Carnaval de Nice : confettis, rires et Charivari !

Le grand Charivari de Richelmi à prit place mercredi 11 février 2026 à 16 heures devant la Maison de Carnaval (5 rue du Docteur Pierre Richelmi), en présence du Maire de Nice. À l’occasion des derniers préparatifs de la Reine et du Roi du Carnaval 2026, ce rassemblement populaire et festif propose de découvrir en avant-première les souverains de l’édition 2026, tout en profitant de nombreuses animations : concert DJ, distribution de ganses, batucada, et autres surprises. Un moment de communion qui unit petits et grands autour de l’esprit carnavalesque. 

Entre musique, costumes et batailles de confettis, le carnaval de Nice transforme la ville en un théâtre géant. À peine franchie l’entrée, le carnaval révèle son énergie contagieuse. Sous le balcon décoré d’un immense drapeau de la ville, Hélène, 31 ans, doctorante en littératures, tient sa fille dans les bras. La petite danse au rythme de la musique du DJ installé au-dessus d’eux. « J’habite le quartier et j’ai toujours connu le carnaval. Ça me fait plaisir de partager ça avec ma fille de deux ans. Ça fait des semaines qu’elle veut aller voir les carnavaliers, et aujourd’hui, elle voit les chars, elle est ravie ! » raconte Hélène. Déguisée pour l’occasion, la fillette tape dans ses mains, ravie par le charivari qui l’entoure.

Un peu plus loin, Sabrina, 78 ans, à la retraite, s’émerveille au son des tambours. « Je suis là parce que je suis niçoise et que j’aime le carnaval. » Fidèle à la tradition, elle vient chaque année depuis des décennies. « Ah c’est magnifique ! Ça me plaît beaucoup ! Et quand on me dit que cette année le roi est en fait la reine, je réponds avec fierté : je suis niçoise ! Et je les aime tous ! »

Les traditions locales sont également observées et renouvelées par les plus jeunes. Au milieu de la rue, le professeur de niçois Cristòu Daurore, réélu président de la Republica de Nissa, supervise le lancé du Palhasso. Les enfants et les adultes unissent leurs forces pour faire sauter un mannequin. « Pour la première fois, le Palhasso va se transformer en femme ! Nous aurons un groupe de 33 personnes, 22 enfants et 11 adultes pour nous prêter main forte », explique-t-il, mêlant respect des coutumes et modernité.

À côté, Séline, 29 ans et éducatrice, accompagne des enfants et des parents. Une maman explique : « on vient fêter l’ouverture du carnaval ! Les enfants sont déguisés en princesses, et c’est beau à voir, c’est la magie du carnaval ! »

Batailles sans fleurs mais avec confettis

Les plus jeunes sont tout aussi enthousiastes. Baptiste, 9 ans, élève en CM1, lance des confettis sur ses camarades avec un rire éclatant : « je suis en train de jouer ! Avec des confettis ! C’est trop cool et c’est une fête unique dans l’année ! » Lorsqu’on lui demande son préféré entre le roi et la reine, sa réponse est sans appel : « Le roi ! »

Sous le hangar, Célia, 12 ans, et Maïwenn, 8 ans, ne se laissent pas faire face à Baptiste et lui renvoient les confettis. « Qu’est-ce que tu fais ? » « Me chamailler avec Baptiste ! » Les enfants crient et rient en chœur : « non, c’est nous qui gagnons parce que nous on est deux ! Moi et ma sœur ! » Elles sont venues en famille, accompagnées de leur père à l’entrée, et font leur première expérience du carnaval. « La reine ! Parce que toutes les années c’était le roi, maintenant c’est la reine ! »

L’émerveillement se poursuit avec Adeline, 20 ans, étudiante en arts du spectacle, qui tente de prendre une photo en hauteur. « C’est la fête ! C’est le carnaval quoi ! C’est fun, franchement, c’est cool ! » Elle découvre les chars et la royauté du carnaval pour la première fois et conclut avec enthousiasme : « je pense que je viendrai tous les ans maintenant que je suis là ! »

Raphaël, 46 ans et en recherche d’emploi, tente lui aussi un selfie, mais les chars sont trop grands pour tenir dans le cadre. Une jeune femme l’aide à immortaliser l’instant. « C’est tellement magnifique ! Je ne savais pas qu’on pouvait visiter l’atelier ! Ça fait 21 ans que je viens aux carnavals et c’est la première fois que je vis cet événement ainsi. Je suis ravie ! » À la question du roi ou de la reine : « Ah non, je les aime tous ! »

Au loin, une troupe italienne de 29 élèves, accompagnée de leur professeure Tiziana, 55 ans, transforme un battle en véritable bataille de confettis. Les jeunes filles tournent en cercle, se filment et crient, tirant leur enseignante dans la mêlée avant de partir en file indienne géante. « Nous sommes venues pour nous amuser ici. Nice est merveilleuse, les gens sont sympas, beaucoup plus qu’à Paris », explique Tiziana. Pour le groupe, cette première participation est déjà une réussite. «Cette année, c’est 100 % féminin», s’enthousiasme-t-elle, avant de lancer : « Regardez-nous aussi ! »

À travers ces rencontres, le carnaval de Nice apparaît comme un lieu de partage intergénérationnel, où traditions et nouveautés se mêlent dans un tourbillon de confettis, de costumes et de musique. Chaque sourire, chaque éclat de rire, chaque photo volée capture l’essence de cette fête unique. Et lorsque les chars s’éloignent et que les confettis commencent à retomber, une évidence se fait sentir : ici, chaque année, la magie du carnaval se réinvente et rassemble petits et grands sous le même toit, celui de la Maison du Carnaval!

balcon décoré du drapeau de nice géant pour le charivari

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