Carnaval de Nice : un dispositif de sécurité renforcé pour une fête sous haute vigilance

Affluence massive, contexte de menace élevé et enjeu d’image pour le territoire. Le Carnaval de Nice fait l’objet d’une sécurisation renforcée. Autorités préfectorales et direction de la police détaillent un dispositif dense, réajusté chaque année, qui mobilise plusieurs centaines d’agents sur le terrain.

Plus de 300 000 visiteurs attendus, quinze jours de festivités et un contexte de vigilance élevée. Le premier corso carnavalesque s’est ouvert ce samedi 14 février, avec une Saint Valentin sous haute surveillance et sécurité, avec un dispositif exceptionnel déployé sur l’ensemble du carnaval. À cette occasion, l’État met en place une organisation renforcée et évolutive, dimensionnée pour répondre à l’ampleur de l’événement. 

Entre menace terroriste persistante, délinquance d’opportunité et risques de mouvements de foule, les autorités assument une stratégie « robuste » et continuellement réévaluée. Le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, et le commissaire général adjoint de la DIPN départementale, Florent Mion, détaillent une approche fondée sur l’anticipation, la mobilité et l’adaptation permanente.

Environ 700 personnels de sécurité, de santé et de secours sont mobilisés. Police nationale, police municipale, militaires de l’opération Sentinelle, sapeurs-pompiers, SAMU et agents de sécurité privée interviennent de façon coordonnée avec la ville et les organisateurs. Le niveau de vigilance reste durablement élevé, soulignent les autorités, avec un objectif clair : couvrir à la fois le risque terroriste, la délinquance liée aux grands rassemblements et la prévention des phénomènes de foule.

Un dispositif en trois cercles et sans routine

Le plan de sécurisation qui repose sur trois périmètres. Un périmètre cœur englobe la zone des festivités, avec contrôles d’accès et filtrage assurés par les organisateurs, la sécurité privée et la police nationale. Un deuxième périmètre permet un contrôle élargi et anti-intrusion, associant police nationale et municipale. Un troisième niveau de surveillance concerne les transports et points d’arrivée tramways, bus, lignes ferroviaires et abords de la gare avec l’appui des forces de l’ordre, des gendarmes et des services de sûreté des réseaux.

Chaque année, le schéma est revu. Même si le dispositif est expérimenté, « il ne doit jamais y avoir de routine », insiste le commissaire adjoint. La première journée sert de test grandeur nature, elle permet de vérifier que les mois de préparation : réunions, consignes opérationnelles, notes de service qui se traduisent efficacement sur le terrain. Des ajustements restent possibles en continu afin d’améliorer la réactivité et la mobilité des unités engagées.

Les deux responsables tiennent à rassurer le public. La sécurité fait l’objet d’une attention quotidienne sur le territoire, avec une présence visible et coordonnée des forces engagées. Le risque zéro n’existe pas, rappellent-ils, mais le dispositif est conçu pour prévenir les incidents et intervenir immédiatement en cas de trouble, interpeller les individus dangereux et sécuriser rapidement toute situation sensible.

Au-delà de la menace majeure, les équipes restent attentives aux faits de basse intensité pickpockets, comportements agressifs liés à l’alcool pour garantir un cadre familial et convivial. Anticipation, détection et capacité d’intervention rapide constituent les maîtres-mots.

Une vigilance maximale, des moyens renforcés et un dispositif ajustable pour les autorités, tout est en place pour que la fête se déroule sereinement et que la sécurité reste invisible pour ne laisser place qu’au spectacle.

NicePremium est un média local indépendant et gratuit.
Pour nous aider à continuer, vous pouvez soutenir notre travail à partir de 5 € par mois.

Soutenir NicePremium