résultat met fin à trois mandats successifs et à dix-huit ans de gestion municipale.
Face aux électeurs, le maire sortant a pris la parole peu après l’annonce des résultats : « le verdict des urnes est tombé. » Le discours s’est inscrit dans un registre sobre. « Vous avez choisi de confier l’avenir de notre ville de Nice à une nouvelle équipe. Ce choix, je le respecte pleinement, car il est l’essence même de la démocratie à laquelle nous sommes tous attachés. »
Dans cette allocution, des remerciements ont été adressés aux soutiens comme aux opposants. « À celles et ceux qui m’ont accordé leur confiance, je veux vous dire merci. À celles et ceux qui ont fait un autre choix, je veux dire que je vous respecte tout autant. »
Le maire sortant a évoqué le bilan de ces années à la tête de la ville. La transformation urbaine et l’attractivité ont été mises en avant. « Au terme de ces trois mandats, qui peut dire que nous n’avons pas au cours de ces 18 ans transformé Nice ? »
Le discours a également rappelé des épisodes marquants, notamment l’attentat du 14 juillet 2016 et la crise sanitaire : « perdre une élection n’est rien face à la perte de l’un des siens. »
Christian Estrosi a regretté les critiques formulées à propos d’une campagne « marquée par les fake news, les mensonges (…) et les accords contre nature. » Des accusations ont aussi été portées contre une alliance qualifiée « d’objectif » entre la gauche écologiste et le Rassemblement national. Marine Tondelier et Juliette Chesnel-Leroux n’ont pas été épargné : « cette campagne des municipales à Nice restera comme celle où la gauche écologiste a passé une alliance objective avec le RN. Le front républicain est mort. Et il sera mort à Nice. Madame Marine Tondelier et Juliette Chesnel-Leroux porteront pour l’histoire cette responsabilité. »
Une page politique qui se tourne
La défaite s’accompagne d’un retrait de la vie politique niçoise: « aujourd’hui, une page se tourne. Ce soir je vous dis au revoir. Mais pas adieu (…) Je vais désormais prendre le recul nécessaire, me consacrer un peu plus à ma famille et songer à d’autres défis. »
Son discours a pris une dimension personnelle en fin d’intervention : « avoir été votre maire… ce fut l’honneur d’une vie. » Un hommage a été adressé à son entourage proche, notamment à son épouse Laura Tenoudji : « sans elle, je n’aurais pas été l’homme que je suis, ni le maire que j’ai essayé d’être. »
La conclusion s’est voulue directe. « alors ce soir, je ne vous dis pas adieu. Je vous dis merci. Je vous aime. »
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