Le Conseil départemental des Alpes-Maritimes a voté un budget 2026 de 1,65 milliard d’euros. Le président du département, Charles Ange Ginesy, s’est exprimé après l’adoption pour mettre en avant les choix budgétaires retenus et une opposition frontale au sein de l’assemblée départementale.
Le budget départemental 2026 a été adopté lors de la dernière séance plénière du Conseil départemental des Alpes-Maritimes. Cette adoption est intervenue dans un contexte national instable. Dans une tribune, Charles Ange Ginesy, président du département, a évoqué une France « à l’arrêt, dépourvue de budget comme de cap. »
Le montant global du budget a atteint 1,65 milliard d’euros soit environ 60 millions d’euro de plus par rapport à l’exercice 2025. Ce budget a été présenté comme un budget de service public. Le président du département a déclaré : « notre collectivité a voté un budget 2026 qui conjugue responsabilité et ambition. »
Une enveloppe de 245 millions d’euros a été consacrée à l’investissement. Ce montant a représenté une hausse de 15 millions d’euros par rapport à l’année 2025. Cette orientation a été associée à la poursuite du désendettement départemental. Aucune augmentation d’impôt n’a été votée.
Charles Ange Ginesy a affirmé que ce budget visait « à offrir aux Maralpins un département plus résilient, plus solidaire, plus innovant. » Ces objectifs ont été présentés comme structurants pour l’action départementale.
Des projets départementaux rejetés par les proches de Christian Estrosi
Le vote du budget a donné lieu à une opposition marquée. Les élus proches de Christian Estrosi, siégeant au Conseil départemental, ont rejeté l’intégralité des délibérations budgétaires. Cette position a été critiquée par le président du département qui a déclaré avoir été « choqué » par ce rejet global.
Le discours présidentiel a souligné l’absence de soutien à l’ensemble des projets inscrits au budget. Aucun projet n’a recueilli l’approbation du groupe d’opposition. Cette attitude a été qualifiée d’« obstruction systématique, sans arguments ni contre-propositions. »
Plusieurs projets concrets ont été cités. L’opposition a concerné la réalisation de collèges. Le refus a également porté sur la mise en service d’un nouveau radar high tech capable de prévoir des intensités de pluie à l’échelle d’un quartier. Le lancement d’un Centre départemental de supervision au service des communes rurales a aussi été rejeté.
Le financement des pompiers a figuré parmi les points contestés. Le développement de l’offre de santé dans les vallées a été mentionné. La rénovation de plusieurs EHPAD publics et associatifs a également été concernée. La création de places en résidences autonomie et l’ouverture d’une troisième Maison départementale des 1 000 premiers jours ont été citées. Le soutien aux agriculteurs et aux allocataires du RSA a complété cette liste.
Charles Ange Ginesy a insisté sur le caractère non partisan de ces projets. Le président a déclaré que ces sujets ne présentaient « aucune connotation politique particulière. » Le dénominateur commun évoqué a été l’amélioration de la qualité de vie des habitants du département.
Un climat politique dégradé
Le discours a aussi fait référence au contexte politique local. Charles Ange Ginesy a évoqué des « postures à l’œuvre à quelques mois des élections municipales. » Cette situation a été présentée comme durable. Le président a rappelé que cette opposition ne datait pas de la séance budgétaire.
Une critique plus large du fonctionnement politique départemental a été formulée. Le président a déploré une recherche permanente de polémique. Cette attitude a été opposée à une démarche tournée vers le travail au bénéfice des Maralpins.
La majorité départementale a été présentée comme constante dans son soutien aux projets structurants. Le président a rappelé l’appui apporté à plusieurs projets niçois. Le tramway, l’accès de la voie rapide à l’autoroute et le pôle multimodal ont été cités comme exemples récents.
Cette ligne politique a été désignée par l’expression de « patriotisme départemental. » Cette notion a été définie comme une boussole d’intérêt général. Le discours a appelé à dépasser les logiques électoralistes.
La fin de l’intervention a abordé un sujet interne aux Républicains. Le président du département des Alpes-Maritimes a déclaré ne pas pouvoir accepter que les statuts du parti soient « bafoués » pour soutenir le maire de Nice. L’absence de débat en Commission départementale d’investiture, puis en Commission nationale, a été mise en cause.
Le discours s’est conclu par une réflexion plus générale. Charles Ange Ginesy a affirmé que « redonner confiance en la politique » impliquait cohérence et clarté. Le rejet systématique de projets départementaux a été présenté comme incompréhensible pour les citoyens. Le président a conclu par cette phrase : « nos compatriotes ne comprennent plus cette façon de faire de la politique ! »
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